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HISTOIRE
DE LA DÉCADENCE ET DE LA CHUTE
DE L’EMPIRE ROMAIN,
TRADUITE DE L’ANGLAIS
D’ÉDOUARD GIBBON.
NOUVELLE ÉDITION, entièrement revue et corrigée, précédée d’une Notice sur la vie et le caractère de GIBBON, et accompagnée de notes critiques et historiques, relatives, pour la plupart, à l’histoire de la propagation du christianisme ;
PAR M. F. GUIZOT.

TOME ONZIÈME.

À PARIS,
CHEZ LEFÈVRE, LIBRAIRE,
RUE DE L’ÉPERON, No 6.

1819.

CHAPITRE LX.


Schisme des Grecs et des Latins. État de Constantinople. Révolte des Bulgares. Isaac Lange détrôné par son frère Alexis. Origine de la quatrième croisade. Alliance des Français et des Vénitiens avec le fils d’Isaac. Leur expédition navale à Constantinople. Les deux siéges et la conquête définitive de cette ville par les Latins.
Schisme des Grecs.


LE schisme des Églises grecque et latine suivit de près la restauration de l’empire d’Occident par Charlemagne[1]. Une animosité nationale et religieuse divise encore les deux plus nombreuses communions du monde chrétien, et le schisme de Constantinople, en aliénant ses plus utiles alliés et en irritant ses plus dangereux ennemis, a précipité la décadence et la chute de l’Empire romain en Orient.

Leur aversion pour les Latins.

Dans le cours de cette histoire, l’aversion des Grecs pour les Latins s’est souvent montrée à découvert. Elle devait sa première origine à la haine de ces derniers pour la servitude, enflammée depuis le règne de Constantin par l’orgueil de l’égalité et celui de la domination, et envenimée dans la suite par la préférence que des sujets rebelles avaient donnée à l’alliance des Francs. Dans tous les temps, les Grecs s’enorgueillirent de la supériorité de leur érudition religieuse et profane. Ils avaient reçu les premiers la lumière du christianisme, et prononcé les décrets de sept conciles généraux. Leur langue était celle de la sainte Écriture et de la philosophie ; des Barbares, plongés dans les ténèbres de l’Occident[2], ne devaient pas prétendre à discuter les questions mystérieuses de la science théologique. Ces Barbares méprisaient à leur tour l’inconstance et la subtilité des Orientaux, auteurs de toutes les hérésies ; ils bénissaient leur propre ignorance, qui se contentait de suivre avec docilité la tradition de l’Église apostolique. Dans le septième siècle cependant les synodes d’Espagne, et ensuite ceux de France, perfectionnèrent ou corrompirent le symbole de Nicée relativement au mystère de la troisième personne de la Trinité[3]. Procession du S. Esprit.Dans les longues controverses de l’Orient on avait scrupuleusement défini la nature et la génération du Christ ; et la relation connue d’un père avec son fils semblait en présenter à l’esprit quelque faible image. L’idée de naissance paraissait moins analogue au Saint-Esprit, qui, au lieu d’un don ou d’un attribut divin, était considéré par les catholiques comme une substance, une personne, un Dieu. Il n’avait pas été engendré ; mais, en style orthodoxe, il procédait. Procédait-il du père seul, peut-être par le fils ? ou du père et du fils ? Les Grecs adoptèrent la première de ces opinions ; les Latins se déclarèrent pour la seconde, et l’addition du filioque, au symbole de Nicée, alluma la discorde entre les Églises gauloise et orientale. Dans les commencemens de cette controverse, les pontifes romains affectèrent de conserver la neutralité et un caractère de modération[4]. Ils condamnaient l’innovation et acquiesçaient cependant à l’opinion des nations transalpines. Ils semblaient désirer de couvrir cette recherche inutile du voile du silence et de la charité ; et dans la correspondance de Charlemagne et de Léon III, le pape s’exprime en sage politique, tandis que le monarque se livre aux passions et aux préjugés d’un prêtre[5]. Mais l’orthodoxie de Rome céda naturellement à l’impulsion de sa politique temporelle ; et le filioque, que Léon désirait effacer, fut inscrit dans le symbole et chanté dans la liturgie du Vatican. Les symboles de Nicée et de saint Athanase sont considérés comme faisant partie de la foi catholique indispensablement nécessaire au salut ; et tous les chrétiens d’Occident, soit romains, soit protestans, chargés des anathèmes des Grecs, les rendent à ceux qui refusent de croire que le Saint-Esprit procède également du père et du fils. Variation dans la discipline ecclésiastique.De tels articles de foi ne laissent pas de possibilité d’accommodement ; mais les règles de discipline doivent éprouver des variations dans des Églises éloignées et indépendantes ; et la raison des théologiens eux-mêmes pourrait avouer que ces différences sont inévitables et peu importantes. Soit politique, soit superstition, Rome a imposé à ses prêtres et à ses



Sa défaite par Jean Zimiscès. A. D. 970-973.

Nicéphore n’était plus en état de repousser le mal que lui-même avait attiré, lorsque son trône et sa femme passèrent à Jean Zimiscès, qui, sous une petite taille, cachait le courage et les talens d’un héros[6]. La première victoire de ses lieutenans priva les Russes de leurs alliés étrangers, dont vingt mille furent ou tués ou entraînés à la révolte, ou enfin prirent le parti de la désertion. La Thrace était délivrée ; mais soixante-dix mille Barbares demeuraient en armes, et les légions qu’on avait rappelées des nouvelles conquêtes de la Syrie se disposèrent à marcher au printemps sous les drapeaux d’un prince guerrier qui se déclarait l’ami et le vengeur des Bulgares. Les défilés du mont Hémus n’avaient pas été gardés ; les troupes de l’empire les occupèrent sur-le-champ : l’avant-garde romaine était composée des immortels, nom orgueilleux imité des Persans ; l’empereur conduisait un corps de dix mille cinq cents fantassins ; le reste de ses forces, le bagage et les machines de guerre venaient ensuite lentement et avec précaution. Pour premier exploit, Zimiscès réduisit en deux jours Marcianopolis ou Peristhlaba[7]. Les murs en furent escaladés au son des trompettes ; huit mille cinq cents Russes furent passés au fil de l’épée, et les fils du roi bulgare, délivrés d’une prison ignominieuse, furent revêtus du vain titre de rois. Après ces pertes multipliées, Swatoslas se retira dans le poste bien fortifié de Dristra, sur les bords du Danube, et fut poursuivi par un ennemi qui employait tour à tour la célérité et la lenteur. Les galères de Byzance remontèrent le fleuve ; les troupes achevèrent une ligne de circonvallation, et le prince russe, derrière les fortifications de son camp et celles de la ville, se vit environné, assailli et réduit à la disette. Les Russes firent un grand nombre d’actions de valeur ; ils essayèrent plusieurs sorties désespérées, et Swatoslas ne céda à sa fortune qu’après un siége de soixante-cinq jours. La capitulation qu’il obtint annonce la prudence du vainqueur, qui estimait la valeur et craignait le désespoir d’un guerrier d’un caractère indomptable. Le grand-duc de Russie s’engagea, par des imprécations solennelles, d’abandonner tous ses projets contre l’empire : on lui permit de retourner dans ses états ; on rétablit la liberté du commerce et de la navigation ; on accorda une mesure de blé à chacun de ses soldats, et le nombre de vingt-deux mille mesures qui furent distribuées dans le camp fait connaître ce qu’il avait perdu de ses troupes et ce qui lui en restait. Les Russes, après un pénible voyage, regagnèrent l’embouchure du Borysthène ; mais ils n’avaient plus de vivres, la saison était défavorable ; ils passèrent l’hiver sur la glace, et avant de pouvoir continuer sa marche, Swatoslas fut surpris et accablé par les tribus des environs, avec lesquelles les Grecs avaient soin d’entretenir d’utiles liaisons[8]. Le retour de Zlmiscès fut bien différent ; il fut reçu dans sa capitale comme Camille et Marius, les libérateurs de l’ancienne Rome ; mais le dévot empereur attribua sa victoire à la mère de Dieu, et l’image de la Vierge portant dans ses bras son divin enfant, fut placée sur un char de triomphe chargé des dépouilles de l’ennemi, et décoré des ornemens royaux de la monarchie des Bulgares. L’empereur fit son entrée à cheval ; le diadème ornait sa tête ; il tenait à la main une couronne de laurier, et Constantinople fut étonnée d’avoir à célébrer les vertus guerrières de son souverain[9].

Conversion de la Russie. A. D. 864.

Photius, patriarche de Constantinople, en qui l’ambition a égalé le désir de savoir, félicite l’Église grecque, et se félicite lui-même de la conversion des Russes[10]. Il avait déterminé ces hommes farouches et sanguinaires à reconnaître Jésus-Christ pour leur Dieu, les missionnaires chrétiens pour leurs docteurs, et les Romains pour leurs amis et leurs frères. Son triomphe fut de courte durée : il put se faire qu’entraînés par les divers événemens qui suivirent leurs expéditions, quelques chefs russes consentissent à recevoir les eaux du baptême ; un évêque grec a pu, sous le nom de métropolitain, administrer dans l’église de Kiow les sacremens à quelque congrégation composée d’esclaves et des naturels du pays ; mais la semence de l’Évangile tombait sur un sol ingrat ; le nombre des apostats fut considérable, celui des conversions le fut très-peu, et le baptême d’Olga doit être regardé comme l’époque de l’établissement du christianisme en Russie[11]. Une femme, peut-être des dernières classes de la société, qui, comme Olga, avait su venger la mort et saisir le sceptre d’Igor son mari, devait être douée de ces vertus actives qui inspirent la crainte à des barbares, et les déterminent à la soumission. Dans un moment où sa nation jouissait de la paix au dedans et au dehors, elle se rendit de Kiow à Constantinople ; [ Baptême d’Olga. A. D. 955. ]l’empereur Constantin Porphyrogenète la reçut dans son palais, et il a décrit minutieusement le cérémonial de cette réception : on eut soin, autant que le permettait le respect dû à la pourpre, de disposer les détails de l’étiquette, les titres, les salutations, les banquets et les présens, de manière à satisfaire la vanité de la princesse étrangère.[12]. Elle prit sur les fonts de baptême le nom révéré de l’impératrice Hélène. Il paraît que sa conversion fut précédée ou suivie de celle de son oncle, de deux interprètes, de seize dames, de dix-huit femmes d’un rang moins élevé, de vingt-deux domestiques ou ministres, et de quarante-deux négocians qui formaient son cortége. De retour à Kiow et à Novogorod, elle demeura attachée à sa nouvelle religion ; mais ses efforts pour propager l’Évangile n’eurent point de succès ; et, soit opiniâtreté, soit indifférence, sa famille et son peuple restèrent attachés aux dieux de leurs ancêtres. Swatoslas, son fils, craignit le mépris et le ridicule de ses compagnons, et Wolodimir, son petit-fils, se livra avec tout le zèle de la jeunesse au soin de multiplier et de décorer les monumens de l’ancien culte de la Russie. C’était encore par des sacrifices humains que les peuples du Nord cherchaient à fléchir leurs farouches divinités ; et dans le choix de la victime, on préférait un citoyen à un étranger, un chrétien à un idolâtre : et le père qui arrachait son fils au couteau des prêtres périssait avec lui victime de la rage d’une multitude fanatique. Toutefois les leçons et l’exemple de la pieuse Olga avaient fait une impression secrète, mais profonde sur l’esprit du prince et celui du peuple ; les missionnaires grecs continuaient à prêcher, à se disputer et à baptiser des convertis ; et les ambassadeurs, les négocians russes comparaient leur idolâtrie grossière avec le culte plus élégant de Constantinople. Ils avaient admiré l’église de Sainte-Sophie, les tableaux animés où se voyait représentée la vie des saints et des martyrs, les richesses de l’autel, la multitude des prêtres et leurs magnifiques vêtemens, la pompe et le bon ordre des cérémonies : édifiés de ces harmonieux cantiques auxquels succédait un silence religieux, ils se laissaient persuader sans peine qu’un chœur d’anges descendait chaque jour du ciel pour se joindre à la dévotion des chrétiens[13] ; [ De Wolodimir. A. D. 988. ]mais ce qui détermina ou hâta la conversion de Wolodimir, ce fut son désir de s’allier à une femme romaine. Le pontife chrétien le baptisa et le maria en même temps dans la ville de Cherson : il rendit cette ville à l’empereur Basile, frère de son épouse ; mais elle avait des portes d’airain qu’on transporta, dit-on, à Novogorod, et qu’on plaça devant une église comme un monument de sa victoire et de sa foi[14]. À son ordre souverain, Péroun, le dieu du tonnerre, qu’il avait adoré si longtemps, se vit renversé et traîné dans les rues ; son image informe fut chargée de coups de massue par douze robustes barbares qui le jetèrent ensuite avec



NOTES
  1. Mosheim trace l’histoire du schisme des Grecs depuis le neuvième siècle jusqu’au dix-huitième, avec érudition, clarté et impartialité. Voyez sur le filioque (Inst., Hist. eccl., p. 277), Léon III (p. 303), Photius (p. 307, 308), Michel Cerularius (p. 370, 371).
  2. Ανδρες δυσσεβεις και αποτροπαιοι, ανδρες εκ οκοτȢς αναδυντες, της γαρ ΕσπεριȢ μοιρας υπηρχον γεννηματα (Photius, Épistol., p. 47, édition de Montacut). Le patriarche d’Orient continue à employer les images du tonnerre, de tremblemens de terre, de grêle, précurseurs de l’anté-christ, etc.
  3. Le jésuite Pétau discute le sujet mystérieux de la procession du Saint-Esprit, sous le rapport du sens ou de l’absurdité qu’il présente relativement à l’histoire, la théologie et la controverse (Dogmata theologica, t. II, l. VII, pages 362-440).
  4. Il posa sur la châsse de saint Pierre deux boucliers d’argent pur, du poids de quatre-vingt-quatorze livres et demie, sur lesquels il inscrivit le texte des deux symboles (utroque symbolo) pro amore et cantelâ orthodoxœ fidei. (Anastas. in Léon III ; dans Muratori, t. III, part. I, p. 208.) Son langage prouve évidemment que ni filioque, ni le symbole d’Athanase, n’étaient reconnus à Rome vers l’année 830.
  5. Les Missi de Charlemagne le pressèrent de déclarer que tous ceux qui rejetaient le filioque, ou au moins sa doctrine, seraient inviolablement damnés. Tous, répondit le pape, ne sont pas capables d’atteindre altiora mysteria ; qui potuerit et non voluerit, salvus esse non potest. (Collect. concil., l. IX, p. 277-286.) Le potuerit laissait de grandes ressources pour le salut.
  6. L’épithète singulière de Zimiscès vient de la langue arménienne : les Grecs traduisaient le mot de ζιμισκης par celui de μȢζακιζης ou de μοιρακιζης. Comme j’ignore également le sens de ces deux expressions, il doit m’être permis de demander, comme dans la comédie, je vous prie, lequel de vous deux est l’interprète ? Mais, d’après la manière dont ils sont composés, ils paraissent signifier adolescentulus (Leo Diacon, l. IV, MS, ap. Ducange, Gloss. grœc., p. 1570).
  7. Dans la langue esclavonne, Peristhlaba signifiait la grande ou l’illustre ; μεγαλη και Ȣσα και λεγομενη, dit Anne Comnène (Alexiade, l. VII, p. 194). D’après sa situation entre le mont Hémus et la partie inférieure du Danube, il paraît qu’elle occupait l’emplacement ou du moins la station de Marcianopolis. On n’est pas embarrassé sur la position de Durostolus ou Dristra, et il est aisé de la reconnaitre. (Comment. Acad. Petropol., t. IX, p. 415, 416 ; d’Anville, Géogr. anc., t. I, p. 307-311.)
  8. Le livre De administrando imperii développe, surtout dans les sept premiers chapitres, la conduite politique des Grecs avec les Barbares, et en particulier avec les Patzinacites.
  9. Dans le récit de cette guerre, Léon le diacre (apud Pagi, Critica, t. IV, A. D. 968-973) est plus authentique et plus circonstancié que Cedrenus (t. II, p. 660-683) et Zonare (t. II, p. 205-214). Ces déclamateurs ont porté à trois cent huit mille et trois cent trente mille hommes le nombre des troupes russes dont les contemporains avaient donné une évaluation modérée et vraisemblable.
  10. Phot., epist. 2, no 35, p. 58, édit. Montacut. Ce savant éditeur n’aurait pas dû prendre, pour le cri de guerre des Bulgares, les deux mots το Ρως, qui signifient la nation russe ; et Photius, qui avait des lumières, ne devait pas accuser les idolâtres esclavons Σλληνικης και αθειȢ αθειȢ δοξης. Ils n’étaient ni Grecs ni athées.
  11. Les détails les plus complets que nous ayons sur la religion des Slaves et la conversion de la Russie, sont ceux que, dans l’Hist. de Russie (t. I, p. 35, 54, 59-92, 93, 113-121, 124-129, 148, 149, etc.), M. Lévesque nous a donnés d’après les anciennes Chroniques et les observations faites par les modernes.
  12. Voyez le Cerem. aulœ byzant., t. II, c. 15, p. 343-345 : il appelle Olga ou Elga Αρχοντισσα Ρωσιας. Les Grecs, pour désigner la souveraine des Russes, employaient le titre d’un magistrat d’Athènes avec une terminaison féminine qui aurait étonné l’oreille de Démosthène.
  13. Voyez un fragment anonyme publié par Banduri (Imper. or., t. II, p. 112, 113). De conversione Russorum.
  14. Herberstein (apud Pagi, t. IV, p. 56) dit que Wolodimir fut baptisé et marié à Cherson ou Corsun : Novogorod conserve encore de nos jours cette tradition, et les portes dont nous avons parlé dans le texte. Cependant un voyageur exact et observateur fait venir ces portes d’airain de Magdebourg (Coxe, Travels into Russia, etc., vol. I, p. 452), et il cite une inscription qui semble le prouver. Le lecteur ne doit pas confondre cette Cherson, ville de la Tauride ou de la Crimée, avec une ville du même nom, qui s’est élevée à l’embouchure du Borysthène, et qui a été dernièrement honorée par une entrevue de la czarine et de l’empereur.


TABLE DES CHAPITRES
contenus dans le onzième volume.

Chapitre LIV. Origine et doctrine des Pauliciens. Persécutions qu’ils essuyèrent de la part des empereurs grecs. Leur révolte en Arménie, etc. Ils sont transplantés dans la Thrace. Propagation de leur doctrine en Occident. Germes, caractères et suites de la réforme. 
 1
Chapitre LV. Les Bulgares. Origine, migrations et établissemens des Hongrois. Leurs incursions en Orient et en Occident. Monarchie des Russes. Détails sur la géographie et le commerce de cette nation. Guerres des Russes contre l’empire grec. Conversion des Barbares. 
 35
Chapitre LVI. Les Francs et les Grecs en Italie. Premières aventures des Normands, et leur établissement dans cette partie de l’Europe. Caractère et conquêtes de Robert Guiscard, duc de la Pouille. Délivrance de la Sicile par Roger, frère de Guiscard. Victoire de Robert sur les empereurs de l’Orient et de l’Occident. Roger, roi de Sicile, envahit l’Afrique et la Grèce. L’empereur Manuel Comnène. Guerre des Grecs et des Normands. Extinction des Normands. 
 98
Chapitre LVII. Les Turcs seljoucides. Leur révolte contre Mahmoud, conquérant de l’Indoustan. Togrul subjugue la Perse et protège les califes. L’empereur Romanus battu et réduit en captivité par Alp-Arslan. Pouvoir et magnificence de Malek Shah. Conquête de l’Asie Mineure et de la Syrie. État et oppression de Jérusalem. Pèlerinage au Saint-Sépulcre. 
 202
Chapitre LVIII. Origine de la première croisade et nombre des croisés. Caractère des princes latins. Leur marche à Constantinople. Politique de l’empereur grec Alexis. Conquête de Nicée, d’Antioche et de Jérusalem par les Francs. Délivrance du Saint-Sépulcre. Godefroi de Bouillon, premier roi de Jérusalem. Institution du royaume Français ou Latin. 
 263
Chapitre LIX. L’empire grec sauvé. Nombre, passage des croisés, et événemens de la seconde et de la troisième croisade. Saint Bernard. Règne de Saladin en Égypte et en Syrie. Il fait la conquête de Jérusalem. Croisades maritimes. Richard Ier, roi d’Angleterre. Le pape Innocent III. Quatrième et cinquième croisades. L’empereur Frédéric II. Louis IX de France, et les deux dernières croisades. Expulsion des Francs ou Latins par les mamelucks. 
 379


fin de la table des chapitres.




TABLE DES MATIÈRES
contenues dans ce volume.

Indolente superstition de l’église grecque.
1
Origine des pauliciens ou disciples de saint Paul. A. D. 660, etc.
3
Leur Bible.
5
Simplicité de leur doctrine et de leur culte.
7
Ils adoptaient les deux principes des mages et des manichéens.
8
Établissement des pauliciens dans l’Arménie, le Pont, etc.
10
Persécution des empereurs grecs.
12
Révolte des pauliciens. A. D. 845-880.
15
Ils fortifient Téphrice.
16
Et pillent l’Asie Mineure.
17
Leur déclin.
18
Les pauliciens sont transplantés de l’Arménie dans la Thrace.
19
Ils s’établissent en Italie et en France.
23
Persécution des Albigeois A. D. 1200, etc.
26
Caractères et suites de la réforme.
27
Migration des Bulgares. A. D. 680, etc.
37
Croates ou Esclavons de la Dalmatie. A. D. 900, etc.
40
Premier royaume des Bulgares. A. D. 640-1017.
41
Migration des Turcs et des Hongrois. A. D. 884.
46
Leur origine finnique.
50
Tactique et mœurs des Hongrois et des Bulgares. A. D. 900, etc.
52
Établissement et incursions des Hongrois. A. D. 889.
56
Victoires de Henri l’Oiseleur. A. D. 934.
61
D’Othon-le-Grand. A. D. 955.
62
Origine de la monarchie russe.
66
Les Varangiens de Constantinople.
69
Géographie et commerce de la Russie. A. D. 950.
71
Expéditions navales des Russes contre Constantinople.
76
La première. A. D. 865.
79
La seconde. A. D. 904.
Ibid.
La troisième. A. D. 941.
80
La quatrième. A. D. 1043.
81
Négociations et prophétie.
Ibid.
Règne de Swatoslas. A. D. 955-973.
83
Sa défaite par Jean Zimiscès. A. D. 970-973.
86
Conversion de la Russie. A. D. 864.
89
Baptême d’Olga. A. D. 955.
90
De Wolodimir. A. D. 988.
92
Christianisme du Nord. A. D. 800-1100.
93
Lutte des Sarrasins, des Latins et des Grecs en Italie. A. D. 840-1017.
98
Conquête de Bari. A. D. 871.
100
Nouvelle province des Grecs en Italie. A. D. 890.
102
Anecdotes.
105
Apparition des Normands en Italie. A. D. 1016.
110
Fondation d’Averse. A. D. 1029.
114