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Histoire de la Commune de 1871 (Lissagaray)/Chapitre 20

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CHAPITRE XX


Rossel remplace Cluseret. — Les compétitions éclatent. — Querelles à la Commune. — Rossel continue Cluseret. — La défense du fort d’Issy.

Le dernier acte de la seconde Commission exécutive fut de nommer Rossel délégué à la Guerre. Le soir du 30, elle l’envoya chercher. Il accourut, raconta l’histoire des sièges célèbres, promit de rendre Paris imprenable, les charma quand ils croyaient le chambrer. Personne ne lui demanda de plan défini et, séance tenante, on lui signa sa nomination. Il écrivit à la Commune : « J’accepte ces difficiles fonctions, mais j’ai besoin de votre concours le plus entier pour ne pas succomber sous le poids des circonstances. »

Ces circonstances, Rossel les connaissait à fond. Depuis vingt-cinq jours chef d’état-major général, il devait être l’homme de Paris le mieux au courant de toutes ses ressources militaires. Il avait vu de près les membres de la Commune, du Comité Central, les principaux officiers, les effectifs, le caractère des troupes qu’il acceptait de conduire.

Il débuta par une fausse note, répondant à l’officier versaillais qui avait sommé le fort d’Issy : « Mon cher camarade, la première fois que vous vous permettrez de nous envoyer une sommation aussi insolente, je ferai fusiller votre parlementaire… Votre dévoué camarade. » Cette désinvolture sentait le condottiere. Il n’entendait rien à l’âme de Paris, à cette guerre civile, celui qui menaçait de fusiller un innocent, qui donnait du cher, du dévoué camarade, au collaborateur de Galliffet.

Nul ne comprit moins la Ville, la garde nationale. Il s’imaginait que le Père Duchêne était la voix du travailleur et s’enfermait avec son directeur, Vermesch, sceptique et vaniteux. À peine au ministère, il parla de caserner les gardes nationaux, de canonner les fuyards. Il voulait démembrer les légions, en faire des régiments dont il aurait nommé les colonels. Le Comité Central protesta, les bataillons se plaignirent à la Commune qui manda Rossel.

Il vint le 2 mai et passa une sorte d’examen. L’antédiluvien Miot lui demanda quels étaient ses antécédents démocratiques. « Je ne vous dirai pas, répondit Rossel, que j’ai profondément étudié les réformes sociales, mais j’ai horreur de cette société qui vient de livrer si lâchement la France. J’ignore ce que sera l’ordre nouveau du socialisme ; je l’aime de confiance, il vaudra toujours mieux que l’ancien. » Il entra ensuite dans le sujet, donna des explications sur le fort d’Issy, exposa son projet de formation de régiments en homme du métier, d’une parole sobre, parfois si heureuse que l’assemblée fut séduite. « Vos explications franches ont satisfait la Commune, lui dit le Président, soyez assuré de son concours sans réserve. »

Le Comité Central ne se tint pas pour battu ; le lendemain, d’accord avec les chefs de légions, il les envoya à l’Hôtel-de-Ville. Rossel eut vent du projet et fit arrêter l’un d’eux. Les autres arrivèrent au Comité de salut public, le sabre au côté, et ne trouvant personne, laissèrent ce petit billet : « Le Comité de salut public recevra le Comité Central à cinq heures. » Félix Pyat qui trouve en rentrant cette sommation arrive effaré à la Commune demander ce qu’il faut faire. La Commune s’indigne de l’insolence du Comité Central, dit que le Comité de salut public est armé de pouvoirs pour lui répondre.

Ce Comité de salut public ne tient pas du tout aux responsabilités. Le lendemain, il redemande conseil au sujet de certain projet de conciliation présenté à la Commune et à Versailles par cette bonne Ligue des droits de Paris. « Je m’étonne, dit Paschal Grousset, que le Comité de salut public vienne nous donner lecture de cet insolent ultimatum ; la seule réponse qu’il mérite est l’arrestation et le châtiment de ses auteurs » ; il conclut à un blâme contre le Comité. « Qu’il soit cassé ! » dit un autre. « Dorénavant, dit Ranvier, nous prendrons nos décisions sans vous consulter. » Bref, la Commune s’en réfère encore au décret qui donne pleins pouvoirs au Comité. Aussitôt Félix Pyat de donner sa démission. Tridon l’apostrophe. « Le citoyen Pyat, dit Johannard, a été l’un des promoteurs de ce Comité ; je demande un blâme contre le citoyen Pyat qui donne sa démission tous les jours pour rentrer toujours ici. » — Pyat : « Je trouve ici vis-à-vis de moi une opposition personnelle. » — Vallès : « À la place de Pyat je ne me démettrais pas. » — Pyat : « Eh bien ! je demande à parler en conscience. Que ceux qui m’ont attaqué, que les citoyens Tridon, Johannard, Vermorel retirent leurs injures, et je ne garderai aucun souvenir de ce triste incident dans mon cœur (Interruptions) ; je demande que tout soit vidé, fini, que le passé soit passé. » Vermorel : « Il faut qu’il y ait réciprocité. J’avais manifesté ma sympathie pour le citoyen Pyat au 31 octobre. Quand il a, une première fois, donné sa démission je n’y ai trouvé aucune raison ; je l’ai dit. Quand il s’est agi de supprimer le Bien public, le citoyen Pyat a appuyé ici cette suppression, et dans son journal il a protesté ; j’ai constaté cette contradiction ; en réponse, le citoyen Pyat m’a accusé d’avoir eu des relations avec Rouher. Mes électeurs de Montmartre m’ont demandé des explications ; ils ne m’ont pas envoyé ici sans savoir que j’étais complètement blanc. Il faut que l’assemblée le sache enfin, il existe un rapport de M. Mercadier… (Interruptions.) Je veux m’expliquer… Dans les papiers du 4 Septembre on a trouvé une correspondance de Rouher, se plaignant de ce que je n’avais été condamné qu’à cinq cents francs d’amende pour un article de journal ; cela lui paraissait un scandale. Le citoyen Pyat a trouvé un rapport de ce Mercadier où il dit que je suis, « comme on sait », l’agent de Rouher. Ceci d’après les rapports d’un Lucien Morel, un petit polisson que j’avais signalé à mes amis. Si Pyat m’avait demandé des explications je les lui aurais fournies. — Malon : « Je faisais partie du jury entre Rochefort et Vermorel, je tiens à déclarer que je n’ai jamais su qu’on put dire que Vermorel était un agent de Rouher. » Nombreuses voix : « Assez ! assez ! » Tridon et Johannard disent, l’un, qu’il a été vif, l’autre, qu’il n’a pas insulté Pyat. Celui-ci répond qu’on l’a accusé de lâcheté tout à l’heure, qu’on a appliqué à sa démission le mot de désertion, que Vermorel a fait insérer dans le journal de Rochefort une calomnie — il s’agit de l’histoire d’un bateau à charbon — et il termine : « Je mets la Commune dans cette position de déclarer que je suis un homme honorable. » — Vermorel : « Je demande à Pyat de déclarer que je n’ai jamais transigé avec les principes d’honneur. » — De toutes parts : « Ces discussions sont déplorables. » Pyat se lève. On crie : « l’ordre du jour ! » l’incident Pyat-Vermorel ne figurera pas à l’Officiel. Depuis qu’il publiait les séances, la plupart étaient écourtées, expurgées et ne donnaient qu’un très pâle reflet des discussions.

On s’interpelle encore, lorsque Mortier arrive et raconte la surprise du Moulin-Saquet. Fatigués, mal commandés, les fédérés se gardaient mal contre les surprises. La plus terrible venait d’avoir lieu dans la nuit du 3 au 4 à la redoute du Moulin-Saquet occupée à ce moment par cinq cents hommes. Ils dormaient sous la tente quand les Versaillais, ayant enlevé les sentinelles, s’étaient introduits dans la redoute et avaient égorgé une cinquantaine de fédérés. Les soldats avaient déchiqueté les cadavres, emmené cinq pièces de canons et deux cents prisonniers. Le commandant du 55e était accusé d’avoir livré le mot d’ordre.

L’assemblée se constitue en comité secret et fait appeler Rossel.

Il arrive, retrace la situation d’Issy, dit que la surprise du Moulin-Saquet est le fait du Comité de salut public qui a donné l’ordre à Wroblewski et à Dombrowski de se porter au fort d’Issy ; il lit une dépêche de Wroblewski. Ce n’est pas, du reste, la seule faute du Comité. Dombrowski a reçu, sans que Rossel ait été prévenu, la direction générale des opérations militaires, et il a dû laisser Neuilly aux mains d’un homme courageux mais insuffisant qui s’est laissé déborder. « Dans ces conditions, termine Rossel, je ne puis être responsable et je demande la publicité des séances. » Félix Pyat : « Ma réponse est bien simple ; ni le Comité de salut public, ni moi-même n’avons signé aucun ordre mandant au citoyen Wroblewski de se transporter au fort d’Issy ; la seule mesure révolutionnaire que nous ayions prise est la suppression de la Place de Paris. « — Rossel : « C’est une mesure de bouleversement ; le citoyen Pyat a omis de dire s’il n’avait pas donné tout pouvoir à Dombrowski pour l’exécution des opérations militaires. » — Pyat : « L’exécution oui, mais la direction restait confiée au citoyen Rossel. »

À la séance de nuit, Tridon trouve très graves les faits révélés par Rossel ; Vermorel dit que le Comité de salut public est un comité d’empêchement ; Félix Pyat donne à Rossel absent un démenti formel. Arthur Arnould : « Si le Comité n’a pas donné d’ordres, Rossel niant en avoir donné, comment Dombrowski et Wroblewski ne sont-ils pas arrêtés ? » Pyat niant toujours, Vaillant démontre que le Comité est sorti de ses attributions. La discussion, très vive, ne finit qu’à minuit et demi.

Elle recommence le lendemain. Arnould lit la copie de l’ordre envoyé à Wroblewski ; cet ordre est signé : Léo Meillet, A. Arnaud, Félix Pyat. Léo Meillet se défend à côté. Ce n’est pas le déplacement de Wroblewski qui a motivé la surprise, mais la trahison. Avrial : « Il y a un mensonge qu’il faut éclaircir. » Félix Pyat est mandé. Dans l’intervalle, Parisel demande le comité secret et dit : « Je puis, à l’heure, qu’il est… » le procès-verbal s’arrête là. — Le 23 avril, cet original de Parisel avait demandé que la Commune, utilisant toutes les ressources de la science pour combattre les Versaillais, formât d’hommes compétents un ministère nouveau, que Allix, irradié, dénomma « ministère du progrès », ce qui fit beaucoup rire. — Parisel réclame un homme énergique pour faire des réquisitions. Arrive Félix Pyat. On lui parle de la dépêche envoyée à Dombrowski : « J’avoue, dit-il à ma confusion, n’avoir pas le moindre souvenir de cette pièce. » On la lui met sous les yeux : « Est-ce bien votre signature ? » — Pyat : « Je n’ai pas cru, en signant deux lignes au bas de la pièce, signer un ordre au général Wroblewski. » Arthur Arnould lit plusieurs ordres militaires envoyés par le Comité de salut public. Langevin : « Que l’assemblée décide jusqu’à quel point elle doit avoir confiance dans un Comité qui a nié énergiquement avoir donné des ordres qu’il n’est plus possible de nier aujourd’hui. » — J.-B. Clément : « On ne manque pas de mémoire, citoyen Félix Pyat ; je serais d’avis que vous donniez votre démission. » — Pyat : « Je l’ai donnée… et je supplie l’assemblée de l’accepter… du reste, comme aujourd’hui je ne puis plus être cru de vous, je suis obligé de renoncer aux fonctions que vous m’avez confiées. » Ferré demande qu’on appelle tous les membres du Comité de salut public. La discussion bifurque. Où est Cluseret ? Pyat : « Je ne sais pas, c’est une muscade qui a disparu sous le gobelet des prestidigitateurs de la Commission exécutive. » — Andrieu, l’un des membres de cette Commission : « C’était au Comité de salut public de nous demander des comptes. » — Pyat : « Il faudra bien que vous les rendiez les comptes. » (Bruit prolongé.)

Pendant qu’on se gourmait à l’Hôtel-deVille, Versailles triomphait du massacre du Moulin-Saquet, M. Thiers annonçait cet « élégant coup de main » — écrivit un de ses officiers — dans une dépêche facétieuse où il disait que « on avait tué deux cents hommes, les autres s’enfuyant aussi vite que leurs jambes pouvaient les porter, que telle était la victoire que la Commune pourrait annoncer dans ses bulletins. » Les prisonniers amenés à Versailles furent assaillis par cette tourbe qui accourait à tous les convois couvrir de coups et de crachats les défenseurs de Paris. Tout juste assez brave pour écouter les canons qui bombardaient Issy.

Les Versaillais avaient repris le feu avec fureur. Les obus crevaient les casemates, pulvérisaient les revêtements, les boîtes à mitraille pavaient de fer les tranchées. Une partie du village d’Issy était aux soldats. Dans la nuit du 1er au 2, procédant toujours par surprises nocturnes, ils attaquèrent la gare de Clamart qui fut enlevée presque sans lutte et le château d’Issy qu’ils durent conquérir pied à pied. Le 2, au matin, le fort se retrouvait aussi compromis que l’avant-veille. Dans la journée, le bataillon des francs-tireurs de Paris les délogea à la baïonnette. Eudes vint déclarer à la Guerre qu’il ne resterait pas si l’on ne relevait Wetzel. Wetzel fut remplacé par La Cécilia ; Eudes laissa le commandement à son chef d’état-major et ne revint pas. Malgré cet abandon, Rossel le nomma commandant de la 2me réserve active.

Bientôt, il fut évident que sous Rossel, malgré ses boutades, tout continuerait comme sous Cluseret. Rossel demandait bien que les municipalités fussent chargées de rechercher les armes, de dresser l’état des chevaux, de poursuivre les réfractaires ; il n’indiquait aucune voie d’exécution. Il ordonnait la construction d’une seconde enceinte de barricades, de trois citadelles à Montmartre, au Trocadéro, au Panthéon qui pouvaient rendre Paris inaccessible ou intenable à l’ennemi, il n’y mettait pas la main. Il étendait le commandement de Wroblewski sur toutes les troupes et les forts de la rive gauche ; il le lui reprenait en partie trois jours après. Aux généraux, il ne donnait aucune instruction d’attaque ou de défense. Pas plus que son prédécesseur il n’envoyait de rapports à la Commune. Pas plus que Cluseret, il ne savait indiquer à cette lutte sans précédents une tactique nouvelle, trouver un champ de bataille à ces soldats improvisés. La forte tête, qu’on supposait, n’était que d’un homme d’école, rêvant bataille rangée, soldat de manuel, original seulement d’attitude et de style. Toujours à se plaindre de l’indiscipline, du manque d’hommes et laissant couler le leur sang de Paris dans les luttes stériles du dehors, en défis héroïques comme Neuilly, Vanves, Issy.

Issy surtout. Ce n’était plus un fort, à peine une position forte, un fouillis de terre et de moellons fouetté par les obus. Les casemates défoncées laissaient voir la campagne ; les poudrières se découvraient ; la moitié du bastion 3 était dans le fossé ; on pouvait monter à la brèche en voiture. Une dizaine de pièces au plus répondaient à l’averse des soixante bouches à feu versaillaises ; la fusillade des tranchées ennemies, visant les embrasures, tuait presque tous les artilleurs. Le 3, les Versaillais renouvelèrent leur sommation, ils reçurent le mot de Cambronne. Le chef d’état-major laissé par Eudes avait filé. Le fort resta aux mains vaillantes de deux hommes de cœur, l’ingénieur Rist et Julien, commandant du 141e bataillon — XIe arrondissement. À eux et aux fédérés qu’ils surent retenir, revient l’honneur de cette défense extraordinaire. Voici quelques notes de leur journal :

« 4. — Nous recevons des balles explosibles qui éclatent avec un bruit de capsule. Les fourgons n’arrivent plus ; les vivres sont rares et les obus de 7, nos meilleures pièces, vont manquer. Les renforts promis tous les jours ne se montrent pas. — Deux chefs de bataillons ont été trouver Rossel. Il les a reçus très mal et leur a dit qu’il serait en droit de les fusiller pour avoir abandonné leur poste. Ils ont exposé notre situation. Rossel a répondu qu’un fort se défend à la baïonnette ; il a cité l’ouvrage de Carnot. Cependant il a promis des renforts. — Les francs-maçons viennent planter une bannière sur nos remparts. Les Versaillais l’abattent. — Nos ambulances sont combles ; la prison et le corridor qui y conduit sont bourrés de cadavres ; il y en a plus de trois cents. Un omnibus d’ambulance arrive dans la soirée. Nous y empilons le plus possible de nos blessés. Dans le trajet du fort au village d’Issy, les Versaillais le criblent de balles.

5. — Le feu de l’ennemi ne cesse pas une minute. Nos embrasures n’existent plus ; les pièces du front répondent toujours. — À deux heures, nous recevons dix fourgons d’obus de 7. — Rossel est venu. Il a regardé longuement les travaux versaillais. — Les Enfants perdus qui servent les pièces du bastion 5 perdent beaucoup de monde ; ils restent solides à leur poste. Il y a maintenant, dans les cachots, des cadavres jusqu’à deux mètres de hauteur. — Toutes nos tranchées, criblées par l’artillerie, ont été évacuées. La tranchée des Versaillais est à 60 mètres de la contrescarpe. Ils avancent de plus en plus. Les précautions nécessaires sont prises en cas d’attaque cette nuit. Toutes les pièces des flancs sont chargées à mitraille. Nous avons deux mitrailleuses au-dessus des terre-pleins pour balayer à la fois le fossé et les glacis.

6. — La batterie de Fleury nous envoie régulièrement ses six coups toutes les cinq minutes. — On vient d’apporter à l’ambulance une cantinière qui a reçu une balle dans le côté gauche de l’aine. Depuis quatre jours, il y a trois femmes qui vont au plus fort du feu relever les blessés. Celle-ci se meurt et nous recommande ses deux petits enfants. — Plus de vivres. Nous ne mangeons que du cheval. — Le soir, le rempart est intenable. »

Ce même jour, Ranvier annonce à la Commune une débandade à Vanves et on donne de très mauvais renseignements sur le fort d’Issy ; on se plaint que les pièces de rempart de Vaugirard et de Montrouge ne soulagent pas le fort. Parisel demande l’envoi de six pièces de 7 et l’ordre de mise en batterie des pièces de marine du bastion. On objecte que le Comité de salut public est seul qualifié pour donner des ordres militaires.

Le lendemain le journal du fort relatait :

« 7. — Nous recevons jusqu’à dix obus par minute. Les remparts sont totalement à découvert. Toutes les pièces, sauf deux ou trois, sont démontées. — Les travaux versaillais nous touchent presque. — Il y a trente cadavres de plus. — On vient de nous apprendre la mort de Wetzel ; les uns disent qu’il a reçu une balle dans le dos. — Nous sommes au moment d’être enveloppés… »