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L’Alcoran (Traduction de Du Ryer)/85

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Traduction par André Du Ryer.
Antoine de Sommaville (p. 627-628).



LE CHAPITRE DES SIGNES CELESTES,
contenant vingt verſets,
eſcrit à la Meque.


AU Nom de Dieu clement & miſericordieux. Je jure par le Cielorné de signes, par le jour du Jugement, par les Anges & par les hommes, que ceux qui ont fait des foſſés remplis de feu pour bruſler les vray-croyans, ſeront teſmoins de leur propre malice, & advouëront que le feu les a bruſlé eux-meſmes pour leur faire cognoiſtre l’unité de Dieu, & la verité de ſa loy ; Dieu eſt tout-Puiſſant & touſjours victorieux, il eſt le Roy des Cieux & de la Terre, il void tout ; Ceux qui tourmenteront les vray-croyans & ne ſe convertiront pas, ſeront damnez, ils bruſleront eternellement dedans le feu d’Enfer, & ceux qui croiront en Dieu & qui feront de bonnes œuvres demeureront dans des jardins delicieux où coulent pluſieurs fleuves où ils joüiront à jamais d’une ſupréme félicité. La colere de Dieu eſt forte, il fait mourir, & reſſuſciter ſes creatures quand bon luy ſemble, il eſt misericordieux envers ceux qui ſe repentent de leurs pechez, & ayme ceux qui le ſervent. Il a creé ſon Troſne auquel loüange eſt eternellement deüe, il eleſve qui bon luy ſemble, & rien ne luy eſt impoſſible. As-tu oüi l’hiſtoire des gens de Pharaon & de Temod ? Dieu chaſtiera de la meſme façon ceux qui ne croiront pas ſa loy, il les cognoiſt tous. Certainement l’Alcoran precieux eſt eſcrit dans le livre qui eſt gardé au Ciel.