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L’Alcoran (Traduction de Du Ryer)/86

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Traduction par André Du Ryer.
Antoine de Sommaville (p. 628-629).



LE CHAPITRE DE L’ESTOILE OU DE LA TRAMONTANE,
contenant dix-ſept verſets,
eſcrit à la Meque.


AU Nom de Dieu clement & miſericordieux. Je jure par le Ciel & par l’Eſtoile qui enſeigne le chemin aux hommes. Je ne te diray pas quelle Eſtoile, par l’Eſtoile pleine de clarté, que chaque perſonne a un gardien (qui obſerve le bien & le mal qu’elle fait.) L’homme ne considère-t’il pas dequoy il eſt creé ? Il eſt creé d’un peu d’eau reſpanduë, qui ſort du corps de l’homme & de la femmes ; Dieu le fera reſſuſciter au jour du Jugement & personne ne le pourra proteger ny deffendre de la colere de ſa Divine Majeſté. Je jure par le Ciel qui revoye la pluye, par la terre qui s’ouvre et la reçoit pour produire ſes fruicts, que l’Alcoran diſtingue le bien d’avec le mal, & qu’il n’a pas eſté envoyé inutilement. Les infidelles conſpirent contre le Prophete, mais Dieu fera tourner leur conſpiration contre-eux, & ne le cognoiſtons pas. Patience & tolere un peu de temps les infidelles.