L’Empire chinois, le Bouddhisme en Chine et au Thibet/Avant-propos

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AVANT-PROPOS


Ce livre complète la série que nous avons annoncée et publiée comme formant dans son ensemble l’histoire générale du Bouddhisme : L’Inde avant le Bouddha, la vie du Bouddha, l’Inde après le Bouddha, le Japon, l’Empire Chinois (Chine et Thibet). Le trait le plus frappant de cette religion est sa faculté d’adaptation aux milieux ambiants et d’assimilation de ces milieux. Elle ne peut donc être ni bien exposée ni bien comprise si on l’en détache. Pour apprécier son influence sur eux et leur influence sur elle, en un mot son rôle dans l’humanité, il faut connaître, en même temps que son histoire et ses dogmes, ceux de chaque civilisation dans laquelle elle a reçu un développement particulier. L’extrême-Orient, jusqu’aujourd’hui son seul domaine, renferme deux mondes et deux civilisations : le monde et la civilisation de l’Inde ; le monde et la civilisation de la Chine. Le Bouddhisme est leur trait d’union. Dans les trois premiers livres précités nous avons décrit le Monde de l’Inde ; dans ceux sur le Japon et l’Fmpire Chinois, la civilisation de la Chine. On peut considérer comme se rattachant par beaucoup de points au Bouddhisme Indien, le Premsagar ou Vie de Krishna que nous avons publiée récemment. La plupart des auteurs qui ont écrit sur l’Inde et la Chine ont volontairement ou inconsciemment plaidé plus ou moins une cause, celle du Bouddhisme ou la cause contraire. Nous n’avons eu qu’un seul souci : connaître à fonds les faits et les doctrines et jetter sur eux le plus de jour possible, de telle sorte que le lecteur tire lui-même la conclusion de ces exposés en se plaçant à son point de vue personnel. C’est ainsi que nous comprenons le rôle de l’historien. Nous ne servons aucun drapeau ; nous applaudissons aux efforts de tous les hommes de bonne volonté. Ils peuvent tous, quelque soit leur point de départ, se rencontrer et se serrer la main sur le terrain de la sympathie et de la bonne foi.