Le Koran (Traduction de Kazimirski)/105

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Librairie Charpentier (p. 519).

CHAPITRE CV.

L’ÉLÉPHANT.


Donné à La Mecque. — 5 versets.


Au nom du Dieu clément et miséricordieux


  1. As-tu vu comment le Seigneur a traité les hommes à L’ÉLÉPHANT[1] ?
  2. N’a-t-il pas dérouté leurs stratagèmes ?
  3. N’a-t-il pas envoyé contre eux les oiseaux ababils,
  4. Qui leur lançaient des pierres portant des marques imprimées au ciel.
  5. Il en a fait comme de la balle dont la grain a été mangé.

  1. Dans l’année même de la naissance de Mahomet ; Abraha, prince de race éthiopienne, régnant en Arabie, entreprit une expédition contre la Mecque, dans le but de démolir le fameux temple de la Caaba, et de faire refluer les peuples qui s’y portaient, vers Sanaa, capitale de son royaume. Selon les traditions du pays conservées religieusement par les Arabes et sanctionnées par ce chapitre, Abraha perdit toute son armée attaquée par des oiseaux ababils qui lançaient des traits mortels contre les envahisseurs L’éléphant blanc que montait Abraha s’agenouilla en signe d’adoration quand on arriva en vue de La Mecque. Abraha reçut le nom de maître de l’Éléphant ou l’homme à l’Éléphant, son armée celui d’hommes à l’Éléphant, et l’année de l’expédition, celui d’année de l’Éléphant. Sprengel (Hist. de la médec.) a conjecturé que les oiseaux ababils, si funestes à l’armée d’Abraha,. n’étaient autre chose que les pustules de la petite vérole, M. de Hammer (Gemaldesaal, I, 94) cite, à l’appui de cette conjecture, un des biographes de Mahomet, d’après lequel la petite vérole se serait montrée en Arabie pour la première fois, dans l’année même de l’Éléphant.