Le Lalita-Vistara, ou Développement des jeux/Chapitre XX

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Traduction par Philippe-Édouard Foucaux.
Texte établi par Musée Guimet, Paris (Annales du Musée Guimet, tome 6p. 249-256).

CHAPITRE XX

Ainsi, Religieux, pendant que le Bôdhisattva était assis à Bôdhimaṇḍa, six dieux Kâmâvatcharas se tenaient dans la région orientale. « Qu'on ne fasse au Bôdhisattva aucun obstacle ! » C'est en disant ces mots que les régions du sud, de l'ouest et du nord furent occupées par les dieux.

Ainsi, Religieux, au temps où le Bôdhisattva était assis à Bôdhimaṇḍa, il lança le rayon de lumière nommé : Exhortation du Bôdhisattva ; et, par ce rayon, de toutes parts, aux dix points de l'espace, furent éclairés tous les champs de Bouddha incommensurables, innombrables, qui ont pour limite les éléments de l'atmosphère et sont formés des meilleurs éléments des substances.

Alors, dans la région orientale, dans la partie du monde sans tache du Tathâgata Vimalaprabhâsa, (sortant) du champ de Bouddha, un Bôdhisattva nommé Lalitavyoùha, excité par cette lumière, entouré et précédé d'une foule de Bôdhisattvas dépassant tout calcul, s'étant approché de l'endroit où était Bôdhimaṇḍa et de la place où était le Bôdhisattva, afin de rendre hommage au Bôdhisattva, déploya une telle puissance surnaturelle que, par le déploiement de cette puissance surnaturelle, aux dix points de l'espace qui ont pour limite les éléments de l'atmosphère, il fit voir tous les champs de Bouddha comme un seul cercle de lapis lazuli (d'un bleu) pur et foncé. En présence de tous les êtres nés dans les cinq conditions de l’existence, il fit voir le Bôdhisattva assis à Bôdhimaṇḍa. Et ces êtres se montraient l’un à l’autre avec un doigt le Bôdhisattva, en disant : Quel est cet être avec une pareille forme, gracieux entre tous ? Quel est cet être avec une pareille forme, qui resplendit ? Et, en présence de ces êtres, le Bôdhisattva fît apparaitre des Bôdhisattvas. Et là, les figures de ces Bôdhisattvas prononcèrent cette Gâthâ.


1. — Celui en qui il n’y a ni amour, ni haine, ni impureté, pour lequel (toutes) les impressions sont enlevées ; par la lumière du corps duquel, à tous les dix points de l’espace les lumières ont cessé d’être des lumières ; celui duquel, pendant une multitude de Kalpas, s’est augmenté le trésor de science, de contemplation et de mérites, ce Çakya Mouni, le meilleur des grands Mounis, illumine tous les points de l’espace.


Ensuite, Religieux, de la région du midi (nommée) Ratnavyoûhâ, qui est celle du Tathâgata Ratnârchis, un Bôdhisattva Mahàsattva, nommé Ratnatchatrakouta-Sandarçana, excité par cette lumière à sortir du champ de Bouddha, entouré et précédé d’une foule de Bôdhisattvas dépassant tout calcul, s’étant approché de l’endroit où était Bôdhimaṇḍa, et de la place où était le Bôdhisattva, afin de rendre hommage au Bôdhisattva, abrita l’étendue de ce cercle tout entier avec un parasol précieux.

Alors Çakra, Brahmâ et les gardiens du monde se dirent l’un à l’autre : (Du mérite) duquel ceci est-il le fruit, par l’effet duquel on voit un pareil arrangement d’un parasol précieux ?

Alors, de ce parasol précieux sortit (se fit entendre) cette Gâthâ :


2. — Celui par qui des parasols parfumés et précieux au nombre de mille Kôtis de Niyoutas ont été donnés avec un esprit de bienveillance à des personnages incomparables qui sont dans le Nirvana, celui-là, doué des meilleurs signes, qui est secourable, qui a la force de Nârâyaṇa, qui s’est approché de l’arbre de l’Intelligence, c’est à lui, qui est rempli de qualités, que cet hommage est rendu.


Ensuite, de la région occidentale (nommée) Tchampakavarna, de la partie du monde (qui est celle) du Tathâgata Pouchpavali Vanaràdji Kousoumitâbhidjiïa, un Bôdhisattva JNIahâsattva, nommé Indradjàli (réseau d’Indra), excité par cette lumière du champ de Bouddha, entouré et précédé de Bôdhisattvas dépassant tout calcul, s’approcha de l’endroit où était Bôdhimaṇḍa et du lieu où était le Bôdhisattva. Et, après s’en être approché, afin de rendre hommage au Bodhisattva, il abrita avec un seul parasol précieux toute l’étendue du cercle (de lapis lazuli).

Alors, aux dix points de l’espace, les dieux, les Nâgas, les Yakchas et les Gandharvas se disaient l’un à l’autre : Pourquoi donc un pareil déploiement de lumière ? Et de ce précieux réseau (de lumière) sortit cette Gâthâ :


3. — Mine de choses précieuses, précieux étendard, joie des trois mondes, le premier entre les objets précieux, précieuse renommée, qui se réjouit dans la bonne loi, qui n’interrompra pas la succession des trois précieux, et qui, ayant obtenu l’héroïsme, obtiendra l’Intelligence, à celui-là je rends hommage !


Ensuite, de la région septentrionale Soûryâvarttâ, de la partie du monde du Tathâgata Tchandra-Soûrya-Djichnî-Karana-prabha, un Bodhisattva Mahâsattva, nommé Vyoûharâdja, excité par cette lumière du champ de Bouddha, entouré et précédé d’une foule de Bôdhisattvas dépassant tout calcul, s’étant approché de l’endroit où était Bôdhimanda et du lieu où était le Bodhisattva, afin de rendre hommage au Bodhisattva, fit voir, dans le mesure de ce cercle (de lapis lazuli), tout ce qu’il y a, aux dix points de l’espace de toutes les parties du monde, d’arrangements de qualités des champs de Bouddha. Et là, quelques Bôdhisattvas parlèrent ainsi : Pourquoi donc de pareils arrangements ?

Et (du milieu) de tous ces arrangements, cette Gâthâ sortit :


4 Celui par qui son corps a été, à beaucoup de reprises, bien purifié par les mérites, et par la science, par qui son langage a été bien purifié par ses vœux, par ses austérités et par la vraie loi ; par qui son esprit a été bien purifié par la modestie, la résignation, la douceur et la mansuétude, celui-là même qui est venu auprès du roi des arbres, c’est ce chef des Çâkyas qui est honoré.


Ensuite, de la région du sud-est, de la partie du monde Gounâkarâ, celle du Tathâgata Gounaràdjaprabhâsa, un Bodhisattva Mahâsattva, nommé Gouiiamati, étant excité par cette lumière du champ de Bouddha, entouré et précédé (d’une foule) de Bôdhisattvas dépassant tout calcul, s’étant approché de l’endroit où était le Bôdhimanda et du lieu où était IcBodiiisattva, en vue de rendre hommage au Bodhisattva, fit apparaître dans cette mesure de ce cercle (de lapis lazuli), un palais à étages ayant tous les arrangements des qualités ; et de ce palais sortit cette Gâthâ :


5. — Celui par les qualités duquel brillent, avant le parfum des qualités, les dieux, les Asouras, les Yakchas et les Mahôragas, celui-là, possédant des qualités, sorti de la famille de Gounarâdja, est assis auprès de l’arbre de l’Intelligence, cet océan de qualités.

Ensuite, de la région du sud-ouest, de la partie du monde Ratnasambhavâ qui est celle du Tathâgata Ratnayachti, un Bôdhisattva Mahâsattva, nommé Ratnasambhavâ, étant excité par cette lumière du champ de Bouddha, entouré et précédé (d’une foule) de Bôdhisattvas dépassant le calcul (etc., comme plus haut), fit apparaître dans la mesure de ce cercle (de lapis lazuli) des Vyômakas (temples célestes) précieux incommensurables et innombrables, et de ces précieux Vyômakas cette Gâthâ sortit :


6. — Celui par qui ont été abandonnés la terre avec l’Océan et des choses précieuses en grand nombre, des palais et les plus belles maisons avec des œils-de-bœuf, des chars attelés de chevaux, des lieux d’assemblée ornés de Vyômakas, brillants de guirlandes, au milieu de jardins ; (par qui ont été abandonnés même) ses pieds, ses mains, sa tête et ses yeux, le voilà assis à Bôdhimanda.


Ensuite de la région du Nord-Ouest Mêghavatî, de la partie du monde du Tathâgata Mêgharâdja, un Bôdhisattva Mahâsattva nommé Mêgha-Kouṭâ bhigardjitêçvara étant excité par cette lumière (du champ de Bouddha), entouré et précédé d’une foule de Bôdhisattvas, dépassant tout calcul (etc., comme plus haut) ayant fait apparaître un nuage de benjoin et de sandal noir, ils firent pleuvoir une poussière de l’essence de sandal des Ouragas. Et de la mesure de ce cercle de nuage de benjoin, cette Gâthâ sortit :


7. — Après avoir étendu le nuage de la Loi dans toute la réunion des trois mondes, celui qui a l’éclat de la délivrance complète et de la science, répand, comme la pluie, la loi sans passion et l’Amrïta qui fait obtenir le Nirvana. Toutes les lianes du désir et de la corruption qui sont des liens ainsi que les réminiscences, il les coupera. Epanoui comme une fleur, par (l’effet de) la contemplation, la force de la puissance surnaturelle et des sens, il donnera ce qui produit la foi.


Ensuite, de la région du Nord-Est, Hêmadjâlapratitch’annâ, de la partie du monde du Tathâgata Ratnatch’atrâbhyoudgatâvabhâsa, un Bôdhisattva Mahasattva nommé Hêmajâlâlangkrïta étant excité par cette lumière (etc., comme plus haut), afin de rendre hommage au Bôdhisattva fit apparaître dans toutes ces galeries supérieures et ces précieux Vyômakas des figures de Bôdhisattvas complètement ornées des trente-deux signes. Et toutes ces figures de Bôdhisattvas tenant des guirlandes de fleurs divines et humaines, ayant le corps incliné du côté où était le Bôdhisattva, suspendirent ces guirlandes de fleurs et prononcèrent cette Gâthâ :


8. — Celui par qui des centaines de mille de Bouddhas ont été loués avec le plus grand respect, après avoir produit la foi, je le salue avec la tête celui qui parle avec la voix de Brahmâ au son mélodieux et qui est arrivé près de Bôdhimanda.


Ensuite de la région inférieure dans la partie du monde Samantavilôkitâ du Tathàgata Samantadarçin, un Bôdhisattva Mahâsattva étant excité par cette lumière (etc., comme plus haut), fit apparaître dans la mesure du cercle de lapis lazuli des lotus d’or nés dans les fleuves du Djambou. Et dans les fruits de ces lotus, des femmes douées de couleur et de beauté, se montraient à mi-corps, bien ornées de toutes leurs parures, portant avec leur main droite et leur main gauche des colliers, des bracelets du poignet et du haut du bras, suspendant des fleurs, des étoffes et des guirlandes ; et à l’endroit où était Bôdhimanda, et au-dessus de la place où était le Bôdhisattva, ayant leurs corps inclinés, prononcèrent cette Gâthâ :


9. — Celui qui s’est toujours incliné devant les précepteurs spirituels, les Bouddhas, les Çrâvakas et les Pratyêkadjinas ; qui, sans orgueil et ayant une bonne conduite s’est réjoui dans le souvenir, inclinez-vous devant lui qui est rempli de qualités.


Ensuite, de la région supérieure, de la partie du monde Varaganâ, celle du Tathàgata Ganèndra, un Bôdhisattva Mahâsattva nommé Gaganagandja excité par cette lumière du champ de Bouddha, entouré et précédé (etc., comme précédemment), afin de rendre hommage au Bôdhisattva, se tient dans le ciel ; et, autant il y a, aux dix points de l’espace, dans tous les champs de Bouddha, qu’on n’a pas vus et dont on n’a pas entendu parler auparavant de fleurs, d’encens, de parfums, de guirlandes, d’onguents, de poudres parfumées, d’habits de religieux, de vêtements, d’ornements, de parasols d’étendards, de banderoles, de bannières, de joyaux, de pierres précieuses, d’or, d’argent, de colliers de perles, de chevaux, d’éléphants, de chars, de soldats à pied, de véhicules, de fleurs, d’arbres et de fruits, de jeunes gens, de jeunes filles, de dieux, de Nâgas, de Yakchas, de Gandharbas, d’Asouras, de Garoudas, de Kinnaras, de Mahôragas (avec) Çakra, Brahmâ et les gardiens du monde, les hommes et les (êtres qui ne sont) pas des hommes, tous, du milieu des airs, faisaient tomber une grande pluie de fleurs qui produisait la joie chez tous les êtres, qui n’effrayait et ne blessait pas un être. Et là, ceci est dit :


10. — Des dix points de l’espace, ce qu’il y a de fils des Djinas sont venus rendre hommage à l’Intelligence qui vient en aide (aux créatures). Ecoutez quelle est la mesure, la symétrie, l’ordre, la promptitude, la belle ordonnance des arrangements de ces fils des Djinas.

11. Quelques-uns sont venus dans le ciel comme des nuages orageux, suspendant des guirlandes par centaines de mille ; quelques-uns sont venus avec des diadèmes précieux et leurs cheveux pendant, montrant dans le ciel un char céleste de fleurs.

12. — Et quelques-uns sont venus, rugissant comme les lions de la terre, proclamant le vide (Çoûnya) sans cause et sans objet comme ce qu’il y a de meilleur : quelques-uns sont venus beuglant comme des taureaux et jettent de belles fleurs qu’on n’avait pas vues auparavant.

13. Quelques-uns sont venus dans le ciel et crient comme des paons, en montrant mille couleurs sur leurs corps. Quelques-uns sont venus comme des pleines lunes dans le ciel, récitant la guirlande de qualités du fils des Djinas.

14. — Quelques-uns venus comme des soleils, répandent la lumière et rendent ténébreuses toutes les demeures de Mâra. Quelques-uns sont venus ayant des bâtons d’étendards purs comme celui d’Indra ; ayant amassé des trésors de mérite, ils sont venus à Bôdhimanda.

15. Quelques-uns jettent du haut du ciel un filet garni de pierres précieuses, des Tchandras et des Soutchandras qui brillent sur le sol ; ils jettent des guirlandes et dis bouquets de fleurs de Mândâra, de Soumanas, de Yàrchika et de Tchampaka sur le Bôdhisattva accompli qui se tient auprès du roi des arbres.

16. — Quelques-uns sont venus, ébranlant la terre avec leurs pieds, et la terre fortement ébranlée fait la joie des gens. Et quelques-uns sont venus ayant pris le Mérou avec la paume de leurs mains et ont versé des corbeilles de fleurs en se tenant dans l’air.

17. — Quelques-uns sont venus, ayant pris sur leurs têtes les quatre mers, et répandent sur la terre les meilleures eaux de senteur ; quelques-uns sont venus portant divers bâtons précieux, et, se tenant au loin, montrent le Bôdhisattva accompli.

18. — Quelques-uns sont venus après avoir rendu leur corps calme comme Brahma et demeurent avec l’esprit calme, parfaitement calme, plongés dans la méditation. De leurs pores sort une voix allant au cœur, expression d’une douceur, d’une patience, d’une compassion et d’une joie incommensurables.

19. — Quelques-uns sont venus comme le dieu Indra précédés de dieux par centaines de mille ; après s’être approches de l’arbre de l’intelligence et avoir joint les mains, ils jettent diverses choses précieuses amassées par Indra.

20. — Quelques-uns sont venus ainsi que les gardiens des quatre points de l’espace, entourés de Gandharbas, de Kinnaras et de Rakchasas ; ils font pleuvoir des fleurs brillantes comme l’éclair, et, par la voix des Gandharbas et des Kinnaras, ils louent le héros.

21. — Quelques-uns sont venus après avoir pris des arbres avec leurs fleurs et leurs fruits, qui avec les fleurs répandent les meilleurs parfums ; se tenant dans ces feuillages les Bouddhas montrant la moitié de leur corps, inclinés vers Dhâranimanda, jettent des fleurs.

22. — Quelques-uns sont venus apportant des étangs remplis de fleurs de lotus jaunes, bleus et blancs. Eux qui portent (aussi) les trente —deux signes (d’un grand homme) assis dans le calice d’un lotus, ils louent le sage dont l’esprit est détaché de tout.

23. — Quelques-uns sont venus avec des corps immenses comme le Mérou ; en se tenant dans l’air ils lancent leurs propres corps qui, aussitôt lancés, deviennent des guirlandes de fleurs nouvelles qui ombragent la réunion des trois mille champs du Djina (Bouddha).

24. — Quelques-uns sont venus qui montrent deux yeux pareils à l’embrasement d’un Kalpa qui amène la destruction (du monde) et sa renaissance. (Des voix sortant) de leurs corps font entendre les nombreuses portes de la loi, et, après les avoir entendues, des centaines de millions d’êtres abandonnent la convoitise.

25. — Quelques-uns sont venus avec des voix qui résonnent à l’égal de celles des Kinnaras, avec de beaux visages aux lèvres de Bimba et des faces bien pleines ; et aussi des jeunes filles parées de beaux colliers. Les troupes des dieux les regardent et ne se rassasient pas de les voir.

26. — Quelques-uns sont venus ayant des corps indestructibles comme le diamant, retenant avec leurs pieds les amas d’eaux inférieures. Quelques-uns sont venus pareils au soleil, ayant la figure pleine comme la lune ; produisant la lumière et la clarté, ayant détruit la corruption naturelle et le péché.

27. — Quelques-uns sont venus parés de diamants et ayant à la main des diamants ; et, après avoir couvert d’ombre plusieurs dizaines de millions de champs, ils font pleuvoir les plus beaux joyaux et les fleurs aux plus doux parfums, pour la joie, le secours et le bonheur de beaucoup d’êtres.

28. — Quelques-uns sont venus récitant les recueils des grandes et précieuses Dhâranis et des centaines de mille de Soûtras (qui sortent) de leurs pores. Possédant l’énergie, possédant la sagesse, possédant une bonne intelligence, ils réveillent les gens les plus orgueilleux des orgueilleux.

29. — Quelques-uns sont venus ayant pris le Mérou comme un tambour ; ils le frappent fortement et produisent dans le ciel un bruit très agréable : et le son de celui-ci allant aux dix points de l’espace dans des dizaines de millions de champs (fait comprendre ceci) : aujourd’hui l’intention de l’instituteur (du monde) est de bien connaître l’Amrĭta (l’immortalité) !


Chapitre nommé : Arrangements de Bôdhimaṇḍa, le vingtième.