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Le plus pur des Bourbons est un orphelin blême

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Les Perles rouges : 93 sonnets historiquesBibliothèque-Charpentier (p. 154-155).


LXXVII


Le plus pur des Bourbons est un orphelin blême.
Tendre Dauphin broyé, l’Enfant Louis Dix-Sept
Humanise en ses traits l’Enfant de Nazareth,
Fils de dieux et de rois qu’adopte Dieu lui-même !

Des épines, au front, lui font un diadème ;
Le miracle embaumé de Sainte Élisabeth
En ses bras torturés a rejailli plus net ;
Les lis de son manteau lui servent seuls de chrême.


Il porte un sceptre en fleurs, d’un air de Séraphin ;
Son décès discuté le fait vivre sans fin ;
Son sort, qui semblait dur, un mystère l’élide.

Son trépas, à jamais demeure partiel.
C’est comme un Papillon qui fuit sa chrysalide,
Et dont le doux vol bleu se fond avec le Ciel.