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Les Contes de Canterbury/Corrections et additions

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Traduction par collectif.
Texte établi par Émile LegouisFélix Alcan (p. 525-528).
CORRECTIONS ET ADDITIONS


―――


P.2 v. 33 Au lieu de et fis convenance lire et nous convînmes.
v. 43 Au lieu de un digne homme, lire un vaillant homme, un preux.
note 1 Au lieu de cotte de paysan, lire blouse.
P.3 v. 60 Débarquement. — Dans la plupart des manuscrits on lit armee au lieu de aryve, mot inusité au sens proposé par Skeat. Avec armee le sens vrai serait : « Il avait été en mainte noble armée de mer. »
v. 65 Au lieu de oncques, lire naguère ou un temps.
v. 69 Au lieu de de son port, lire en son port.
P.4 v. 85 Au lieu de oncque, lire naguère ou un temps.
v. 87 Par espace, entendez espace de temps, durée.
v. 94 Au lieu de manteau, lire robe (V. F. gonne).
v. 100 Au lieu de coupait, lire tranchait.
v. 107 Au lieu de Ses flèches ne pendaient pas avec plumes basses, lire : Ses flèches ne retombaient pas les plumes en bas. Elles étaient bien faites et volaient bien.
v. 119 Au lieu de qui de son sourire, lisez de qui le sourire.
P.5 v. 130 Au lieu de et bien l’y garder, que… lire, et bien garder que…
v. 134 Au lieu de sur sa coupe, lire dans sa coupe. La lèvre de dessus est si bien essuyée qu’elle ne laisse pas trace de graisse dans la coupe, pas d’œil de graisse dans le breuvage.— Cf. les vers 126-136 avec Rom. de la Rose, éd. Méon, v. 13 612, etc.
v. 136 La traduction proposée est conforme à l’explication de Skeat, et, croyons-nous, de tous les éditeurs. Ils font

venir raughte de reach, tendre vers, atteindre. Il est beaucoup plus probable que raughte est ici le prétérit de retch, roter. (Cf. N. E. D. « For them that raughte up blood at the mouth. ») Le sens serait donc :

« Très décemment elle rotait après son diner. »

Sans doute elle mettait la main devant sa bouche. Le sens admis jusqu’ici paraît très plat et n’ajoute rien à ce qui précède.

P.6 v. 164 Trois Prêtres. Skeat fait justement observer que Preestes three n’est qu’une rime d’attente. Chaucer ne mentionnera dans la suite qu’un seul prêtre de non-
nains, et si la Prieure en avait trois avec elle, le

nombre des pèlerins serait non de 29 mais de 31.

P. 7 v. 195 Au lieu de capuchon, lire chaperon.

Pour un nœud d’amour, lire un lacs d’amour.

v. 209 Un fort gai compagnon. C’est l’interprétation de Skeat pour solempne man. Mais il n’explique guère le sens inattendu qu’il prête ici à solemn. Lire plutôt :

Un limitour, homme de haute importance.

Ce Frère est un joyeux drille mais sa fonction est considérable.

P. 8 v. 240 Pour ville lire village, sens fréquent de town dans Chaucer.

v. 244 Pour à son mérite, lire à sa profession.

P. 9 v. 271 Par bigarré (mottelee) entendre soit mi-parti, comme le costume des fous de cour, soit vêtu de drap mêlé, c’est-à-dire de drap mélangé, dont la chaîne et la trame sont de laines de différentes couleurs.

P. 10 v. 306 Au lieu de rapide pour quick on pourrait aussi comprendre vivant, quelque chose comme suggestif, dirait-on aujourd’hui,

v. 312 Pour d’âme fort révérente, lire très respectable.

P. 11 v. 341 Des meilleurs. Mot à mot : de même qualité (supérieure).

v. 348 Pour régime, lire dîner. « Meal » est le repas principal (d’où le sens de viande qui a pris la place du sens primitif de nourriture), par opposition au « souper » dont la soupe fait le fond.

P. 12 v. 377 Au lieu de « et d’aller aux veillées de fêtes avant tout le monde », lire « et de prendre aux vigiles le pas sur toutes les autres femmes ».

P. 12 v. 378 Au lieu de porter, lire apporter, selon la note de Speght, qui nous apprend que les dames se faisaient pour ces fêtes apporter leurs manteaux à l’endroit du festin.

P. 13 v. 413 Au lieu de pour parler médecine, lire à parler de médecine, c’est-à-dire pour ce qui est de la médecine,

v. 414-5 En changeant la ponctuation de Skeat et en mettant au lieu d’un point une virgule après astronomye, on obtient un sens très supérieur : « Pour ce qu’il savait l’astronomie, il veillait… »

P. 14 v. 443-4 Lire :

Pour ce que l’or est en médecine un cordial, il aimait donc l’or spécialement.

P. 15 v. 465 « Pour Bologne lire Boulogne. Il s’agit de Boulogne-sur-Mer en France, où il y avait une image vénérée de la Vierge.

P. 17, v. 545 En l’occasion. C’est le seul sens proposé par les commentateurs pour ce for the nones qui revient assez souvent à la rime dans Chaucer. C’est à n’en pas douter le sens premier et littéral, et il est parfois retenu par le poète. Mais l’expression semble aussi être devenue un simple renforcement de l’épithète, comme ici : « Le meunier était un gars fameusement robuste. » On pourrait traduire ici et ailleurs par pour le coup ou à la bonne heure ! ou ma parole ! (Cf. l’emploi de pour une fois en belge). De même plus haut, A 522, au lieu de à propos, il conviendrait sans doute de lire de la belle manière. Cf. pour ce dernier sens : A 3126 et 3469, B 1165, 3132 et 4523 ; peut-être aussi D 14 et presque sûrement 2154.

P. 18 v. 593 Au lieu de garder, lire régir. Au lieu de cellier, lire huche.

P. 19 v. 600-2 Lire :

Et d’après son contrat il rendait ses comptes,
depuis que son maître avait vingt ans d’âge.
Par nul homme il ne se laissait mettre en arriéré.

Non pas, comme pense Skeat : « Nul homme ne pouvait prouver qu’il était en arriéré ». — Le sens de ces trois vers est peut-être celui-ci : Il était parfaitement exact à rendre ses comptes depuis la majorité de son maître (ce qu’il faisait auparavant, quand le maître était mineur, nous n’en parlerons pas). S’il n’était jamais en retard dans ses comptes, c’est d’ailleurs qu’il était sans oreilles pour les plaintes des fermiers et valets, etc., et ne se laissait pas duper par eux.

P. 19 v. 611 Sur son propre bien. Entendez probablement : sur le bien du maître. Il prêtait au maître ce qu’il lui avait retenu d’ailleurs.

P. 22 v. 727 Au lieu de simplement, lire tout franc, crûment.

P. 25 v. 841 Au lieu de n’étudiez plus, lire ne rêvassez plus.

P. 94 v. 3336 Au lieu de pourvu il, lire pourvu qu’il.

P. 109 v. 3381 Au lieu de nous ne nous pouvons, lire nous ne pouvons.

P. 183 v. 1908 Au lieu de il était né, lire il est né.

v. 1910 Au lieu de Popering, lire Poperinghe.

P. 185 v. 1954 Au lieu d’éventée, lire vieille. C’est la bière de l’an précédent, sans plus de sens péjoratif que dans « du vin vieux ».

P. 188 v. 2055 Symphonie est le nom d’un instrument de musique.

P. 241 v. 4649 Au lieu de cuirasse, lire plates, c’est-à-dire lames de fer.

P. 241 v. 4649 Au lieu de Brésil lire bresil. C’est, comme on sait, le bois de teinture rouge dit bresil qui devait donner son nom au pays encore inconnu (voir Littré).

P. 253 Avec le Prologue du Conte du Pardonneur, comparer la prédication du Frère Ciboule dans le Décaméron, 6e journée, nouvelle 10.