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Les Fouteries chantantes/05

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Les Fouteries chantantes, 1791 - Figure n-16



LE DUEL PUNI.
OU
Retour d’un Fouteur aristocrate
revenant du Bois de Boulogne.

CHANSON FOUTRI-PATRIOTIQUE.


Dialogue entre Cazalès et une Branleuse
 de la rue Saint-Honoré.


Air : On compterait les Diamans [ws 1].


La Branleuse.


Quoi ! tu reviens, lâche coquin,
Me présenter ici ta pine ?
Tu crois qu’à te branler l’engin,
Ma main douillette se destine ?
Jean-foutre, ne l’espère pas :

Si cela est, que mon con bave ;
Tu peux foutre d’autres appas ;
Je ne fouts plus qu’avec Barnave.  (bis)

Cazalès.


Par pitié, souffre, mon tendron,
Que mon vit, droit comme une quille,
Pénètre jusques dans ton con ;
C’est par-là que Cazalès brille :
Crois-moi, retranche ce ton-ci ;
Cesse de faire la bougresse,
Car je ne partirai d’ici,
Qu’après t’avoir tâté la fesse.  (bis)

La Branleuse.


Retire-toi, moule à vilain,
Avec ton bougre et plat visage :
Tiens, regarde-le ce conin,
Sans y foutre un pouce d’ouvrage.
Or, c’est moi qui te le prédis,
Et je t’en donne ma parole ;
Si tu y fouts jamais ton vit,
Je veux attraper la vérole.  (bis)

Cazalès.


Ne sois pas si fière Putain ;
Vois, considère aussi ma pine,
Que tu branlais soir et matin ;
Viens, ma charmante couillardine ;
Je bande comme un enragé,
Et mon vit te rendra bien aise ;
Ne me donne donc pas congé
Comme à un foutu bande-à-l’aise.  (bis)

La Branleuse.


J’aimerais mieux, foutu gredin,
Branlotter le vit d’un mulâtre.
Le secouer d’un air badin,
Enfin, un vit opiniâtre,
Que de chatouiller de ma vie
La pine d’un ariſtocrate ;
Je ne fit jamais de folie ;
Allons, fouts-le-camp, car j’ai hâte.  (bis)

Cazalès.


Puisque par un refus cruel,
Tu fais tant mépris de ma couille,
Je vais en un autre bordel

Aller tôt poser mon andouille ;
J’étais de toi trop entiché ;
Adieu, ma sévère fouteuse ;
J’étais pourtant un bon miché
Pour une laide Raccrocheuse.  (bis)

La Branleuse.


Je me ris des méchans propos
D’un viédase, d’un misérable ;
Fouts-moi, de grace, le repos,
Et va porter ta pine au Diable.
Mais pour être plus satisfait,
Reçois cette leçon en outre ;
C’eſt que mon beau con n’eſt pas fait
Pour un aussi vilain jean-foutre.  (bis)


Les Fouteries chantantes, 1791 - Fleuron - Soleil


Notes de Wikisource[modifier]

  1. ndWs. Cf. recueil La clé du caveau, 423.