Les Héroïdes/Épître XVII

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Traduction par auteurs multiples.
Texte établi par Désiré NisardFirmin-Didot (p. 80-85).

HÉLÈNE À PÂRIS

Maintenant que ta lettre a souillé mes yeux, je croirais n’avoir qu’un faible mérite en n’y répondant pas. Étranger ici, tu as osé, au mépris des droits de l’hospitalité, tenter la foi d’une épouse légitime ! C’est donc pour cela que tu as traversé des mers orageuses, et que la terre de Ténare t’a reçu dans son port[1] ? Notre palais, quoique tu vinsses d’un lointain pays, n’a pas tenu ses portes fermées devant toi ; était-ce pour que l’outrage fût la récompense d’un si grand bienfait ? En y entrant ainsi, étais-tu un hôte ou un ennemi ? Je ne doute pas que ces reproches, tout justes qu’ils soient, ne te paraissent de ridicules discours. Qu’ils soient ainsi jugés, j’y consens, pourvu que je n’oublie pas la pudeur, et que ma vie soit une suite de jours sans tache. Si mon visage hypocrite ne prend pas un air triste, si, dans un maintien immobile, je ne fais pas voir un front dur et farouche, je n’en ai pas moins une réputation pure ; jusqu’ici j’ai vécu sans crime, et nul adultère ne tire vanité de moi.

J’en admire d’autant plus ta confiance en ton entreprise, et le motif qui a pu te donner l’espoir de partager ma couche. Quoi ! parce que le héros, petit-fils de Neptune[2], a porté sur moi des mains coupables, parce que j’ai été enlevée une fois, je parais digne de l’être deux !

Ce crime devenait le mien, si je me fusse laissé séduire. Quand je fus enlevée, qu’ai-je fait, sinon de ne le vouloir point ? Cependant, il n’a pas retiré de son attentat le fruit qu’il désirait ; excepté la peur, je suis revenue sans avoir rien éprouvé. Sa bouche téméraire m’a seulement dérobé quelques baisers, que je lui disputai ; il n’a de moi rien de plus. L’audace que tu montres ne se fût pas contentée de ces larcins. Grâce aux dieux, il ne t’a pas ressemblé. Il m’a restituée intacte, et sa continence atténue sa faute ; ce jeune héros s’est évidemment repenti de son action. Thésée s’est repenti pour avoir dans Pâris un successeur ! Pour que mon nom ne cessât d’être dans toutes les bouches ! Cependant je n’en ai pas de courroux (comment en effet s’irriter contre quelqu’un qui vous aime ?), pourvu que l’amour dont tu te vantes soit sincère, car j’en doute encore ; non que la confiance me manque ou que mes traits ne me soient pas bien connus, mais parce que la crédulité porte d’ordinaire malheur aux jeunes filles, et que vos paroles passent pour mensongères.

Mais, dira-t-on, d’autres femmes succombent, et il est rare d’en voir de chastes. Et qui empêche que mon nom ne soit cité à côté de ces rares modèles ? Car la faiblesse de ma mère, dont l’exemple t’a paru propre à me pouvoir entraîner n’est que le résultat d’une erreur : ma mère se vit déçue par une image trompeuse : l’adultère s’était caché sous un plumage. Je ne pourrai, moi, si je succombe, alléguer mon ignorance ; il n’y aura pas de méprise pour colorer l’odieux de mon crime. L’erreur de ma mère est excusable, et l’auteur de sa faute la rachète. Où est le Jupiter qui fasse dire que j’aie été heureuse dans la mienne ?

Tu vantes ton origine, et tes aïeux, et ton nom royal ; ma famille a une illustration assez noble. Sans parler de Jupiter, le bisaïeul de mon beau-père[3], ni de toute la race de Tyndare[4] et de Pélops, fils de Tantale, Léda, trompée par un cygne, me donna Jupiter pour père, lorsque, trop crédule, elle réchauffa dans son sein cet oiseau imposteur. Va, maintenant, rappelle à toute ta Phrygie l’origine de ta race, et Priam avec Laomédon son père. Je les révère, mais celui que tu es si glorieux d’avoir pour cinquième aïeul est le premier de mon sang. Bien que je croie à la puissance du sceptre de Troie, ta patrie, je ne regarde pas comme inférieur celui que je possède. S’il lui cède en richesses et en population, assurément le tien est barbare[5].

Ta lettre, riche en promesses, contient l’offre de si magnifiques présents qu’ils pourraient ébranler même des déesses ; mais, si je voulais franchir enfin les limites de la pudeur, tu ne pourrais, pour me rendre coupable, m’offrir de plus sûr attrait que toi-même. Ou je conserverai éternellement sans tache ma réputation ou je te préférerai à tes dons. Si je ne les méprise pas, c’est que des présents, dont tout le prix vient de celui qui les fait, sont toujours bien reçus. Ce qui me touche bien davantage, c’est que tu m’aimes, c’est que je suis la cause de tes peines, c’est que ton espérance a traversé de si vastes mers.

Les marques que tu donnes maintenant de ton amour audacieux, quand la table est dressée[6], ne m’échappent point, bien que je m’étudie à dissimuler. Tantôt tu me lances de passionnés et lascifs regards, dont les miens supportent à peine les importunités ; tantôt tu soupires ; tantôt tu prends la coupe qui est près de moi, et tu bois à l’endroit même où j’ai bu. Ah ! combien de fois ai-je remarqué les signes que me faisaient tes doigts, combien de fois ceux de ton sourcil qui avait, pour ainsi dire, son langage[7] ! Souvent aussi j’ai craint que mon époux ne les vît, et j’ai rougi de ces intelligences trop peu cachées. Souvent, avec un léger mouvement de mes lèvres ou d’une bouche immobile j’ai dit : « Il n’a honte de rien », et je ne me trompais pas. J’ai lu aussi sur le contour de la table, au-dessous de mon nom, j’ai lu, tracé avec du vin, le mot J’AIME. Cependant j’ai, d’un œil incrédule, refusé d’y croire. Hélas ! déjà j’ai appris qu’on pouvait parler de cette sorte[8].

Voilà, si j’avais dû succomber, les séductions qui me toucheraient : c’est à ces pièges que mon cœur pouvait se laisser prendre. Tu as aussi, je l’avoue, des traits d’une rare beauté, et une jeune fille peut bien vouloir de tes baisers. Qu’une autre devienne heureuse, sans être criminelle, plutôt qu’un amour étranger triomphe de ma pudeur. Apprends, à mon exemple, à pouvoir te priver de la beauté : il y a de la vertu à s’abstenir d’un bien qui nous plaît. Combien penses-tu qu’il y ait de jeunes gens qui désirent ce que tu désires, sans cesser d’être sages ? Pâris est-il le seul qui ait des yeux ? Tu ne sais pas mieux voir ; mais ta témérité te fait oser davantage : ton cœur n’est pas plus tendre, mais ta bouche est moins timide. Je voudrais que tu fusses venu sur tes vaisseaux rapides, alors que mille prétendants aspiraient à ma main vierge encore[9]. Si je t’avais vu, je t’eusse, entre mille, aimé le premier : mon époux lui-même pardonnera le choix que j’eusse fait. Tu es venu trop tard chercher des plaisirs qu’on a goûtés, qu’on t’a soustraits : ton espérance fut tardive : ce que tu demandes, un autre l’a obtenu. Bien que j’eusse souhaité de devenir, à Troie, ton épouse, ne crois pas cependant que Ménélas me possède contre mon gré. Cesse, je t’en supplie, d’ébranler par tes discours un faible cœur, et ne nuis pas à celle que tu dis aimer. Laisse-moi garder l’état où m’a placé la fortune, et ne remporte pas mon honneur en humiliant trophée.

Mais Vénus t’a promis cette conquête, lorsque, dans les profondes vallées de l’Ida, trois déesses se présentèrent nues à toi[10]. L’une t’offrait la royauté ; l’autre la gloire du guerrier ; la troisième te dit : "La fille de Tyndare sera ton épouse." J’ai peine à croire que des créatures célestes aient soumis leur beauté à ton arbitrage. Cela fût-il vrai, l’autre partie est certainement inventée, qui m’assigne et me donne comme le prix de ton jugement. Ce que je suis ne m’inspire pas assez de présomption pour me croire, sur la foi d’une déesse, le don le plus précieux. Il me suffit que ma beauté obtienne les suffrages des humains ; les louanges de Vénus me désignent à l’envie. Mai je n’infirme rien ; j’applaudis même à ces éloges : car pourquoi ma bouche nierait-elle ce qu’elle désire ? N’aie point de courroux, si je t’ai cru avec trop de peine : d’ordinaire, pour les grandes choses la foi vient lentement.

Ma première joie est donc d’avoir plu à Vénus ; la dernière de t’avoir paru la plus belle des récompenses, et de voir que tu n’as pas préféré, au bien que l’on te disait d’Hélène, les honneurs que t’offraient et Pallas et Junon. Ainsi, je suis pour toi la valeur ? Je suis pour toi un noble royaume ? Mon cœur serait de fer, s’il n’en aimait pas un tel que le tien[11]. Non, crois-moi, il n’est pas de fer, mais je refuse d’aimer celui que je pense à peine pouvoir être à moi. Pourquoi fendre avec le soc de la charrue le sable humide du rivage ? Pourquoi voudrais-je poursuivre l’espoir d’un bien que le sol même me dénie ? Je suis novice aux larcins de Vénus, et, les dieux m’en soient témoins, je ne me suis jouée d’un époux fidèle par aucun artifice. Maintenant même que je confie ces mots à des feuilles discrètes, cette lettre remplit un office nouveau pour moi. Heureux ceux à qui l’habitude vient en aide ! Pour moi, ignorante des choses, je soupçonne difficile la route du crime.

La crainte même est un mal : je suis déjà toute confuse, et je m’imagine que tous les yeux sont attachés sur les miens. Et je n’ai pas tort de le croire ; je suis en butte aux malins propos du peuple, et Éthra m’en a rapporté certaines paroles. Mais lui, dissimule, à moins que tu ne préfères renoncer à moi. Que dis-je ? pourquoi y renoncerais-tu ? tu peux dissimuler. Que ton jeu soit caché ; l’absence de Ménélas me donne une liberté plus grande, mais non pas entière.

Il s’est vu forcé de partir loin d’ici ; la cause de ce subit voyage est grave et légitime. J’en ai du moins ainsi jugé. Comme il balançait à s’éloigner : "Fais en sorte, lui dis-je, de revenir promptement." Charmé du présage, il me donne un baiser : « Je confie à tes soins, me dit-il, et mon royaume, et mon palais, et l’hôte troyen. » Je contins à peine mon rire ; et tandis que je m’efforçais de l’étouffer, je ne pus lui répondre que ces mots : "Il en sera ainsi."

Il a fait voile vers la Crète, secondé par les vents ; ne pense pas pour cela que tout te soit permis. Mon époux est loin de nous ; mais, absent, il veille encore sur moi ; ne sais-tu pas que les rois ont le bras long[12] ? Ma renommée aussi m’est à charge ; car plus ta bouche persiste à me donner des louanges, plus il est fondé à craindre. La gloire dont je jouis maintenant, et qui fait ma joie, fait aussi mon malheur ; mieux eût valu que ma réputation eût provoqué des bruits injurieux. Ne sois pas surpris, parce qu’il s’est éloigné, qu’il m’ait ici laissée avec toi ; il m’a confiée à ma propre vertu, à l’honneur de ma vie. Il craignait, à cause de ma figure ; il s’est fié à cette vie ; et ma vertu le rassure en même temps que ma beauté t’alarme.

Tu m’engages à ne pas perdre une occasion qui s’offre d’elle-même, et à profiter de la complaisance d’un époux trop simple. Je le désire et je le crains : ma volonté est encore trop indécise, et mon cœur flotte au milieu du doute. Mon époux est loin de moi, et tu reposes sans épouse ; nous sommes réciproquement captivés, moi par tes charmes, toi par les miens. Les nuits sont longues, et déjà nos paroles nous ont unis. Tu es séduisant, hélas ! et nous habitons la même demeure. Que je périsse si tout ne m’invite pas à devenir coupable ! Je ne sais pourtant quelle crainte me retient encore.

Celle que tu as difficilement persuadée, que ne peux-tu facilement la contraindre ! C’est par la violence qu’il faudrait m’arracher mes scrupules. L’outrage est quelquefois utile à ceux qui l’ont essuyé ; aussi voudrais-je devenir forcément heureuse. Tandis qu’il est nouveau, combattons plutôt un amour qui commence ; un peu d’eau répandue sur une flamme récente suffit pour l’éteindre. L’amour n’est pas stable chez ceux qui ne sont que des hôtes ; il est errant comme eux, et lorsque vous comptez le plus sur sa constance, il n’est déjà plus. Témoin Hypsipyle, témoin la fille de Minos, toutes deux le jouet d’hymens qui ne furent pas accomplis[13].

Toi-même, après avoir longtemps aimé Énone, on dit, infidèle, que tu l’abandonnas. Tu ne le nies pas non plus, et je me suis, si tu l’ignores, enquise avec le plus grand soin de tout ce qui te regarde. Tu voudrais demeurer constant dans ton amour, que tu ne le pourrais même pas : déjà les Phrygiens déploient tes voiles. Tandis que tu t’entretiens avec moi, tandis que s’avance la nuit désirée, déjà souffle le vent qui te doit porter dans ta patrie. Tu abandonneras au milieu de leur cours des joies toutes nouvelles : avec les vents s’envolera notre amour.

Te suivrai-je comme tu me le conseilles ? Verrai-je Troie si vantée, et serai-je la bru du grand Laomédon ? Je ne méprise pas assez les louanges de la volage renommée, pour la laisser remplir ces contrées du bruit de ma honte. Que diront de moi et Sparte et toute l’Achaïe, et les nations de l’Asie, et ta Troie elle-même ? Que pensera de moi Priam ? Qu’en penseront et son épouse et tous tes frères, et les femmes dardaniennes ? Toi-même, comment pourras-tu espérer que je te sois fidèle, et ne pas trouver dans ton propre exemple des sujets d’inquiétude ? Tout étranger qui entrera dans le port d’Ilion sera pour toi le sujet d’une crainte soupçonneuse. Que de fois, dans ton courroux, me diras-tu : "Adultère ! " oubliant que mon crime est le tien ! Tu seras devenu à la fois et le censeur et l’auteur de ma faute. Ah ! puisse auparavant m’engloutir la terre !

Mais je jouirai de l’opulence troyenne et de soins qui feront mon bonheur ; je recevrai de plus riches présents qu’il ne m’en est promis ; on me donnera sans doute aussi et de la pourpre et de précieux tissus ; je me verrai riche d’énormes monceaux d’or ? Pardonne à mon aveu : tes présents n’ont pas encore assez de prix ; je ne sais quel charme me retient à cette terre. Quel bras, si l’on m’outrage, me pourra défendre sur les bords phrygiens ? Où trouver mes frères ? Où l’appui d’un père ? Jason promit tout à Médée, et la trompa ; en fut-elle moins rejetée de la demeure d’Éson ? Déshonorée, il n’y avait plus d’asile pour elle auprès d’Æétès[14] ; il n’y en avait plus auprès d’Ipséa, sa mère, de Chalciope, sa sœur. Je ne crains rien de semblable ; Médée aussi était sans crainte : un augure flatte souvent une espérance qui sera déçue. Les vaisseaux, maintenant battus par la tempête, on les a tous vus sortir du port sur une mer sans orage.

Ce qui m’effraie encore, c’est cette torche sanglante que ta mère crut mettre au monde avant le jour de l’enfantement. Je redoute aussi les avertissements des devins, qui annoncèrent, dit-on, que Troie périrait embrasée par la flamme des Grecs. Et comme Cythérée te favorise, parce qu’elle doit à ton arbitrage et son triomphe et un double trophée[15], je crains alors les deux autres déesses auxquelles ton jugement, si tu ne te glorifies pas en vain, fit perdre leur cause. Je ne doute pas non plus que, si je te suis, l’on ne prenne les armes. Hélas ! notre amour n’aura que des glaives autour de lui. Hippodamie d’Atrace n’a-t-elle pas forcé les guerriers d’Hémonie à déclarer aux Centaures une guerre cruelle[16] ? Et tu penses que Ménélas, et mes deux frères, et Tyndare soient lents à exercer une si juste vengeance ?

Tu me parles avec complaisance de tes preuves de courage ; mais ton visage contredit tes discours : ton corps fut formé pour Vénus plutôt que pour Mars. Qu’ils fassent la guerre, ceux qui ont la force en partage ; ton devoir, Pâris, est de toujours aimer. Dis à Hector, que tu me vantes, de combattre à ta place ; cherche dans d’autres combats des succès dignes de toi. Je choisirais ce parti, si j’étais sage et un peu plus hardie ; c’est celui que choisira toute fille sensée. Et même, dépouillant toute honte, je le prendrai peut-être moi-même, et, vaincue avec le temps, je porterai tes chaînes. Tu demandes que nous puissions nous voir et nous parler en secret ; je sais ce que tu désires, et ce que tu appelles un entretien. Mais tu as trop de hâte, et ta moisson ne fait encore que de poindre. Puisse ce retard être favorable au vœu que tu formes !

Je m’arrête ; ma main déjà fatiguée termine ici cette épître, muette confidente des secrets de mon âme. Le reste, je pourrai te l’apprendre par Clymène et Éthra mes compagnes, qui sont toutes deux ma société et mon conseil[17].


  1. Voyez la note 2 de l’épître précédente.
  2. Thésée se disait petit-fils de Neptune.
  3. Atrée, qui passait pour le père de Ménélas et d’Agamemnon, était ainsi le beau-père d’Hélène.
  4. Voici comment s’établit cette filiation au cinquième degré : Priam,père de Pâris, était fils de Laomédon, qui avait pour père Ilus, et celui-ci Tros ; entre Tros et Jupiter, il y avait Erichtonius et Dardanus ; enfin, la mère de ce dernier, Électre, fille de l’Océan et de Thétys, avait été femme de Jupiter.
  5. Hélène appelle cette région barbare, dans le sens des Grecs, qui donnaient ce nom à tous ceux qui n’étaient pas nés sur leur territoire.
  6. Voyez les vers 215 et suivants de l’épîre précédente.
  7. Imitation de Properce :

    Tecta superciliis si quando verba remittis,
    Aut tua cum digitis scripta silenda notas. (L. III, eleg. VI, 25.)

  8. Burman, d’après le grammairien Ptolem. Héphestion, (1. IV) attribue à Hélène l’invention de la pantomime ou langage par gestes.
  9. Le nombre et jusqu’aux noms des poursuivants d’Hélène sont rapportés par Apollodore, III, 10 ; il y en avait vingt-neuf, parmi lesquels on remarque Ulysse, Diomède, les deux Ajax, Philoctète, etc,
  10. Voyez dons l’épître précédente (v, 53-89) le récit de cet événement.
  11. Cette expression ferreus, ferrea, se trouve assez fréquemment employée dans quelques écrivains latins "Ferreus essem, si te non amarem," (CICER. lib. XV, ad famil. epist. ult.)

    Ferreus ille fuit, qui te quum possit habere,
    Maluerit praedas stultus et arma sequi.

    (TIBULL. I, I, 67.)
  12. Cet adage, trop familier dans son application ici, n’est pas nouveau. Les Grecs disaient de même Makrai turannôn cheires.
  13. Voyez les Épîtres VI et X.
  14. Aeétès était roi de la Colchide et père de Médée.
  15. Ce double trophée est la victoire remportée par Vénus sur ses deux rivales.
  16. Voyez l’épître II - Atrace était une ville de Thessalie, qui donne son nom à la contrée.
  17. Voyez le vers 257 de l’épître précédente