Les Hautes Montagnes/13

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13. Bataille avec un molosse

13. Bataille avec un molosse

Dimos et Phanis sont partis voir les Valaques. C’est à droite, leur a-t-on dit. Ils ont avancé dans les arbres en se laissant mener par le sentier. Mais au bout de cinq minutes le sentier a disparu, ce qui arrive souvent en forêt. On ne distinguait plus rien.

Ils ont tourné par ici et par là, ils ne l’ont pas retrouvé. Alors ils ont continué hors sentier vers un lieu qui ressemblait à une clairière.

Là il leur sembla voir quelques cabanes.

« Ohé ! », ont-ils appelé.


On venait en remontant la pente, en courant. Mais ce n’était pas une personne, c’était un chien. Il montait avec rage, et voilà, ils s’est planté face à eux.

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Dès que Dimos a vu que ce molosse à fourrure arrivait droit sur eux — un vrai monstre !  — il a attrapé une grosse pierre et en a pris une autre dans la main gauche.

Le molosse a compris que c’est avec lui qu’il fallait se battre.

Le pauvre Phanis a seulement crié « hé, allez, va-t’en ! » en levant son bâton. Mais tandis qu’il tentait de l’effrayer, il était devenu blême et semblait supplier le chien : « non ne me mange pas ! »

Dimos a vu qu’ils étaient en danger et qu’il fallait qu’ils en réchappent. Il lança donc la pierre de toutes ses forces.

La pierre a frappé le chien sur la colonne vertébrale. Le chien a gémi, s’est jeté sur la pierre qui était tombée, l’a mordue avec fureur comme pour la ronger, est revenu en arrière et s’est de nouveau élancé.

Mais comme il a vu l’enfant avec encore une pierre dans la main droite, prêt à lui en mettre une deuxième, il s’est ravisé.

Tout le monde a peur de la riposte. Le molosse avait à faire à un enfant qui défend sa vie. Phanis a vu à cet instant ce que vaut le courage.

Qu’est-ce qu’il regrettait ne pas avoir lancé la pierre lui-même !