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Les Mystères de Marseille/Troisième partie/Chapitre XVIII

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Charpentier (p. 401-410).

XVIII

L’attaque


Grâce à son uniforme de garde national, M. de Cazalis put suivre les phases diverses de l’émeute. Dès le matin, lorsque Mathéus l’avait quitté devant la Préfecture, il s’était glissé dans les rangs de la première compagnie qu’il avait rencontrée. Cette compagnie se trouva être celle de Sauvaire, et l’ancien député assista ainsi à l’échauffourée de la rue de la Palud.

Il ne connaissait que vaguement les plans de Mathéus. Une curiosité lui fit suivre toutes les manœuvres de ce dernier. Après la prise de la barricade, il vint avec la compagnie Sauvaire sur la Cannebière et fut témoin des malheureux événements qui s’y accomplirent. Quand il vit passer le sanglant cortège que conduisait l’espion, il comprit que la lutte devenait inévitable, il se rappela le rendez-vous que son complice lui avait donné.

Mais il fut pris d’une grande perplexité, lorsqu’une terreur panique eut dispersé la foule. La prudence lui conseillait de ne pas quitter ses nouveaux compagnons d’armes. Pendant près de deux heures, il resta sur la place de la Révolution avec la compagnie, qui attendait des ordres pour marcher.

Ce qui l’inquiétait surtout, c’était de ne pas mieux connaître les projets de Mathéus, qui lui avait seulement dit de le rejoindre, à l’endroit où s’élèveraient des barricades. Il fut brusquement tiré de sa perplexité par un ordre qu’un cavalier apporta et que le capitaine Sauvaire communiqua en ces termes aux gardes nationaux :

« Mes enfants, la patrie a besoin de nous. En avant, marche ! »

Jamais l’ancien portefaix n’avait prononcé un discours d’une telle éloquence. Il fut si enthousiasmé de lui-même, qu’il se mit à remonter la Cannebière, à la tête de ses hommes, d’un air vainqueur, sans trop songer aux dangers que sa vie allait courir.

M. de Cazalis fut très étonné, lorsque la compagnie tourna à gauche, au lieu de se diriger vers la rue de Rome. Il croyait que les efforts de Mathéus tendaient à amener la lutte du côté du cours Bonaparte, et il ne comprenait pas comment son complice pourrait voler Joseph, si l’on se battait dans la vieille ville. Dès lors il ne chercha plus à comprendre. Comme la compagnie arrivait à la hauteur de la Grand-Rue, il aperçut la barricade. Cela lui suffit. Il se dit qu’il était fidèle au rendez-vous, il attendit les événements.

Le cours Belzunce était plein de troupes. Il y avait là deux pelotons d’infanterie et environ trois cents artilleurs. Dès que la compagnie Sauvaire fut arrivée, le commandant, qui avait reçu l’ordre d’attaquer les barricades, eut une courte conférence avec le capitaine.

« Je vous ai attendu, dit-il à Sauvaire, j’ai ordre d’agir avec le plus grand ménagement, et j’ai pensé que la vue de l’infanterie exaspérerait les ouvriers davantage. Il est préférable que la garde nationale marche la première et qu’elle tente un dernier effort de conciliation. Parlez aux insurgés en compatriote. »

Sauvaire pensa dès lors que le sort de la France était entre ses mains. Il forma sa compagnie en colonne et pénétra résolument dans la Grand-Rue. Les pas de ses hommes sonnaient dans le silence. Derrière les gardes nationaux, le commandant fit avancer ses troupes.

Quand le capitaine se trouva à cinquante pas de la barricade, il cria : « Halte ! » et s’approcha seul. À ce cri, une quinzaine d’insurgés se montrèrent. L’ancien maître portefaix, en voyant luire des canons de fusil devant sa poitrine, eut un sourd frémissement de peur. Mais, par vantardise, il fit bonne contenance.

« Eh ! que diable ! dit-il, je suis un ami, ne tirez pas... Nous sommes tous Marseillais, nous ne pouvons nous égorger en famille. Il n’y a que de bons enfants ici, n’est-ce pas ? Déposez vos armes, allons-nous-en chacun de notre côté. »

Un seul cri répondit à ces exhortations.

« Il est trop tard !

– Il n’est jamais trop tard pour agir raisonnablement, continua Sauvaire. À votre place, je rentrerais dans le devoir. On a dû vous dire que le commissaire du gouvernement se rendait à vos réclamations. Que voulez-vous de plus ?

– Nous voulons du sang, retirez-vous ! » crièrent de nouveau les insurgés.

Tout en parlant, Sauvaire suivait avec attention les mouvements des ouvriers. Il crut entendre un bruit inquiétant, il allait se replier, lorsqu’une voix forte cria derrière la barricade :

« Prenez garde, baissez-vous ! »

Sauvaire se laissa tomber lourdement sur le sol, et les troupes qui étaient derrière s’inclinèrent.

Au même instant, une décharge, partie de la barricade et des maisons voisines, passa au-dessus des assiégeants avec un bruit terrible d’orage. Grâce à l’avertissement qui avait fait courber la tête aux soldats, une dizaine d’hommes au plus furent blessés. L’attaque avait été si brusque, si peu attendue, que les gardes nationaux se débandèrent, pris de panique. Sauvaire se rejeta à gauche, contre les maisons, et regagna en toute hâte sa compagnie, qui se reforma cent pas plus loin.

Pendant ce temps, une scène rapide se passait derrière la barricade. M. Martelly et l’abbé Chastanier étaient restés au milieu des ouvriers, ne cessant de les supplier d’éviter l’effusion du sang. Tandis que Sauvaire parlait, l’armateur remarqué que quelques furieux s’apprêtaient à tirer, et c’était lui qui avait crié aux soldats : « Prenez garde, baissez-vous ! » Lorsque les insurgés eurent constaté le peu d’effet de leur décharge, ils entourèrent rageusement M. Martelly. Philippe, qui descendait de la barricade, comprit le danger que courait son ancien patron. Il le sauva en ordonnant à deux insurgés de s’emparer de lui et du prêtre, et de le garder à vue. On les conduisit tous deux dans la petite boutique où se trouvait déjà Mathéus.

Cependant, les troupes s’avançaient de nouveau. Le commandant avait donné l’ordre à l’infanterie d’emporter la barricade d’assaut. Quelques gardes nationaux, exaspérés par le feu qu’ils avaient essuyé, s’étaient mêlés aux soldats. Parmi ces gardes nationaux se trouvait M. de Cazalis. Ayant aperçu Philippe au sommet de la barricade, il n’avait plus qu’une pensée, celle de tuer son ennemi en s’abritant sous quelque porte.

Comme la nouvelle colonne d’attaque allait se ruer sur la barricade, une seconde décharge la repoussa. Cette décharge fut beaucoup plus meurtrière que la première. Un capitaine, blessé mortellement, alla expirer dans une maison voisine ; plus de trente hommes furent mis hors de combat. Le commandant comprit alors que la lutte était inégale, qu’il ne s’emparerait jamais de la barricade, s’il l’attaquait de front ; car les insurgés, retranchés derrière des abris de toutes sortes, tiraient à coup sûr, et les assiégeants ne pouvaient en faire autant. Dès ce moment, les soldats et les gardes nationaux se dispersèrent dans la Grand-Rue, se jetant sur les côtés, le long des murs. Un feu de tirailleurs s’ouvrit. Les coup de fusil se succédèrent irrégulièrement, çà et là : dès qu’un homme se montrait, il était certain d’entendre une balle siffler à ses oreilles.

Sauvaire s’était réfugié sous une porte cochère. L’excellent homme commençait à ne plus trouver drôle le métier de garde national. Sa vanité avait d’abord été chatouillée de l’important que lui donnait son titre de capitaine, dans les graves événements qui se passaient. Mais, lorsqu’il avait vu qu’on se battait pour tout de bon, sa pitié bourgeoise s’était éveillée ; et il regardait les hommes tomber autour de lui d’un air larmoyant et effrayé. Il eût voulu pouvoir arrêter la lutte, d’abord pour ne plus courir le risque d’attraper quelque balle, ensuite pour s’éviter le spectacle désagréable d’une bataille. Il n’aurait pas tué une mouche, il ne songeait qu’à assurer sa sécurité personnelle et à venir en aide aux amis qu’il pouvait avoir dans la bagarre.

Par un hasard, il se trouvait caché sous la même porte que M. de Cazalis. Il reconnut l’ancien député et retint un geste d’étonnement. Connaissant la haine qui l’animait contre les Cayol, il expliqua sa présence en cet endroit, sous un déguisement, par une pensée de vengeance. Il avait vu Philippe sur la barricade, il se mit à surveiller M. de Cazalis, qui, le fusil en arrêt, semblait attendre. Le républicain s’étant dressé pour recharger son arme, le légitimiste épaula vivement et lâcha son coup de feu. Mais Sauvaire, feignant de trébucher, l’avait heurté, et la balle alla s’aplatir sur la façade d’une maison.

M. de Cazalis exaspéré n’osa injurier le capitaine, sous les ordres duquel il s’était rangé volontairement. Il glissa une nouvelle cartouche dans son fusil, en dévorant sa rage, tandis que Sauvaire se disait :

« Eh ! que diable ! les Cayol sont mes amis, le petit Marius m’a fait bien rire autrefois, avec la Clairon... Je ne les laisserai pas tuer comme cela... Ouvrons l’œil. »

Et, dès ce moment, il oublia qu’il était capitaine, il ne songea plus qu’à faire plaisir au petit Marius en sauvant Philippe.

Ce dernier ne se doutait guère du danger auquel il venait d’échapper. Enfiévré par la lutte, il se battait en désespéré. Ses incertitudes s’en allaient, il croyait défendre son enfant. Il tirait sur les troupes parce que les troupes tiraient sur la maison où se trouvaient Fine et Joseph. C’était là son grand désespoir. À chaque instant, il levait les yeux sur la fenêtre de la chambre, et il pâlissait lorsqu’il voyait une balle faire voler en éclats un carreau de cette fenêtre. À la fenêtre voisine, par moments, M. de Girousse se penchait pour mieux voir, avec un superbe dédain du péril. Il rassurait Philippe de la main, puis il jouissait en amateur du spectacle que lui offrait la barricade.

Pendant près d’une demi-heure, la lutte continua ainsi. Les soldats et les insurgés échangeaient des balles de loin en loin. Il y avait des silences de deux ou trois minutes, lugubres ; puis un coup de feu partait, un cri s’élevait, et le silence retombait, plus lourd. Les pantalons rouges des soldats étaient d’excellentes cibles pour les ouvriers, qui purent tuer ainsi un grand nombre d’hommes. Quant à eux, ils se cachaient mieux ; mais, dès qu’un coup de feu sortait d’une fenêtre, cette fenêtre était aussitôt criblée de balles. Les insurgés, qui s’étaient portés sur les terrasses et qui faisaient pleuvoir de là une grêle de pierres, souffrirent davantage de la fusillade. À plusieurs reprises, on vit des hommes rouler des toits et s’écraser sur les pavés. On les avait tués au bord des gouttières comme des moineaux.

La lutte pouvait durer de la sorte jusqu’au soir. Cette guerre de tirailleurs était en somme beaucoup plus meurtrière qu’une attaque franche et décisive. Une trentaine de cadavres gisaient déjà sur le sol, au milieu de mares de sang.

Dès le premier coup de feu, Marius était descendu dans la rue. Puisqu’il n’avait pu empêcher la lutte, il voulait au moins venir en aide aux combattants. Par ses soins, on établit une ambulance dans une boutique de la place, et il s’occupa activement du transport des blessés.

Comme il passait derrière la barricade, un homme tomba à son côté, frappé mortellement. Il se pencha vers lui et reconnut avec surprise Charles Blétry, l’employé infidèle de la maison Daste et Degans. Ce malheureux le reconnut également, et, voyant le jeune homme s’empresser :

« C’est inutile, Marius, lui dit-il avec un pâle sourire, c’est fini, je vais mourir... Ah ! le ciel est bon de vous avoir conduit vers moi ! »

Il reprit avec effort les mains déjà tordues :

« Je vous le jure, je n’ai pas déchargé mon arme... J’ai été entraîné par les camarades, j’ai dû faire comme les autres... Écoutez, j’ai un service à vous demander. Promettez-moi d’accomplir mes dernières volontés. »

Blétry se souleva péniblement et détacha une ceinture de sa taille. Comme il la tendait à Marius, il fut pris d’une convulsion, et la ceinture tomba sur le pavé, en laissant échapper quelques pièces de monnaie.

Lorsque l’ancien employé put parler :

« Cette ceinture, ajouta-t-il, contient cent francs. Veuillez la remettre à MM. Daste et Degans, et dites-leur que ce n’est pas de ma faute, si je ne leur ai pas remboursé entièrement la somme dont j’ai fait un si mauvais usage. »

Et, comme Marius le regardait avec étonnement :

« Vous ne savez pas, murmura-t-il encore d’une voix éteinte, on m’a fait grâce de deux années. Il y a trois ans que je suis sorti de prison, et, depuis trois ans, je travaille comme terrassier... Sur les cent trente francs que j’ai gagnés chaque mois, j’en ai remis régulièrement cent à mes anciens patrons. Je n’ai pu m’acquitter que de trois mille et quelques cents francs... Mais j’espérais gagner davantage plus tard, j’avais fait le rêve de consacrer ma vie entière au remboursement de ma dette... La mort vient trop tôt. »

Les mots se brisèrent dans sa gorge. Il eut une courte agonie, et expira, la face convulsée, les membres raidis.

Marius avait été saisi d’une sorte de respect, en face de cette mort terrible. Le misérable qui gisait là lui paraissait grand de douleur et de remords.

Il prit la bourse et il allait s’éloigner, lorsqu’il entendit un grand bruit du côté des rues de la Lune-d’Or et de la Vieille-Monnaie. Tout d’un coup, il vit des soldats et des gardes nationaux déboucher de ces rues et envahir la place.

Durant les quelques minutes que Marius avait passées près de Blétry, de graves événements s’accomplissaient. Tandis que la fusillade continuait à la barricade de la Grand-Rue, deux autres corps de troupe avaient attaqué les insurgés par les ruelles de la vieille ville.

Une colonne vint faire le siège de la place aux Œufs, du côté de la rue Requis-Novis. Arrivée au bout de la rue Pierre-qui-Rage, cette colonne s’arrêta, en apercevant la barricade que les insurgés avaient élevée de ce côté. Un commissaire de police, qui précédait la colonne, s’avança alors et exhorta les ouvriers au calme et au devoir. Pour toute réponse, on lui cria que le peuple avait été provoqué, et presque au même instant, il eut le bras cassé d’un coup de feu qui avait à peine eu le temps de se retirer qu’une décharge générale, accompagnée d’une pluie de pierres et de tuiles, s’abattit sur la troupe. Ce fut comme un grondement de tonnerre, et la rue s’emplit de fumée. Les soldats, surpris, se jetèrent sur les côtés, le long des maisons ; une guerre de tirailleurs s’établit, comme dans la Grand-Rue. Ces échauffourées de carrefours sont terribles, une poignée d’hommes y tient souvent en échec toute une armée.

Pendant que la fusillade s’établissait ainsi sur deux points, une autre colonne, qui devait être plus heureuse, s’avança vers la barricade barrant la Grand-Rue, du côté du palais de Justice. Cette colonne, venue de l’hôtel de ville, ne s’approcha pas, essuya seulement le feu d’un factionnaire qui se replia aussitôt ; et, jugeant qu’il était impossible d’emporter le retranchement sans artillerie elle se décida à tourner la position.

Elle entra donc dans la rue Belzunce, où elle trouva une trentaine d’insurgés qui firent une décharge et qui se sauvèrent ensuite les uns dans la rue des Marquises, les autres dans les rues Sainte-Marthe, Sainte-Barbe et du Moulin-d’Huile. Les soldats les poursuivirent au pas de course, essuyant quelques coups de feu auxquels ils ripostèrent et fouillèrent en outre deux ou trois maisons dans lesquelles ils arrêtèrent un certain nombre d’insurgés. Mais ils n’osèrent pénétrer dans la rue des Marquises, qui les eût conduits tout droit à la place aux Œufs. Cette rue, qu’ils supposaient barricadée, leur parut étroite et dangereuse : ils craignirent d’y être écrasés par des projectiles lancés des toits et des fenêtres.

La colonne continua de tourner la place. Arrivée sur la place Saint-Martin, elle se divisa : une partie pénétra dans la rue de la Lune-d’Or, une autre partie dans la rue de la Vieille-Monnaie. Le plan était de déboucher en masse sur la place aux Œufs, où, en effet, les deux détachements arrivèrent presque en même temps.

Les soldats se ruèrent sur les barricades qui, de ce côté, avaient été moins solidement construites. Surpris par cet élan irrésistible, les insurgés s’enfuirent en désordre et se réfugièrent dans les maisons Pendant quelques minutes, ils arrêtèrent la colonne en ouvrant sur elle, des fenêtres, une fusillade très nourrie. Mais bientôt leur feu se ralentit, les soldats passèrent sous les balles au pas de course et se trouvèrent au milieu de la place aux Œufs.

Marius, en apercevant les uniformes des vainqueurs, comprit que son frère était perdu, s’il ne le dérobait sur-le-champ à une arrestation certaine. Il courut à la barricade de la Grand-Rue. Philippe, tournant le dos, tout occupé à se défendre, ne s’était pas aperçu de la victoire des troupes.

Comme les deux frères se dirigeaient vers la maison où se trouvaient Fine et Joseph, ils virent qu’ils n’auraient pas le temps d’en atteindre la porte, et ils se jetèrent dans une maison qui faisait face à celle-là. Ils barricadèrent la porte, désespérés, n’osant se communiquer les craintes que leur causait l’abandon forcé de l’enfant et de la jeune femme.

Sur la place, un tumulte épouvantable régnait. Quand les insurgés s’étaient aperçus que les soldats et les gardes nationaux venaient de se rendre maîtres de la position, ils avaient imité Philippe et Marius, en courant se réfugier dans les maisons. Les colonnes qui attaquaient les barricades de la Grand-Rue et de la rue Requis-Novis s’étaient d’abord étonnées de voir cesser le feu. Puis, comprenant ce qui se passait, elles avaient renversé les barricades abandonnées, et étaient venues rejoindre les vainqueurs. La place se trouvait ainsi pleine de troupes qui se préparaient au siège des maisons, au milieu d’un vacarme assourdissant.

Ce fut alors que l’insurgé qui gardait les trois prisonniers dans la petite boutique prit la fuite. Mathéus se glissa dans la foule et disparut, tandis que M. Martelly et l’abbé Chastanier, tristes, immobiles, se tenaient sur le seuil, s’attendant à de terribles représailles. Et, par moments, la tête curieuse de M. de Girousse se montrait à la fenêtre qu’il n’avait pas quittée, depuis le commencement de l’action.