Les Prolégomènes/3

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Traduction par De Slane.
Imprimerie Impériale (p. 318).

TROISIÈME SECTION.

sur les dynasties, la royauté, le khalifat, et l’ordre des dignités dans le sultanat (gouvernement temporel).P. 278. — indication de tout ce qui s’y présente de remarquable. — principes fondamentaux et développements.




VOLUME PREMIER :

Pages.

On ne peut établir sa domination ni fonder une dynastie sans l’appui de son peuple et de l’esprit de corps qui l’anime 
 318


Une dynastie qui parvient à s’établir d’une manière solide cesse de s’appuyer sur le parti qui l’avait portée au pouvoir 
 319


Des personnages appartenant à une famille royale parviennent quelquefois à fonder un empire sans avoir eu l’appui de leur propre peuple 
 322


La religion enseignée par un prophète ou par un prédicateur de la vérité est la seule base sur laquelle on puisse fonder un grand et puissant empire 
 324


Une dynastie qui commence sa carrière en s’appuyant sur la religion double la force de l’esprit de corps qui aide à son établissement 
 325


Une entreprise qui a pour but le triomphe d’un principe religieux ne peut réussir si elle n’a pas un fort parti pour la soutenir 
 326


Une dynastie ne peut étendre son autorité que sur un nombre limité de royaumes et de contrées 
 332

La grandeur d’un empire, son étendue et sa durée sont en rapport direct avec le nombre de ceux qui l’ont fondé 
 334


Un empire s’établit difficilement dans un pays occupé par de nombreuses tribus ou peuplades 
 336


Dans un empire, le souverain est naturellement porté à se réserver toute l’autorité ; on s’y abandonne au luxe, à l’indolence et au repos 
 340


Lorsque l’empire a acquis sa forme naturelle par l’établissement de l’autocratie et par l’introduction du luxe, il tend vers sa décadence 
 343


Les empires, ainsi que les hommes, ont leur vie propre 
 347


Dans les empires, les habitudes de la vie sédentaire remplacent graduellement celles de la vie nomade 
 350
Mariage d’El-Mamoun avec Bouran. — Anecdote d’Ei-Haddjadj.


L’aisance du peuple ajoute d’abord à la force de l’empire 
 355


Indication des phases par lesquelles tout empire doit passer, et des changements qu’elles produisent dans les habitudes contractées par le peuple pendant son séjour dans le désert 
 356


La grandeur des monuments laissés par une dynastie est en rapport direct avec la puissance dont cette dynastie avait disposé lors de son établissement 
 359
La taille des anciens peuples ne dépassait pas celle des modernes. — Og, fils d’Enac.


Redevances des provinces de l’empire 
 364
Impôts fournis par les provinces. — Trésors amassés par quelques princes. — Voyages d’Ibn Batoutah.


Le souverain qui s’engage dans une lutte avec sa tribu ou avec les membres de sa famille se fait appuyer par ses affranchis et par ses clients 
 372


De la condition des affranchis et des clients sous l’empire 
 374


De ce qui arrive à un empire quand le sultan est retenu en tutelle et n’exerce aucune autorité 
 377


Le ministre qui tient son souverain en tutelle se garde bien de prendre les titres et les attributs de la royauté 
 379


De la royauté ; sa véritable nature et ses diverses espèces 
 380


Trop de sévérité dans un souverain nuit ordinairement à l’empire 
 382


Sur la dignité de khalife et celle d’imam 
 384
De la diversité d’opinions qui existe au sujet du khalifat et des qualités qu’un khalife doit posséder 
 387
L’établissement d’un imam est une chose d’obligation. — Peut-il y ayoir deux imams à la fois ? — Qualités requises dans un imam. — L’imam doit-il appartenir à la tribu de Coreich ?


Des opinions des Chîites au sujet de l’imamat 
 400
Les Imamiens. — Les Zeîdiya. — Les Rafedites. — Les Gholat. — Les Ouakefiya. — Les Duodécimains. — Les Keiçaniens. — Les Zeïdiya encore. — Les Imamiens encore. — Les Ismaéliens.


Comment le khalifat (gouvernement spirituel et temporel) se convertit en royauté (gouvernement temporel) 
 411
La royauté et l’esprit de corps ne sont pas absolument condamnés par la loi. — Richesses acquises par quelques-uns des Compagnons. — La guerre d’Ali contre Moaouïa. — Paroles d’El-Mansour an sujet des Oméiades. — Anecdote d’Abd-Allah Ibn Merouan.


Sur le serment de foi et hommage 
 424
Sur le droit de succession dans l’imamat 
 426
Les imams désignent leurs successeurs. — Moaouïa et Yezîd. — Erreur des Imamiens. — Premières guerres civiles dans le sein de l’islamisme. — Meurtre d’Othman. — Guerre entre Yezîd et El-Hoceïn. — Révolte d’Abd-Allah Ibn ez-Zobeïr. — Justification de la conduite des Compagnons pendant ces événements.


Sur les offices et charges religieuses qui dépendent du khalifat 
 444
L’imamat de la prière. — La charge de mufti. — L’office de cadi. — Le redressement des griefs. — La chorta. — Les légistes méritent des égards, mais on ne doit leur permettre d’exercer aucune influence politique. — L’adala. — La hisba. — La sicca.


Sur le titre d’émîr el-moumenîn 
 461
Substitution du mot molk ou doula à celui de dîn, dans les surnoms honorifiques. — Le titre d’émir el-moslemîn donné à Youçef Ibn-Tachefîn. — Le mehdi des Almohades.


Sur la signification des mots Babba (pape) et Batrik (patriarche), termes employés chez les chrétiens; et sur celui de Cohen, dénomination usitée chez les Juifs 
 468
Le royaume des Juifs. — Le Messie. — Liste des livres dont se composent le Vieux et le Nouveau Testament.

VOLUME DEUXIÈME :

Pages.
Sur les dignités et les titres qui sont spéciaux à un gouvernement royal ou sultanat 
 1
Devoirs d’un sultan et d’un vizir. — Le secrétaire. — Le hadjeb ou chambellan. — Le naïb ou lieutenant du sultan. — Vizirat d’exécution. — Vizirat de délégation. — Les émirs. — Le vizir. — Le hadjeb. — Le dewadar. — Le hidjaba. — Le cheïkh des Almohades. — Le saheb el-achghal. — Le cahreman. — Le mizouar. — Le prévôt des djandar. — Le ouakil. — Le hakem. — Le naïb. — Le vizir sous la dynastie des Mamloucks.


Bureau des finances et des contributions 
 19
Le divan. — Le nadher el-djeïch. — L’ostad ed-dar. — Le khazen-dar.


Le bureau de la correspondance et du secrétariat 
 26
La taoakiâ. — Le secrétaire d’Etat. — Le saheb el-inchâ. — Epître d’Abd el-Hamid sur les devoirs des écrivains employés dans les bureaux ilu gouvernement. — La chorta. — Le saheb es-chorta. — Le hakem. — Le saheb el-medîna. — Le ouali.


Le commandement de la flotte 
 37
L’almilend. — Esquisse de l’histoire maritime de la Méditerranée. — Le caïd. — Le raïs. — Déclin de la puissance maritime des musulmans en Afrique et en Espagne.


Différence remarquable qui existe entre les charges d’épée et celles de plume. 
 46


Sur les emblèmes de la royauté et les marques distinctives de la souveraineté. 
 48
Les drapeaux et la musique. — Le tazouagaït. — Les drapeaux blancs, noirs et verts. — Le djalich et le djitr. — Le trône. — La sicca ou monnaie. — Les dirhems et les dinars. — Le sceau. — Le khatem. — L’alama du cadi. — Manière de fermer les lettres et les dépêches. — Le tiraz ou bordure de robe. — Le fostat ou tente. — Anecdote d’El-Haddjadj. — Le siadj et l’afrag.


De la macsoura et de la prière qui se fait du haut de la chaire . 
 71
Sur la guerre et sur les usages militaires des divers peuples 
 75
Les diverses manières de combattre. — Les grandes divisions de l’armée. — Explication des termes tabiya, mocaddema, meïmena, calb, etc. — Usages militaires des Roum et des Goths. — Le medjbouda. — Le Kerdous. — Troupes chrétiennes au service des sultans. — Leur solidité. — Allocution du khalife Ali à ses troupes. — Poëme sur l’art de la guerre. — La victoire dépend de la réunion de plusieurs causes dont les unes sont visibles ou matérielles, et les autres invisibles ou morales. — Erreur de Tortouchi à ce sujet.


Sur la cause qui fait augmenter ou diminuer le revenu d’un empire 
 91
Les droits d’entrée et de marché s’établissent quand l’empire tire vers sa fin 
 94


Le souverain qui fait le commerce pour son compte nuit aux intérêts de ses sujets et ruine les revenus de l’Etat 
 95


Le sultan et ses officiers ne vivent dans l’opulence qu’à l’époque où l’empire est dans la période intermédiaire de son existence 
 99
Le sultan empêche les employés de l’Etat d’émigrer en pays étranger. — Quand on passe dans un autre pays avec sa fortune, on s’expose à se la voir enlever par le souverain de cette centrée. — Exemples.


La diminution des (railemenls amène une diminution dans le revenu 
 105
Un gouvernement oppressif amène la ruine de la prospérité publique 
 106
Anecdote du roi Behram, du moubadan et du hibou. — Les divers genres d’oppressions, d’exactions et d’avanies.


Comment l’office de chambellan s’établit. Il acquiert une grande importance quand l’empire est en décadence 
 114
Renseignements additionnels sur l’office de hadjeb.


Comment un empire se partage en deux états séparés 
 116


Quand la décadence d’un empire commence, rien ne l’arrête 
 120


Comment la désorganisation s’introduit dans un empire, 
 121


Dans les premiers temps d’un empire, ses frontières ont toute l’étendue qu’elles sont capables de prendre, ensuite elles se rétrécissent graduellement jusqu’à ce que l’empire soit réduit à rien et s’anéantisse 
 127
Comment se forment les empires 
 131


Ce n’est qu’à la longue qu’un empire qui commence fait la conquête d’un empire déjà établi; il n’y réussit pas (tout d’abord) par la force des armes. 
 133


Quand un empire est dans la dernière période de son existence, la population est très-nombreuse et les famines, ainsi que les grandes mortalités, sont fréquentes. 
 138
La société ne saurait exister sans un gouvernement (sïaça) qui puisse y maintenir l’ordre 
 140
La sïaça. — La cité parfaite. — Lettre dans laquelle Taher, le général du khalife abbacide El-Mamoun, prescrit à son fils Abd Allah des règles de conduite.


Sur le Fatémide (qui doit paraître vers la fin du monde). — Diverses opinions qu’on professe à son sujet. — La vérité sur cette matière mise au jour 
 158
Traditions relatives au Fatémide attendu, ou mehdi, dont le règne sera celui de la justice. — L’authenticité de ces traditions examinée d’après les principes et règles adoptés par les docteurs musulmans. — Traditions relatives à la fin du monde. — La tradition des drapeaux. — Opinions des soufis à l’égard de la venue du Fatémide. — L’aal. — Le sceau des saints. — La brique d’argent. — La brique de la maison. — La brique d’or. — Calculs cabalistiques et astrologiques. — Fausseté de toutes ces opinions. — Imposteurs qui se sont donnés pour le Fatémide attendu.


Sur les prédictions qui concernent les dynasties et les nations. — Dans ce chapitre l’auteur parle des melahim (recueils de prédictions), et fait connaître ce que l’on entend par le mot djefr 
 205
Explication des termes moneddjem, haceb, dareb el-mendel, hidthan, etc. — Les inspirés. — Traditions qui concernent la fin du monde. — Opinion de Soheïli. — Traditions concernant la chute des dynasties. — Le djefr. — Les prédictions des astrologues sont fondées sur les conjonctions des planètes. — Exposé de leurs opérations. — Le djefr d’El-Hindi. — Livres de l’empire. — Falsification d’un de ces livres, pour ne pas effrayer le khalife abbacide El-Mehdi. — Fragments de poèmes renfermant des prédictions. — Trait de fourberie d’un libraire. — Histoire du soufi El-Badjerîki.