Lettres philosophiques/Lettre 18

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Lettres philosophiquesGarniertome 22 (p. 148-156).

LETTRE XVIII[1].

sur la tragédie.


Les Anglais avaient déjà un théâtre aussi bien que les Espagnols, quand les Français n'avaient encore que des tréteaux. Shakespeare[2] que les Anglais prennent pour un Sophocle, florissait à peu près dans le temps de Lope de Véga : il créa le théâtre ; il avait un génie plein de force et de fécondité, de naturel et de sublime, sans la moindre étincelle de bon goût, et sans la moindre connaissance des règles. Je vais vous dire une chose hasardée, mais vraie : c'est que le mérite de cet auteur a perdu le théâtre anglais ; il y a de si belles scènes, des morceaux si grands et si terribles répandus dans ses farces monstrueuses, qu'on appelle tragédies, que ses pièces ont toujours été jouées avec un grand succès. Le temps, qui fait seul la réputation des hommes, rend à la fin leurs défauts respectables, La plupart des idées bizarres et gigantesques de cet auteur ont acquis au bout de deux cents ans le droit de passer pour sublimes. Les auteurs modernes l'ont presque tous copié ; mais ce qui réussissait dans Shakespeare est sifflé chez eux, et vous croyez bien que la vénération qu'on a pour cet ancien augmente à mesure que l'on méprise les modernes. On ne fait pas réflexion qu'il ne faudrait pas l'imiter, et le mauvais succès de ses copistes fait seulement qu'on le croit inimitable.

Vous savez que dans la tragédie du More de Venise, pièce très-touchante, un mari étrangle sa femme sur le théâtre ; et que, quand la pauvre femme est étranglée, elle s'écrie qu'elle meurt très-injustement. Vous n'ignorez pas que, dans Hamlet, des fossoyeurs creusent une fosse en buvant, en chantant des vaudevilles, et en faisant sur les têtes des morts[3] qu'ils rencontrent des plaisanteries convenables à gens de leur métier ; mais, ce qui vous surprendra, c'est qu'on a imité ces sottises[4]. Sous le règne de Charles II, qui était celui de la politesse, et l'âge des beaux-arts, Otway, dans sa Venise sauvée, introduit le sénateur Antonio et sa courtisane Naki[5] au milieu des horreurs de la conspiration du marquis de Bedmar. Le vieux sénateur Antonio fait auprès de sa courtisane toutes les singeries d'un vieux débauché impuissant et hors du bon sens ; il contrefait le taureau et le chien, il mord les jambes de sa maîtresse, qui lui donne des coups de pied et des coups de fouet. On a retranché de la pièce d’Otway ces bouffonneries faites pour la plus vile canaille ; mais on a laissé dans le Jules César de Shakespeare les plaisanteries des cordonniers et des savetiers romains introduits sur la scène avec Brutus et Cassius[6].

Vous vous plaindrez sans doute que ceux qui, jusqu’à présent, vous ont parlé du théâtre anglais, et surtout de ce fameux Shakespeare, ne vous aient encore fait voir que ses erreurs, et que personne n’ait traduit aucun de ces endroits frappants qui demandent grâce pour toutes ses fautes. Je vous répondrai qu’il est bien aisé de rapporter en prose les sottises[7] d’un poète, mais très-difficile de traduire ses beaux vers. Tous[8] ceux qui s’érigent en critiques des écrivains célèbres compilent des volumes. J’aimerais mieux deux pages qui nous fissent connaître quelques beautés : car je maintiendrai toujours, avec tous les gens de bon goût, qu’il y a plus à profiter dans douze vers d’Homère et de Virgile que dans toutes les critiques qu’on a faites de ces deux grands hommes.

J’ai hasardé de traduire quelques morceaux des meilleurs poètes anglais : en voici un de Shakespeare. Faites grâce à la copie en faveur de l’original, et souvenez-vous toujours, quand vous voyez une traduction, que vous ne voyez qu’une faible estampe d’un beau tableau.

J’ai choisi le monologue de la tragédie d’Hamlet, qui est su de tout le monde, et qui commence par ces vers :

To be, or not to be, that is the question.

C’est Hamlet, prince de Danemark, qui parle :

[9]Demeure ; il faut choisir, et passer à l’instant
De la vie à la mort, et de l’être au néant.
Dieux justes ! s’il en est, éclairez mon courage.
Faut-il vieillir courbé sous la main qui m’outrage,
Supporter ou finir mon malheur et mon sort ?
Qui suis-je ? qui m’arrête ? et qu’est-ce que la mort ?
C’est la fin de nos maux, c’est mon unique asile ;
Après de longs transports, c’est un sommeil tranquille ;

On s’endort, et tout meurt. Mais un affreux réveil
Doit succéder peut-être aux douceurs du sommeil.
On nous menace, on dit que cette courte vie
De tourments éternels est aussitôt suivie.
Ô mort ! moment fatal ! affreuse éternité !
Tout cœur à ton seul nom se glace épouvanté.
Eh ! qui pourrait sans toi supporter cette vie,
De nos fourbes puissants[10] bénir l’hypocrisie,
D’une indigne maîtresse encenser les erreurs.
Ramper sous un ministre, adorer ses hauteurs,
Et montrer les langueurs de son âme abattue
À des amis ingrats qui détournent la vue ?
La mort serait trop douce en ces extrémités ;
Mais le scrupule parle, et nous crie : Arrêtez.
Il défend à nos mains cet heureux homicide,
Et d’un héros guerrier fait un chrétien timide, etc.[11].

Après ce morceau de poésie, les lecteurs sont priés de jeter les yeux sur la traduction littérale :

Être ou n’être pas, c’est là la question :
S’il est plus noble dans l’esprit de souffrir
Les piqûres et les flèches de l’affreuse fortune.
Ou de prendre les armes contre une mer de trouble,
Et, en s’opposant à eux, les finir ? Mourir, dormir,
Rien de plus, et par ce sommeil dire : Nous terminons
Les peines du cœur, et dix mille chocs naturels
Dont la chair est héritière ; c’est une consommation
Ardemment désirable. Mourir, dormir :
Dormir, peut-être rêver ? ah ! voilà le mal !
Car, dans ce sommeil de la mort, quels rêves aura-t-on,
Quand on a dépouillé cette enveloppe mortelle ?
C’est là ce qui fait penser ; c’est là la raison
Qui donne à la calamité une vie si longue :
Car qui voudrait supporter les coups et les injures du temps,
Les torts de l’oppresseur, les dédains de l’orgueilleux,
Les angoisses d’un amour méprisé, les délais de la justice,
L’insolence des grandes places, et les rebuts
Que le mérite patient essuie de l’homme indigne,
Quand il peut faire son quietus[12]

Avec une simple aiguille à tête ? qui voudrait porter ces fardeaux.
Sangloter, suer sous une fatigante vie ?
Mais cette crainte de quelque chose après la mort,
Ce pays ignoré, des bornes duquel
Nul voyageur ne revient, embarrasse la volonté.
Et nous fait supporter les maux que nous avons,
Plutôt que de courir vers d’autres que nous ne connaissons pas.
Ainsi la conscience fait des poltrons de nous tous ;
Ainsi la couleur naturelle de la résolution
Est ternie par les pâles teintes de la pensée ;
Et les entreprises les plus importantes,
Par ce respect, tournent leur courant de travers,
Et perdent leur nom d’action…

Ne croyez pas que j’aie rendu ici l’anglais mot pour mot ; malheur aux faiseurs de traductions littérales, qui, traduisant chaque parole, énervent le sens ! C’est bien là qu’on peut dire que la lettre tue, et que l’esprit vivifie[13].

Voici encore un passage d’un fameux tragique anglais[14] : c’est Dryden, poëte du temps de Charles II, auteur plus fécond que judicieux, qui aurait une réputation sans mélange s’il n’avait fait que la dixième partie de ses ouvrages[15].

Ce morceau commence ainsi :

When I consider life, t’is ail a cheat,
Yet fool’d by hope men favour the deceit.

De desseins en regrets, et d’erreurs en désirs,
Les mortels insensés promènent leur folie.
Dans des malheurs présents, dans l’espoir des plaisirs,
Nous ne vivons jamais, nous attendons la vie.
Demain, demain, dit-on, va combler tous nos vœux ;
Demain vient, et nous laisse encor plus malheureux.
Quelle est l’erreur, hélas ! du soin qui nous dévore ?
Nul de nous ne voudrait recommencer son cours :
De nos premiers moments nous maudissons l’aurore,
Et de la nuit qui vient nous attendons encore
Ce qu’ont en vain promis les plus beaux de nos jours, etc.

C’est dans ces morceaux détachés que les tragiques anglais ont jusqu’ici excellé ; leurs pièces, presque toutes barbares, dépourvues de bienséance, d’ordre, de vraisemblance, ont des lueurs étonnantes au milieu de cette nuit. Le style est trop ampoulé, trop hors de la nature, trop copié des écrivains hébreux si remplis de l’enflure asiatique ; mais[16] aussi les échasses du style figuré, sur lesquelles la langue anglaise est guindée, élèvent l’esprit bien haut, quoique par une marche irrégulière[17].

Il semble quelquefois que la nature ne soit pas faite en Angleterre comme ailleurs. Ce même Dryden, dans sa farce de Don Sebastien, roi de Portugal, qu’il appelle tragédie, fait parler ainsi un officier à ce monarque :

LE ROI SÉBASTIEN.

Ne me connais-tu pas, traître, insolent ?

ALONZE.

Je te connais fort bien, mais non pas pourQui, moi ?
Je te connais fort bien, mais non pas pour mon roi.
Tu n’es plus dans Lisbonne, où ta cour méprisable
Nourrissait de ton cœur l’orgueil insupportable.
Un tas d’illustres sots et de fripons titrés,
Et de gueux du bel air, et d’esclaves dorés,
Chatouillait ton oreille et fascinait ta vue ;
On t’entourait en cercle, ainsi qu’une statue ;
Quand tu disais un mot, chacun, le cou tendu,
S’empressait d’applaudir sans t’avoir entendu ;
Et ce troupeau servile admirait en silence
Ta royale sottise et ta noble arrogance.
Mais te voilà réduit à ta juste valeur…

Ce discours est un peu anglais ; la pièce d’ailleurs est bouffonne. Comment concilier, disent nos critiques, tant de ridicule et de raison, tant de bassesse et de sublime ? Rien n’est plus aisé à concevoir : il faut songer que ce sont des hommes qui ont écrit. La scène espagnole a tous les défauts de l’anglaise, et n’en a peut-être pas les beautés. Et, de bonne foi, qu’étaient donc les Grecs ? qu’était donc Euripide, qui, dans la même pièce, fait un tableau si touchant, si noble, d’Alceste s’immolant à son époux, et met dans la bouche d’Admète et de son père des puérilités si grossières que les commentateurs mêmes en sont embarrassés ? Ne faut-il pas être bien intrépide pour ne pas trouver le sommeil d’Homère quelquefois un peu long, et les rêves de ce sommeil assez insipides ? Il faut bien des siècles pour que le bon goût s’épure, Virgile, chez les Romains ; Racine, chez les Français, furent les premiers dont le goût fut toujours pur dans les grands ouvrages.

M. Addison est le premier Anglais qui ait fait une tragédie raisonnable. Je le plaindrais s’il n’y avait mis que de la raison. Sa tragédie de Caton est écrite d’un bout à l’autre avec cette élégance mâle et énergique dont Corneille le premier donna chez nous de si beaux exemples dans son style inégal. Il me semble que cette pièce est faite pour un auditoire un peu philosophe et très-républicain. Je doute que nos jeunes dames et nos petits-maîtres eussent aimé Caton en robe de chambre, lisant les dialogues de Platon, et faisant ses réflexions sur l’immortalité de l’âme. Mais ceux qui s’élèvent au-dessus des usages, des préjugés, des faiblesses de leur nation, ceux qui sont de tous les temps et de tous les pays, ceux qui préfèrent la grandeur philosophique à des déclarations d’amour, seront bien aises de trouver ici une copie, quoique imparfaite, de ce morceau sublime : il semble qu’Addison, dans ce beau monologue de Caton, ait voulu lutter contre Shakespeare. Je traduirai l’un comme l’autre, c’est-à-dire avec cette liberté sans laquelle on s’écarterait trop de son original à force de vouloir lui ressembler. Le fond est très-fidèle ; j’y ajoute peu de détails. Il m’a fallu enchérir sur lui, ne pouvant l’égaler.

Oui, Platon, tu dis vrai ; notre âme est immortelle,
C’est un dieu qui lui parle, un dieu qui vit en elle.
Eh ! d’où viendrait sans lui ce grand pressentiment,
Ce dégoût des faux biens, cette horreur du néant ?
Vers des siècles sans fin je sens que tu m’entraînes.
Du monde et de mes sens je vais briser les chaînes,
Et m’ouvrir, loin d’un corps dans la fange arrêté,
Les portes de la vie et de l’éternité.
L’éternité ! quel mot consolant et terrible !
Ô lumière ! ô nuage, ô profondeur horrible !
Que suis-je ? où suis-je ? où vais-je ? et d’où suis-je tiré ?
Dans quels climats nouveaux, dans quel monde ignoré

Le moment, du trépas va-t-il plonger mon être ?
Où sera cet esprit qui ne peut se connaître ?
Que me préparez-vous, abîmes ténébreux ?
Allons, s’il est un dieu, Caton doit être heureux.
Il en est un sans doute, et je suis son ouvrage.
Lui-même au cœur du juste il empreint son image.
Il doit venger sa cause et punir les pervers.
Mais comment ? dans quel temps ? et dans quel univers ?
Ici la vertu pleure, et l’audace l’opprime ;
L’innocence à genoux y tend la gorge au crime :
La fortune y domine, et tout y suit son char.
Ce globe infortuné fut formé pour César :
Hâtons-nous de sortir d’une prison funeste :
Je te verrai sans ombre, ô vérité céleste !
Tu te caches de nous dans nos jours de sommeil :
Cette vie est un songe, et la mort un réveil.

Dans cette tragédie d’un patriote et d’un philosophe, le rôle de Caton me paraît surtout un des plus beaux personnages qui soient sur aucun théâtre. Le Caton d’Addison est, je crois, fort au-dessus de la Cornélie de Pierre Corneille ; car il est continuellement grand sans enflure, et le rôle de Cornélie, qui d’ailleurs n’est pas un personnage nécessaire, sent trop la déclamation en quelques endroits. Elle veut toujours être héroïne, et Caton ne s’aperçoit jamais qu’il est un héros.

Il est bien triste que quelque chose de si beau ne soit pas une belle tragédie. Des scènes décousues, qui laissent souvent le théâtre vide, des apartés trop longs et sans art, des amours froids et insipides, une conspiration inutile à la pièce, un certain Sempronius déguisé et tué sur le théâtre : tout cela fait de la fameuse tragédie de Caton une pièce que nos comédiens n’oseraient jamais jouer, quand même nous penserions à la romaine ou à l’anglaise. La barbarie et l’irrégularité du théâtre de Londres ont percé jusque dans la sagesse d’Addison. Il me semble que je vois le czar Pierre, qui, en réformant les Russes, tenait encore quelque chose de son éducation et des mœurs de son pays[18].

La coutume d’introduire de l’amour à tort et à travers dans les ouvrages dramatiques passa de Paris à Londres, vers l’an 1660, avec nos rubans et nos perruques. Les femmes[19], qui y parent les spectacles, comme ici, ne veulent plus souffrir qu’on leur parle d’autre chose que d’amour. Le sage Addison eut la molle complaisance de plier la sévérité de son caractère aux mœurs de son temps, et gâta un chef-d’œuvre pour avoir voulu plaire[20].

Depuis lui, les pièces sont devenues plus régulières, le peuple plus difficile, les auteurs plus corrects et moins hardis. J’ai vu des pièces nouvelles fort sages, mais froides. Il semble que les Anglais n’aient été faits jusqu’ici que pour produire des beautés irrégulières. Les monstres brillants de Shakespeare plaisent mille fois plus que la sagesse moderne. Le génie poétique des Anglais ressemble jusqu’à présent à un arbre touffu planté par la nature, jetant au hasard mille rameaux, et croissant inégalement et avec force ; il meurt, si vous voulez forcer sa nature et le tailler en arbre des jardins de Marly.

  1. Cette lettre formait, dans les éditions de Kehl, le chapitre intitulé De la Tragédie anglaise, placé dans les Mélanges littéraires. Le Dictionnaire philosophique (voyez tome XVII) contient un long article ayant pour titre : Art dramatique. C'est au même sujet qu'est relatif l’Appel à toutes les nations de l’Europe, qu'on trouvera ci-après, à l'année 1761.
  2. 1734. « Shakespeare, qui passait pour le Corneille anglais, florissait, etc. »
  3. 1734. « Têtes de mort. »
  4. 1734. « Imité ces sottises sous le règne de Charles II, qui était celui de la politesse et l'âge d'or des beaux-arts. Otway. »
  5. La courtisane s'appelle Aquilina.
  6. 1734. « Brutus et Cassius ; c’est que la sottise d’Otway est moderne, et que celle de Shakespeare est ancienne. Vous vous plaindrez. »
  7. 1734. « Les erreurs d’un poëte. »
  8. 1734. « Tous les grimauds qui s’érigent. »
  9. Ce morceau a été reproduit par l’auteur dans les Questions sur l’Encyclopédie ; voyez tome XVII, page 403 ; mais les trois premiers vers sont différents.
  10. 1734. « De nos prêtres menteurs. »
  11. Dans l’édition de 1734, immédiatement après ces vers, on lisait : Ne croyez pas, etc.
  12. Ce mot latin, qui signifie tranquille, est dans l’original : on s’en servait et l’on s’en sert encore pour exprimer quitte à quitte. (Note de Voltaire.)
  13. Saint Paul, Corinth., II, chapitre iii, verset 6.
  14. 1734. « D’un tragique anglais, Dryden. »
  15. 1734. « De ses ouvrages, et dont le grand défaut est d’avoir voulu être universel. Ce morceau. » La suppression est de 1739.
  16. 1734. « Mais aussi il faut avouer que les échasses du style figuré. »
  17. 1734. « Par une marche irrégulière. Le premier Anglais qui ait fait une pièce raisonnable, et écrite d’un bout à l’autre avec élégance, c’est l’illustre M. Addison. Son Caton d’Utique est un chef-d’œuvre pour la diction et pour la beauté des vers. Le rôle de Caton est à mon gré fort au-dessus de celui de Cornélie dans le Pompée de Corneille : car Caton est grand sans enflure, et Cornélie, qui d’ailleurs n’est pas un personnage nécessaire, vise quelquefois au galimatias. Le Caton de M. Addison me paraît le plus beau personnage qui soit sur aucun théâtre ; mais les autres rôles de la pièce n’y répondent pas, et cet ouvrage si bien écrit est défiguré par une intrigue froide d’amour qui répand sur la pièce une langueur qui la tue.
    « La coutume d’introduire de l’amour, etc. »
  18. En même temps qu’il écrivait ces Lettres, Voltaire préparait son Charles XII, et s’occupait par conséquent du czar Pierre.
  19. 1734. « Les femmes qui parent les spectacles. »
  20. Voltaire essaya de réagir en France contre ce goût des intrigues d'amour au théâtre. Voyez Brutus, la Mort de César, Mérope.