Maison rustique du XIXe siècle/éd. 1844/Calendrier du magnanier

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Texte établi par Jacques Alexandre Bixiola librairie agricole (Tome cinquièmep. 496-504).

CALENDRIER DU MAGNANIER

Janvier 
 ib.
Février 
 497
Mars 
 ib.
Avril 
 498
Mai 
 499
Juin 
 302
Juillet 
 503
Août 
 ib.
Septembre 
 ib.
Octobre 
 504
Novembre 
 ib.
Décembre 
 ib.

janvier.

Avant d’entrer en matière nous devons faire une observation générale qui servira à guider le lecteur dans ses recherches. Le travail que nous entreprenons est destiné à toutes les localités où l’on s’occupe de l’industrie de la soie : il doit donc pouvoir s’appliquer en même temps au midi, au centre et au nord de la France. Les différences importantes qui existent dans le sol et le climat de ces points éloignés, ne nous ont pas permis d’indiquer d’une manière précise l’époque ou tels ou tels travaux devaient être exécutés. Ce sera au lecteur à modifier nos conseils suivant les exigences de la localité. Nous avons tâché de nous tenir dans des limites moyennes, représentant à peu près le climat du centre.

Le premier mois de l’année est en général un des plus stériles pour les travaux séricicoles, à cause des pluies et des gelées. Cependant le cultivateur laborieux pourra souvent mettre à profit cette saison rigoureuse, en s’occupant du labour et de la fumure de ses mûriers.

On transporte de préférence le fumier dans les plantations, lorsque la gelée durcit la terre. Il y a deux manières de fumer. La première et la plus générale consiste à étendre le fumier entre les arbres sur toute la superficie du sol, puis à l’enterrer par un labour profond. L’autre méthode consiste à placer les engrais dans une fosse circulaire, assez éloignée du tronc de l’arbre, pour ne découvrir que les plus jeunes racines, les seules qui puissent profiter des bienfaits de la fumure ; car c’est par ses extrémités surtout que l’arbre se nourrit et se développe, et c’est précisément pour cela qu’il est la plupart du temps inutile de mettre de l’engrais sur les anciennes racines trop voisines du tronc.

En général, il suffit de fumer les mûriers tout les quatre ans, quand du reste les plantations sont convenablement entretenues par des façons.

Il faut toujours employer du fumier très décomposé, et le mêler en outre à la terre. Le moindre contact du fumier en fermentation avec les racines du mûrier suffit pour y développer des maladies quelquefois mortelles.

On laboure les mûriers, ou à la main ou à la charrue. Le travail exécuté à la main est toujours plus parfait, parce qu’il est plus intelligent ; mais comme il est beaucoup plus coûteux que celui fait h la charrue, on doit en général donner la préférence à ce dernier, pourvu Page:Maison rustique du XIXe siècle, éd. Bixio, 1845, V.djvu/509 Page:Maison rustique du XIXe siècle, éd. Bixio, 1845, V.djvu/510 Page:Maison rustique du XIXe siècle, éd. Bixio, 1845, V.djvu/511 Page:Maison rustique du XIXe siècle, éd. Bixio, 1845, V.djvu/512 Page:Maison rustique du XIXe siècle, éd. Bixio, 1845, V.djvu/513 Page:Maison rustique du XIXe siècle, éd. Bixio, 1845, V.djvu/514 Page:Maison rustique du XIXe siècle, éd. Bixio, 1845, V.djvu/515 Page:Maison rustique du XIXe siècle, éd. Bixio, 1845, V.djvu/516