Marc Aurèle ou La fin du monde antique/Chapitre XIV

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Calmann-Lévy (p. 225-237).


CHAPITRE XIV.


RÉSISTANCE DE L’ÉGLISE ORTHODOXE.


La lutte dura plus d’un demi-siècle ; mais la victoire ne fut jamais douteuse. Les phrygastes, comme on les appelait, n’avaient qu’un tort ; il était grave : c’était de faire ce que firent les apôtres, et cela quand, depuis cent ans, la liberté des charismes n’était plus qu’un inconvénient. L’Église était déjà trop fortement constituée pour que l’indiscipline des exaltés de Phrygie pût l’ébranler. Tout en admirant les saints que produisait cette grande école d’ascétisme, l’immense majorité des fidèles refusait d’abandonner ses pasteurs pour suivre des maîtres errants. Montan, Priscille et Maximille moururent sans laisser de successeurs[1]. Ce qui assura le triomphe de l’Église orthodoxe, ce fut le talent de ses polémistes. Apollinaire d’Hiérapolis ramena tout ce qui n’était pas aveuglé par le fanatisme[2]. Miltiade développa la thèse qu’« un prophète ne doit pas parler en extase », dans un livre qui passa pour une des bases de la théologie chrétienne[3]. Sérapion d’Antioche recueillit, vers 195, les témoignages qui condamnaient les novateurs[4]. Clément d’Alexandrie se proposa de les réfuter[5].

Le plus complet parmi les ouvrages que suscita la controverse fut celui d’un certain Apollonius[6], inconnu d’ailleurs, qui écrivit quarante ans après l’apparition de Montan (c’est-à-dire entre 200 et 210). C’est par les extraits que nous en a conservés Eusèbe que nous connaissons les origines de la secte. Un autre évêque, dont le nom ne nous a pas été conservé, composa une sorte d’histoire de ce mouvement singulier, quinze ans après la mort de Maximille, sous les Sévères[7]. À la même littérature appartint peut-être l’écrit dont fit partie le fragment connu sous le nom de Canon de Muratori, dirigé en même temps, ce semble, contre le pseudo-prophétisme montaniste et contre les rêves gnostiques. Les montanistes, en effet, ne visaient pas à moins que faire admettre les prophéties de Montan, de Priscille et de Maximille dans le corps du Nouveau Testament[8]. La conférence qui eut lieu, vers 210, entre Proclus, devenu le chef de la secte[9], et le prêtre romain Caïus, roula sur ce point[10]. En général, l’Église de Rome, jusqu’à Zéphyrin, tint très ferme contre ces innovations[11].

L’animosité était grande de part et d’autre ; on s’excommuniait réciproquement. Quand les confesseurs des deux partis étaient rapprochés par le martyre, ils s’écartaient les uns des autres et ne voulaient avoir rien de commun[12]. Les orthodoxes redoublaient de sophismes et de calomnies pour prouver que les martyrs montanistes (et nulle Église n’en avait davantage) étaient tous des misérables ou des imposteurs[13], et surtout pour établir que les auteurs de la secte avaient péri misérablement, par le suicide, forcenés, hors d’eux-mêmes, devenus la dupe ou la proie du démon[14].

L’engouement de certaines villes d’Asie Mineure pour ces pieuses folies ne connaissait point de bornes. L’Église d’Ancyre, à un certain moment, fut tout entière entraînée, avec ses anciens, vers les dangereuses nouveautés[15]. Il fallut l’argumentation serrée de l’évêque anonyme et de Zotique d’Otre, pour leur ouvrir les yeux, et même la conversion ne fut pas durable ; Ancyre, au ive siècle, continuait d’être le foyer des mêmes aberrations[16]. L’Église de Thyatires fut infestée d’une manière encore plus profonde. Le phrygisme y avait établi sa forteresse, et longtemps on considéra cette antique Église comme perdue pour le christianisme[17]. Les conciles d’Iconium et de Synnade, vers 231, constatèrent le mal sans pouvoir le guérir[18]. La crédulité extrême de ces bonnes populations du centre de l’Asie Mineure, Phrygiens, Galates, etc., avait été la cause des promptes conversions au christianisme qui s’y opérèrent ; maintenant, cette crédulité les mettait à la merci de toutes les illusions. Phrygien devint presque synonyme d’hérétique. Vers 235, une nouvelle prophétesse soulève les campagnes de la Cappadoce, allant nu-pieds par les montagnes, annonçant la fin du monde, administrant les sacrements, et voulant entraîner ses disciples à Jérusalem[19]. Sous Dèce, les montanistes fournissent au martyre un contingent considérable.

Nous verrons les embarras de conscience que les sectaires de Phrygie donneront aux confesseurs de Lyon, au plus fort de leur lutte[20]. Partagés entre l’admiration pour tant de sainteté et l’étonnement que causeront à leur droit sens tant de bizarreries, nos héroïques et judicieux compatriotes essaieront en vain d’éteindre la discussion. Un moment aussi l’Église de Rome faillit être surprise. L’évêque Zéphyrin avait déjà presque reconnu les prophéties de Montan, de Priscille et de Maximille, quand un ardent Asiate, confesseur de la foi, Épigone, dit Praxéas, qui connaissait les sectaires mieux que les anciens de Rome, dévoila les faiblesses des prétendus prophètes, et montra au pape qu’il ne pouvait approuver ces rêveries sans démentir ses prédécesseurs, qui les avaient condamnées[21].

Le débat se compliquait de la question de la pénitence et de la réconciliation. Les évêques réclamaient le droit d’absoudre et en usaient avec une largeur qui scandalisait les puritains. Les illuminés prétendaient qu’eux seuls pouvaient remettre l’âme en grâce avec Dieu, et ils se montraient fort sévères. Tout péché mortel (homicide, idolâtrie, blasphème, adultère, fornication) fermait, selon eux, la voie au repentir. Si ces principes outrés fussent restés confinés dans les cantons perdus de la Catacécaumène, le mal eût été peu de chose. Malheureusement, la petite secte de Phrygie servit de noyau à un parti considérable, qui offrit des dangers réels, puisqu’il fut capable d’arracher à l’Église orthodoxe son plus illustre apologiste, Tertullien. Ce parti, qui rêvait une Église immaculée et n’arrivait qu’à un étroit conciliabule, réussit, malgré ses exagérations, ou plutôt à cause de ses exagérations mêmes, à recruter dans l’Église universelle tous les austères, tous les excessifs. Il était si bien dans la logique du christianisme ! Nous avons déjà vu la même chose arriver pour les encratites et pour Tatien. Avec ses abstinences contre nature, sa mésestime du mariage[22], sa condamnation des secondes noces[23], le montanisme n’est autre chose qu’un millénarisme conséquent, et le millénarisme, c’était le christianisme lui-même. « Qu’ont à démêler, dit Tertullien, des soucis de nourrissons avec le jugement dernier ? Il fera beau voir des seins flottants, des nausées d’accouchée, des mioches qui braillent se mêler à l’apparition du juge et aux sons de la trompette[24]. Oh ! les bonnes sages-femmes que les bourreaux de l’Antechrist ! » Les exaltés se racontaient que, pendant quarante jours, on avait vu chaque matin, suspendue au ciel, en Judée, une ville qui s’évanouissait quand on approchait d’elle. Ils invoquaient, pour prouver la réalité de cette vision, le témoignage des païens, et chacun supputait les délices qu’il goûterait dans ce séjour céleste, en compensation des sacrifices qu’il avait faits ici-bas[25].

L’Afrique, surtout, par son ardeur et sa rudesse[26], devait donner dans ce piège. Montanistes, novatianistes, donatistes, circoncellions sont les noms divers sous lesquels se produisit l’esprit d’indiscipline, l’ardeur malsaine du martyre, l’aversion pour l’épiscopat, les rêveries millénaires, qui eurent toujours leur terre classique chez les races berbères. Ces rigoristes, qui se révoltaient d’être appelés une secte, mais qui, dans chaque Église, se donnaient comme l’élite, comme les seuls chrétiens dignes de ce nom, ces puritains implacables pour ceux qui voulaient faire pénitence, devaient être le pire fléau du christianisme. Tertullien traitera l’Église générale de caverne d’adultères et de prostituées[27]. Les évêques, n’ayant ni le don de prophétie ni celui des miracles, seront, aux yeux des enthousiastes, inférieurs aux pneumatiques. C’est par ceux-ci, et non par la hiérarchie officielle, que se font la transmission des grâces sacramentelles, le mouvement de l’Église et le progrès[28]. Le vrai chrétien, ne vivant qu’en perspective du jugement dernier et du martyre, passe sa vie dans la contemplation. Non seulement il ne doit pas fuir la persécution, mais il lui est ordonné de la rechercher. On se prépare sans cesse au martyre comme à un complément nécessaire de la vie chrétienne. La fin naturelle du chrétien, c’est de mourir dans les tortures. Une crédulité effrénée, une foi à toute épreuve dans les charismes spirites[29], achevaient de faire du montanisme un des types de fanatisme les plus outrés que mentionne l’histoire de l’humanité.

Ce qu’il eut de grave, c’est que cet effroyable rêve séduisit l’imagination du seul homme de grand talent littéraire que l’Église ait compté dans son sein durant trois siècles. Un écrivain incorrect, mais d’une sombre énergie, un ardent sophiste, maniant tour à tour l’ironie, l’injure, la basse trivialité, jouet d’une conviction ardente jusque dans ses plus manifestes contradictions, Tertullien trouva moyen de donner des chefs-d’œuvre à la langue latine à demi morte, en appliquant à ce sauvage idéal une éloquence qui était toujours restée inconnue aux ascètes bigots de Phrygie.

La victoire de l’épiscopat fut, dans cette circonstance, la victoire de l’indulgence et de l’humanité. Avec un rare bon sens, l’Église générale regarda les abstinences exagérées comme une sorte d’anathème partiel jeté sur la création et comme une injure à l’œuvre de Dieu[30]. La question de l’admission des femmes aux fonctions ecclésiastiques et à l’administration des sacrements, question que certains précédents de l’histoire apostolique laissaient indécise, fut tranchée sans retour[31]. La hardie prétention des sectaires de Phrygie à insérer des prophéties nouvelles au canon biblique amena l’Église à déclarer, plus nettement qu’elle ne l’avait encore fait, la nouvelle Bible close sans retour[32]. Enfin, la recherche téméraire du martyre devint une sorte de délit, et, à côté de la légende qui exaltait le vrai martyr, il y eut la légende destinée à montrer ce qu’a de coupable la présomption qui va au-devant des supplices et enfreint sans y être forcée les lois du pays[33].

Le troupeau des fidèles, nécessairement de vertu moyenne, suivit les pasteurs. La médiocrité fonda l’autorité. Le catholicisme commence. À lui l’avenir. Le principe d’une sorte de yoguisme chrétien[34] est étouffé pour un temps. Ce fut ici la première victoire de l’épiscopat, et la plus importante peut-être ; car elle fut remportée sur une sincère piété. Les extases, la prophétie, la glossolalie avaient pour elles les textes et l’histoire. Mais elles étaient devenues un danger ; l’épiscopat y mit bon ordre ; il supprima toutes ces manifestations de la foi individuelle. Que nous sommes loin des temps si fort admirés par l’auteur des Actes ! Déjà au sein du christianisme existait ce parti du bon sens moyen, qui l’a toujours emporté dans les luttes de l’histoire de l’Église. L’autorité hiérarchique, à son début, fut assez forte pour dompter l’enthousiasme des indisciplinés, mettre le laïque en tutelle, faire triompher ce principe que les évêques seuls s’occupent de théologie et sont juges des révélations. C’était bien, en effet, la mort du christianisme, par la destruction de l’épiscopat[35], que ces bons fous de Phrygie préparaient. Si l’inspiration individuelle, la doctrine de la révélation et du changement en permanence[36] l’eût emporté, le christianisme allait périr dans de petits conventicules d’épileptiques. Ces puériles macérations, qui ne pouvaient convenir au vaste monde, eussent arrêté la propagande. Tous les fidèles ayant le même droit au sacerdoce, aux dons spirituels[37], et pouvant administrer les sacrements[38], on fût tombé dans une complète anarchie. Le charisme allait anéantir le sacrement ; le sacrement l’emporta, et la pierre fondamentale du catholicisme fut irrévocablement établie.

En définitive, le triomphe de la hiérarchie ecclésiastique fut complet. Sous Calliste (217-222), les maximes modérées prévalurent dans l’Église de Rome, au grand scandale des rigoristes, qui s’en vengèrent par d’atroces calomnies[39]. Le concile d’Iconium[40] clôt le débat pour l’Église, sans ramener les égarés. La secte ne mourut que très tard ; elle se continua jusqu’au vie siècle, à l’état de démocratie chrétienne[41], surtout en Asie Mineure[42], sous les noms de phryges, phrygastes, cataphryges, pépuziens, tascodrugites, quintilliens, priscilliens, artotyrites[43]. Eux-mêmes s’appelaient les purs ou les pneumatiques. Durant des siècles, la Phrygie et la Galatie furent dévorées par des hérésies piétistes et gnostiques rêvant des nuées d’anges et d’éons[44]. Pépuze fut détruite, on ne sait à quelle époque ni dans quelles circonstances ; mais l’endroit resta sacré. Ce désert devint un lieu de pèlerinage. Les initiés s’y réunissaient de toute l’Asie Mineure et y célébraient des cultes secrets, sur lesquels la rumeur populaire eut beau jeu à s’exercer. Ils affirmaient énergiquement que c’était là le point où allait se révéler la vision céleste. Ils y restaient des jours et des nuits dans une attente mystique, et, au bout de ce temps, ils voyaient le Christ en personne venir répondre à l’ardeur qui les brûlait[45].

  1. L’Anonyme dans Eus. V, xvii, 4.
  2. Sérapion, dans Eus., V, xix, 1, 2 ; Eus., IV, ch. xxvii ; V, ch. xvi, init.
  3. Eus., V, xvii, 1 ; Chron. Alex., p. 263 (Du Cange) ; saint Jér., De viris ill., 39 (cf. 37). Tertullîen y répondit par ses livres, maintenant perdus, de l’Extase.
  4. Eus., V, ch. xix ; Chron. Alex., p. 263.
  5. Clém. d’Alex., Strom., IV, 13 ; cf. VII, 17.
  6. Eusèbe, V, 18 ; saint Jérôme, De vir. ill., 40. Le Prædestinatus, 26, en fait un évêque d’Éphèse.
  7. Eusèbe, V, ch. xvi et xvii ; c’est à tort qu’on regarde l’Asterius Urbanus, cité dans Eusèbe, V, xvi, 17, comme l’auteur de l’écrit en question. Ce personnage semble plutôt avoir été montaniste. Saint Jérôme paraît attribuer l’ouvrage de l’Anonyme à Rhodon (Tillemont, Mém., III, p. 65).
  8. Hesse, Das muratori’sche Fragment, p. 297, 273 et suiv.
  9. Pacien, Epist., i, 2.
  10. Eus., VI, ch. xx ; cf., II, 25 ; III, 28, 31 ; saint Jér., De viris ill., 59 ; Tertullien, Præscr., [52] ; In Valent., 5 (identité douteuse) ; Théodoret, Hær. fab., III, 2 ; Photius, cod. xlviii.
  11. Tertullien, Adv. Prax., 1.
  12. L’Anonyme, dans Eus., V, xvi, 22.
  13. Eus., V, ch. xvi et xviii.
  14. L’Anonyme, dans Eusèbe, V, xvi, 14, 15. — Voir aussi Præscr., 52, en observant que cette partie des Prescriptions n’est pas de Tertullien.
  15. L’Anonyme, dans Eus., V, xvi, 4, 5.
  16. Saint Jérôme, In Gal., II, proœm. ; Philastre, 74, 75 ; Pseudo-Aug., 62 ; Labbe, Conc., II, col. 951.
  17. Épiphane, li, 33.
  18. Firmilien, dans saint Cyprien, Epist., 75 ; Eusèbe, VII, 7 ; Tillemont, Mém., II, 671-672 ; Hefele, Conciliengesch., I, p. 82 ; Migne, Patr. lat., III, col. 1151.
  19. Firmilien, dans saint Cyprien, lettre 75.
  20. Voir ci-après, p. 315 et suiv.
  21. Tertullien, In Prax., 1 ; Philosoph. IX, 7. Pour l’identité d’Épigone et de Praxéas, voir de Rossi, Bull., 1866, p. 67 et suiv., 82. Le Prædestinatus, ch. xxvi, parle d’un écrit de Soter contre les montanistes, ce qui n’est pas impossible ; plus loin, le Prædestinatus confond Soter et Zéphyrin.
  22. Tertullien, Ad uxorem, I, 5 ; De exhort. cast., 10, 11, 12 ; Adv. Prax., 10.
  23. Voir Tertullien, surtout De monogamia.
  24. Tertullien, De monog., 16.
  25. In compensationem eorum quæ in seculo vel despeximus vel amisimus. Tert., Adv. Marc., III, 24.
  26. Se rappeler Tertullien, surtout De fuga, 3 ; De anima, 9 ; De jej., 9 ; les Actes de sainte Perpétue ; Commodien.
  27. Tertullien, De pudicitia, 1.
  28. Tert., De pudic., 21.
  29. Voir l’épisode de la soror qui voyait les âmes, dans Tertullien, De anima, 9. Extases d’enfants dans saint Cyprien, Epist., 9.
  30. Songe d’Attale, dans Eus., V, iii, 2. Cf. Isidore, Sentent., II, xliv, 9.
  31. Firmilien (lettre 75 dans les Œuvres de saint Cyprien).
  32. L’Anonyme, dans Eus., V, xvi, 3 ; le fragment de Muratori.
  33. Cf. Clém. d’Alex., Strom., IV, 4. Cf. Mém. de l’Acad. des inscr., XXVIII, 2e partie, p. 335 et suiv. (Le Blant)
  34. Clém. d’Alex., Strom., I, 15, p. 131.
  35. Non Ecclesia numerus episcoporum. Tertullien, De pudicitia, 21.
  36. Si Christus abstulit quod Moyses præcepit,… cur non et Paracletus abstulerit quod Paulus indulsit ? Tert., De monog., 14.
  37. Tertull., De jej. adv. psych., 13.
  38. Tertull., De exhort. cast., 7 ; De bapt., 17.
  39. Philosoph., livre IX.
  40. Conc. de Labbe, I, col. 754 et suiv.
  41. Saint Jérôme, Ad Marc., epist. 27, Mart., IV, ii, p. 64-65.
  42. Épiph., Hær., xlii, 1 ; xlviii, 14 ; saint Jérôme, l. c. ; Sozom., II, 32 ; Code Just., l. I, titre v, lois 5, 18, 24 ; saint Hilaire, Contre Const., § 11 ; Pseudo-Aug., 26 ; Théodoret, III, 2, décret de Gélase, opuscula montanistarum.
  43. Épiphane, xlviii, 14 ; xlix, 1, 2 ; Philastre, 74, 75 ; Pseudo-Aug., Hær., 62, 63 ; saint Jérôme, In Gal., II, proœm. Voir aussi le Prædestinatus, hérésies 26 et suiv. ; 58 et suiv.
  44. Mansi, Concil., I, 724 ; II, 570 ; Labbe, Conc., II, col. 951.
  45. Épiph., Hær., xlviii, 14 ; xlix, 1. Quoique, en général assez corrects pour le dogme, les montanistes étaient de faibles théologiens. Les sabelliens et les hérétiques qui niaient la diversité des hypostases les entraînèrent par moments, ou peut-être on confondit les deux types d’hérésie. Tert., Præscr., [52] ; Pacien, Epist., i, 2 ; Théodoret, III, 2 ; Socrate, I, 23 ; Sozom., II, 18 ; saint Hilaire, Fragm., ii, col. 632 et suiv. (Migne).