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Modernités/Parisiennes/Débutante

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E. Giraud et Cie, éditeurs (p. 20).


DÉBUTANTE


À mon ami Robert Duglé.


« Ohé, ohé, ohé, chantent des voix lointaines,
« Ohé, ohé, ohé, répondent les bassons ; »
L’acte second commence et dans les bleus frissons
Des toiles, simulant un bois sacré d’Athènes,

Parmi le frais laurier-rose et les marjolaines
Titania la blonde et les folles chansons
Des gais lutins, rôdeurs familiers des buissons,
S’éveillent, emplissant l’air de leurs turlutaines.

Sous ses gazes d’argent Titania la fée
Songe à sa renommée, à l’aurore étouffée,
Si, sage et vierge encore, elle n’est pas ce soir,
D’abord au grand critique assis là pour la voir,
Ensuite au directeur, enfin, sanglant trophée,
À l’auteur … et le temps lui manque, ô désespoir !