Page:Figuier - Les Merveilles de la science, 1867 - 1891, Tome 2.djvu/398

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On ne sera donc pas étonné d’apprendre que les appareils construits par Froment représentent la solution la plus avantageuse que l’on possède aujourd’hui, du problème de l’électro-magnétisme appliqué au mouvement des machines.

Parmi tous les physiciens et les constructeurs qui se sont adonnés à l’étude des applications mécaniques de l’électricité, Froment doit être placé au premier rang. Les moteurs électriques servent depuis plus de vingt ans, à mettre en action une partie de ses ateliers. Les petits tours et les machines à diviser qui servent à exécuter les instruments de précision, et ces règles microscopiquement divisées, qui excitent une admiration universelle, sont mis en action par un moteur électrique.

Froment a construit un grand nombre de modèles de moteurs électriques. Nous décrirons en particulier trois de ces instruments.

Le premier est représenté par la figure 241, d’après le modèle que M. Bourbouze a fait construire pour la Faculté des sciences de Paris.

T2- d398 - Fig. 241. — Le moteur électrique de la Faculté des sciences de Paris.png
Fig. 241. — Le moteur électrique du cabinet de physique de la Faculté des sciences de Paris.

Cet appareil se compose de quatre cylindres creux, comme ceux qui entrent dans la composition du moteur électrique de M. Page. Sur la figure 241 on ne voit que deux de ces bobines A, B ; mais deux autres toutes pareilles sont placées au second plan. Chacune de ces quatre bobines creuses verticales, renferme deux cylindres de fer doux C, D, qui sont interrompus au milieu de la bobine, et dont les extrémités sont placées en regard. Les demi-cylindres intérieurs sont fixés invariablement, comme les bobines, sur un plateau horizontal de bois. Les demi-cylindres extérieurs sont mobiles et peuvent glisser dans l’intérieur des bobines. Le courant électrique passe alternativement d’une paire de bobines dans l’autre. Il y a, chaque fois, attraction réciproque entre les demi-cylindres fixes et les demi-cylindres mobiles placés dans la bobine. Ces derniers seuls se mettent en mouvement, et entraînent avec eux le balancier EG, articulé à l’extrémité d’un levier coudé GHK, qui communique un mouvement de rotation à un volant V.

Le volant V fait marcher le commutateur. Il est muni d’un excentrique I qui imprime à