Page:Wagner - L’Anneau du Nibelung, trad. Ernst.djvu/340

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Hagen.
Hoi-ho !
Héros, qui cherches-tu ?

Siegfried.
(au loin).
Le fils puissant de Gibich.

Hagen.
Que sa demeure
te fasse accueil.
(Siegfried apparaît dans sa barque, près du bord.)
Halte ! car c’est ici !


Scène II.

(Siegfried touche au rivage. Hagen attache la barque avec une chaîne. Siegfried en sort avec son cheval.)

Hagen.
Los ! Siegfried,
cher vaillant !
(Gunther vient rejoindre Hagen sur la berge. Gutrune du haut de son siège, contemple Siegfried, d’un étonnement mêlé d’admiration. Gunther lui adresse un salut amical. Tous observent, attentifs, muets.)

Siegfried.
(appuyé sur son cheval, debout, tranquille, près de la barque).
Qui est maître ici ?

Gunther.
Gunther, moi que tu veux.

Siegfried.
Grande est ta gloire,
loin, au Rhin :
veux-tu lutter
ou bien m’être ami ?