Page:Ésope - Fables - Émile Chambry.djvu/338

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


fait à toi de nous jurer par Aphrodite : il apparaît bien qu’elle t’aime de toute sa tendresse, elle qui refuse absolument d’admettre dans son temple celui qui a goûté à ta chair impure. — Cela même est une preuve de plus que la déesse me chérit, puisqu’elle repousse absolument quiconque me tue ou me maltraite de quelque façon que ce soit. Quant à toi, tu sens mauvais, aussi bien de ton vivant qu’après ta mort. »

Cette fable montre que les orateurs avisés tournent adroitement à leur éloge les injures de leurs ennemis.



330
LES GUÊPES, LES PERDRIX ET LE LABOUREUR

Des guêpes et des perdrix, pressées par la soif, vinrent trouver un laboureur, pour lui demander à boire, promettant, en échange d’un peu d’eau, de lui rendre un service, les perdrix en bêchant sa vigne, et les guêpes en en faisant le tour pour écarter les voleurs avec leurs aiguillons. Le laboureur répondit : « Mais j’ai deux bœufs qui me font tout sans rien promettre : il vaut donc mieux que je leur donne qu’à vous. »

Cette fable s’adresse aux hommes corrompus qui promettent des services et causes de grands dommages.


331
LA GUÊPE ET LE SERPENT

Une guêpe, posée sur la tête d’un serpent, le tourmentait, le piquer sans relâche avec son aiguillon. C’est éperdu, incapable de se venger de ses ennemis, passa sa tête sous la roue d’une charrette alors il mourut avec la guêpe.

La fable montre qu’il ya des gens prêts à mourir pour tuer ses ennemis.