Page:Œuvres complètes de Frédéric Bastiat, Guillaumin, 1.djvu/567

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Vous ne pouvez attendre que j’expose ici mes vues sur les travaux si nombreux et si graves qui doivent occuper l’assemblée nationale ; vous trouverez, j’espère, dans mon passé, quelques garanties de l’avenir. Je suis prêt d’ailleurs à répondre, par la voie des journaux ou dans des réunions publiques, aux questions qui me seraient adressées.

Voici dans quel esprit j’appuierai de tout mon dévouement la République :

Guerre à tous les abus : un peuple enlacé dans les liens du privilége, de la bureaucratie et de la fiscalité, est comme un arbre rongé de plantes parasites.

Protection à tous les droits : ceux de la Conscience comme ceux de l’Intelligence ; ceux de la Propriété comme ceux du Travail ; ceux de la Famille comme ceux de la Commune ; ceux de la Patrie comme ceux de l’Humanité. Je n’ai d’autre idéal que la Justice universelle ; d’autre devise que celle de notre drapeau : Liberté, Égalité, Fraternité.

Votre dévoué compatriote…



À MESSIEURS


TONNELIER, OEGOS, BERGERON, CAMORS, OUBROCA, POMEOE, FAURET, ETC.
1849.
Mes Amis,

Merci pour votre bonne lettre. Le pays peut disposer de moi comme il l’entendra ; votre persévérante confiance me sera un encouragement… ou une consolation.

Vous me dites qu’on me fait passer pour un socialiste. Que puis-je répondre ? Mes écrits sont là. À la doctrine de Louis Blanc n’ai-je pas opposé Propriété et Loi ; à la doctrine de Considérant, Propriété et Spoliation ; à la doctrine Leroux,