Page:Œuvres complètes de Frédéric Bastiat, Guillaumin, 7.djvu/418

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L’affaire de l’hospice est de celles pour lesquelles je me décide à aller m’égarer dans le labyrinthe des bureaux. Hier je me suis assuré que l’approbation de l’échange ne rencontrerait aucune difficulté, et le décret qui l’autorise a été rédigé sous mes yeux. Mais il ne peut être porté à l’Élysée pour la signature que sur l’avis du Conseil d’État. Un de mes amis m’a promis de faire expédier cette affaire le plus tôt possible.

Quant à la subvention, vous aurez quelque chose, mais non 1 000 francs. Le fonds à ce destiné n’est que de 300 000 francs pour toute la France, et les besoins sont illimités, de telle sorte que chaque année dévore d’avance l’allocation de l’année suivante : — je persiste à croire qu’il vaudrait mieux que le gouvernement ne se mêlât pas de cela, puisque aussi bien il met une foule d’employés en mouvement pour aboutir à une mystification.

Et n’est-ce pas une chose bien ridicule que Mugron et M. Lafaurie ne puissent échanger leurs maisons sans l’avis du Conseil d’État et la permission du prisonnier de Ham ? Vraiment la France se crée des embarras et des entraves pour avoir le plaisir d’en faire les frais.

Il m’est impossible de vous envoyer ma polémique avec Proudhon, car je n’ai pas conservé les numéros de la Voix du Peuple où sont nos lettres ; mais on m’assure qu’elles vont être recueillies en un volume que je vous ferai adresser. C’est du reste assez ennuyeux.




18 février 1850.

L’avenir politique est toujours bien sombre. Aux griefs réels se mêlent malheureusement beaucoup de passions et de soupçons factices : c’est toujours ainsi en révolution. Moi