Page:Œuvres complètes de Frédéric Bastiat, Guillaumin, 7.djvu/452

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Eaux-Bonnes, 23 juin 1850.


…Me voici à la prétendue source de la santé. Je fais les choses en conscience ; c’est vous dire que je travaille très peu. N’ayant pas envie de me mettre à continuer les Harmonies, j’achève le pamphlet Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas, et je serai probablement en mesure de vous l’envoyer d’ici à quelques jours.

Je vous remercie de l’article que vous avez inséré dans l’Ordre. Il vient d’être reproduit dans les journaux de mon département. C’est probablement tout ce qu’on y saura jamais de mon livre.

Un autre compte rendu a paru dans le Journal des Économistes. Je ne puis comprendre comment M. Clément a jugé à propos de critiquer mon chapitre futur sur la Population. Ce qui a paru offre bien assez de prise, sans aller s’en prendre d’avance à ce qui n’a pas paru. J’ai annoncé, il est vrai, que j’essayerai de démontrer cette thèse : La densité de la population équivaut à une facilité croissante de production. — Il faudra bien que M. Clément en convienne, ou qu’il nie la vertu de l’échange et de la division du travail.

La critique qu’il fait du chapitre Propriété foncière me fait penser qu’il serait peut-être utile de réimprimer en brochure les quatre ou cinq articles qui ont paru dans les Débats sous le litre de Propriété et Spoliation [1]. Ce sera d’ailleurs un anneau de notre propagande, nécessaire à ceux qui n’ont pas la patience de lire les Harmonies.

Ne m’oubliez pas auprès de MM. Quijano et de Fontenay.



  1. Voir t. IV, p. 394. (Note de l’éditeur.)