Page:Œuvres complètes de Guy de Maupassant, XVI.djvu/105

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L’ERMITE


Nous avions été voir, avec quelques amis, le vieil ermite installé sur un ancien tumulus couvert de grands arbres, au milieu de la vaste plaine qui va de Cannes à la Napoule.

En revenant, nous parlions de ces singuliers solitaires laïques, nombreux autrefois, et dont la race aujourd’hui disparaît. Nous cherchions les causes morales, nous nous efforcions de déterminer la nature des chagrins qui poussaient jadis les hommes dans les solitudes.

Un de nos compagnons dit tout à coup :

— J’ai connu deux solitaires : un homme et une femme. La femme doit être encore