Page:Œuvres complètes de Guy de Maupassant, XVI.djvu/81

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L’ÉPAVE


C’était hier, 31 décembre.

Je venais de déjeuner avec mon vieil ami Georges Garin. Le domestique lui apporta une lettre couverte de cachets et de timbres étrangers.

Georges me dit :

— Tu permets ?

— Certainement.

Et il se mit à lire huit pages d’une grande écriture anglaise, croisée dans tous les sens. Il les lisait lentement, avec une attention sérieuse, avec cet intérêt qu’on met aux choses qui vous touchent le cœur.

Puis il posa la lettre sur un coin de la cheminée, et il dit :