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œuvres poétiques de maximilien robespierre



I

POÉSIES AMOUREUSES



MADRIGAL[1]


  Crois-moi, jeune et belle Ophélie,
Quoi qu’en dise le monde et malgré ton miroir,
Contente d’être belle et de n’en rien savoir,
  Garde toujours la modestie.[2]
  Sur le pouvoir de tes appas
  Demeure toujours alarmée.[3]
  Tu n’en seras que mieux aimée,
  Si tu crains de ne l’être pas.

  1. Cette pièce, dédiée à miss Orptelia Mondlen, que Robespierre aurait rencontrée à Paris, est la seule qui ait été publiée de son vivant, encore le fut-elle à son insu ; elle parut d’abord, sans signature, dans deux recueils de poésies : le Chansonnier des grâces et Quelques vers (Paris, Royer, 1787) ; trois ans plus tard, Suleau, rédacteur de la feuille royaliste. Les Actes des Apôtres, la publia de nouveau ; elle portait cette fois, le nom de Robespierre (1790, ch. V, p. 531).

    Ces vers sont encore cités par Montlosier, au tome II de ses Mémoires ; par A. Vermorel, Œuvres de Robespierre, p. 4 et 5 ; par J.-A. Paris, dans la jeunesse de Robespierre, p. 73 ; par E. Lecesne, dans Arras sous la Révolution, t. I, p. 16, en note ; par Jean Bernard, dans quelques Poésies de Robespierre, p. 20 ; par E. Hamel, Histoire de Robespierre, t. I, p. 35 ; par le Dr Karl Brunnemann, dans Maximilien Robespierre, t. I, p. 40 ; l’autographe de cette poésie fut acheté 500 francs par un amateur (Bulletin du bibliophile belge, 1856, p. 225.)

  2. Éd. de J.-A. Paris, point et virgule.
  3. Éd. de J.-A. Paris, point et virgule. — Éd. de Lecesne et de E. Hamel,
    deux points.