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œuvres poétiques de maximilien robespierre


De ton seigneur, charmante amie,
Je veux bien être le garant,
L’époux de la douce Émilie
Sera toujours un tendre amant.

Le volage enfant de Cythère
Dont tu fus toujours le soutien
De peur d’exciter ta colère
N’osera pas trahir l’hymen.

Tu peux croire à de tels présages ;
De ta gloire et de ton bonheur
Je vois trois infaillibles gages :
Tes yeux, les grâces et ton cœur.




J’AI VU TANTÔT L’AIMABLE FLORE…[1]


J’ai vu tantôt l’aimable Flore,
Au plus beau des Jours du printems
Donner la main à Terpsychore
Et la parer de ses présens.
Aussitôt j’ai vu sur leurs traces
Aux doux accords du violon,
La troupe légère des Grâces
Voler sur le tendre gazon.

De cette charmante alliance
Quelle main forma les doux nœuds ?
De la vive gaieté d’Hortense
Reconnaissez l’ouvrage heureux,
Son air, sa grâce enchanteresse.
Son humeur aimable et riante[2];
Avec les jeux et la jeunesse
Près d’elle enchaîne le bonheur.

  1. Poésie reproduite par M. Lucien Peise, loc. cit., p. 27.
  2. Le vers régulier serait:Son aimable et riante humeur.