Page:Œuvres complètes de Maximilien de Robespierre, tome 1.djvu/240

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II

POÉSIES ROSATIQUES




LA ROSE[1]

Remerciements à MM. de la Société des Rosati.
Air : Résiste-moi, belle Aspasie !…


Je vois l’épine avec la rose[2],
Dans les bouquets que vous m’offrez (bis) ;

  1. Cette pièce est attribuée par J. A. Paris et par Victor Barbier (Les Rosati p. 68) à Beffroy de Reigny ; Arthur Dinaux et Jean-Bernard estiment qu’elle est bien l’œuvre de Maximilien Robespierre ; le manuscrit de cette chanson fut retrouvé dans les papiers de ce dernier, puis confié par Charlotte Robespierre à Laponneraye, pour la publication des œuvres complètes de son frère : Paris, chez Laponneraye, Œuvres précédées de considéralions générales, par Armand Carrel, 1840, tome II, p. 480.

    Arthur Dinaux donne cette pièce (La société des Rosati d’Arras, p. 25), comme étant due à la plume de Maximilien Robespierre. M. J. A. Paris combat, en ces termes, cette opinion, à la page 178 de son ouvrage sur la Jeunesse de Robespierre : « On ne connaît que trop les discours de Robespierre, dit M. Arthur Dinaux, on ne sait presque rien de ses chansons. Nous avons retrouvé deux de ces innocentes œuvres chantées devant la société des Rosati ; la première, pour ainsi dire improvisée lors de sa réception, est un remerciement à ses confrères : elle a été publiée dans Les Mémoires de Charlotte Robespierre qui en avait conservé une copie de la main de son frère ; la seconde a été recueillie dans des feuilles volantes. » M. Dinaux cite ces deux pièces de vers. De la première, qu’il intitule la Coupe vide, il ne reproduit que trois strophes sur douze. La seconde

    Je vois l’épine avec la rose
    Dans le bouquet que vous m’offrez, etc.

    n’est pas de Robespierre ; sa sœur Charlotte s’est trompée en la lui attribuant. Elle a pour auteur M. Beffroy de Reigny. Nous lisons dans le procès-verbal inédit de la réception de l’auteur des Lunes du cousin Jacques : « J’avais invité M. de Reigny à diner avec quelques membres de l’Académie, dit M. de Fosseux. Nous avions aussi la noce de M. Taranget. Vers le dessert, une carrossée de Rosati arrivèrent : Charamond, Lenglet, Carré, Champmorin, Bergaigne et Carnot. — Dans une séance improvisée, on proclama Rosati M. Beffroy de

  2.