Page:Œuvres de Blaise Pascal, II.djvu/301

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INTRODUCTION

��I

��Dans les dernières lignes de la lettre qu'il écrivait à Des Noyers, au mois de septembre 1647, Roberval promettait à son correspondant de le tenir au courant de ce qui pourrait se produire de nouveau relativement à la question du vide. Les recueils manuscrits des Œuvres de Roberval, conservés à la Bibliothèque Nationale, contiennent une longue Narration qui porte le même titre, qui commence par les mêmes mots que la première. Elle est destinée à faire connaître en Po- logne les nouvelles expériences de Roberval, comme aussi la révolution qui s'est faite dans ses idées : à sa propre stupé- faction, Roberval a été amené à soutenir cette même hypo- thèse de la raréfaction de l'air qu'il avait écartée avec dédain dans sa première lettre. Le manuscrit porte, à la fin de la Narration, la date du i5 mai 1648. Mais il est manifeste, par l'examen de la lettre, que le copiste a, de son autorité privée, reporté à la fin de la lettre la date qui figurait au commen- cement. Roberval a commencé à rédiger sa lettre au i5 mai, c'est-à-dire au lendemain des conférences, dont les lettres de Mersenne à Huygens et à Hevelius \ de Pecquet à Mer- senne, dont des écrits déjà signalés comme la Responsio ^ de Jacques Pierius et la Gravitas comparata ^ du P. Etienne Noël, nous avaient transmis l'écho ; mais il ne se pressa pas pour l'achever ; au contraire, il se plut à enregistrer, comme dans

��I. Sur Hevelius (1611-1687), voir Beziat, La vie et les travaux de Jean Hevelius, au tome VIII (iSyS) du Bulletino di bibliograjia e di

��storia délie scienze matematiche .

2. Vide supra, p, 5.

3. Vide supra, p. 281.

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