Page:Œuvres de Blaise Pascal, II.djvu/505

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CORRESPONDANCE DE PASCAL ST DE M. DE RIBEYRE 483

(( Et comme les honnestes gens joignent à l'inclina- tion générale qu'ont tous les hommes de se maintenir dans leurs justes possessions, celle de reJJ user l'honneur qui ne leur est pas deu, vous approuverez sans doute que je me dcjjende esgallement, et de ceux qui vou- droient inoster quelques unes des Expériences que je vous donne icy, et que je vous promets dans le traicté entier, puisqu'elles sont de mon invention, et de ceux qui voudroient m'attribuer celle d'Italie, dont je vous ay parlé, puisqu'elle n'en est pas. Car encore que je raye faite en plus de façons qu aucun autre, et avec des tuyaux de 12. et mesmes de 15. pieds de long, neantmoins je n'en parleray pas seulement dans cet escript, parce que je n'en suis pas l'Inventeur, n ayant dessein de donner que celles qui me sont parti- culières et de mon propre génie. »

Voyez, Monsieur, s'il est possible d'expliquer plus clairement et plus nettement que je ne suis pas l'Auteur de cette Expérience d'Italie.

Mais afin que vous ne croyez pas que cette vérité aye esté tenue secrette, je ne dois pas vous taire que j'envoyay des Exemplaires de ce petit livret à tous nos Amis de Paris, et entre autres aux R. R. P, P. lesuites (qui certainement me font l'honneur de me traitter d'une manière tout autre que celuy de Montferrand). Quelques uns mesmes d'entr'eux pri- rent subjet d'en escrire* ; etleR. P. Noël, lors recteur

��I . Peut-être est-ce un de ces Pères Jésuites qui aurait publié nn écrit anonyme : Resolution des Expériences nouvelles touchant le Vuide, à Paris, chez Pierre Deshaves ; privilège du a4 mars i648.

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