Page:Œuvres de Blaise Pascal, IV.djvu/22

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eu l’occasion de citer précédemment se trouvent réunies au Supplément. Parmi les Œuvres de Jacqueline, nous avons jugé inutile de reproduire l’Image d’une Religieuse parfaite et les Occupations intérieures, qui lui ont été attribuées avec cette mention qu’elle n’aurait fait qu’écrire sous la dictée de la Mère Agnès (Vide infra t. vii, p. 85, n. I).

Nous avons procédé par voie de conjecture pour dater, en les rapprochant, la lettre du chevalier de Meré à Pascal, et les fragments sur l'Esprit géométrique (nos CXLIII et CXLIV, t. ix, p. 209 et suiv.) ; il nous a paru vraisemblable qu’ils étaient de la période 1658-1659, qui précède immédiatement les dernières années de maladie, et où Pascal passe de la polémique religieuse et de la controverse mathématique à l’élaboration de l’Apologie.

Il reste un certain nombre d’opuscules, tels que l’Abrégé de la Vie de Jésus, la Comparaison des chrétiens des premiers temps avec ceux d’aujourd’hui, la Conversion du pécheur (et l’attribution à Pascal de ce dernier opuscule est elle-même matière de discussion), pour lesquels tout indice objectif d’une date déterminée fait défaut ; nous les avons publiés à la fin de notre édition, comme des écrits posthumes qu’il y aurait lieu de rapprocher des Pensées tirées du manuscrit n° 9202 de la Bibliothèque Nationale. Nous avons agi de même à l’égard des écrits, nombreux et pour la plupart inachevés, qui nous sont parvenus sur les problèmes de la grâce. Quelques rapprochements de textes nous induiraient à l’hypothèse que Pascal a rédigé ces pages à l’époque où il travaillait au Cinquième Écrit des Curés de Paris ; mais nous n’avons pas voulu, sur un indice aussi faible, préjuger la question importante de savoir si les recherches et les réflexions de Pascal sur la grâce étaient antérieures ou postérieures aux dernières Provinciales.