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VII
INTRODUCTION

ment délicates et difficiles qui sollicitaient sa curiosité. Toutefois, la mort[1] l’empêchait de mettre au jour cette édition de Villon qu’il méditait et à laquelle il avait travaillé pendant plus de vingt ans, laissant ses papiers et ses notes à M. Pierre Champion, avec le soin de poursuivre son œuvre interrompue. Ce dernier s’acquittait de ce pieux devoir en revisant ces notes, et les mettant au point, en les complétant et en en augmentant sensiblement le nombre dans cette publication : François Villon, sa vie et son temps (2 vol. in-8, Paris, 1913), dont l’Appendice (t. II, p. 295-398) abonde en documents relatifs à la biographie des personnes mentionnées dans les vers du poète. Mais, en dépit de ces importants travaux préparatoires, la biographie de Villon présente encore de nombreux problèmes que l’absence de renseignements empêche de résoudre, et de grandes lacunes qu’il est impossible de combler par suite de notre ignorance de certains faits passés en de certaines conditions, et qui nous échappent. Force nous est donc de recourir aux hypothèses, mais on sait la prudence que réclame leur emploi et la circonspection qu’elles exigent.

Les poésies de Villon n’atteignent pas 3 000 vers ; elles en comptent exactement 2 952 (Lais, 320 ; Testament, 2 023 ; Diverses, 609), et, si l’on y ajoute les ballades en jargon rejetées ici en Appendice (219), on arrive au chiffre de 3 171 vers. Mais, comme

  1. 17 février 1909.