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Page:Œuvres de Louise Ackermann.djvu/62

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XIII

DEUX VERS D’ALCÉE

Ἰόπλοχ’ ἁγνά μειλιχόμειδε Σαπφοῖ,
Θέλω τι ϝεἰπñν, ἀλλά µε κωλύει αἰδώς.
Alcée.

Quel était ton désir et ta crainte secrète ?
Quoi ! le vœu de ton cœur, ta Muse trop discrète
Rougit-elle de l’exprimer ?
Alcée, on reconnaît l’amour à ce langage :
Sapho feint vainement que ton discours l’outrage,
Sapho sait que tu vas l’aimer.