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ACTE PREMIER.

Je prétends qu’elle soit heureuse ; elle ne peut l’être qu’avec vous ; elle le sera.


LE COMTE.

Tais-toi ! tu mériterais qu’on te livrât à la justice !


BIRBONE.

Oh ! la justice me connaît. Mais connaître les gens et les prendre sont deux. D’ailleurs, monsieur le comte n’est pas homme à vendre un pauvre garçon qui se donne à lui.


LE COMTE.

J’aime mieux être ton délateur que ton complice.


CRIS DANS LA COULISSE.

Vive monsieur le baron !


BIRBONE.

Allez donc me dénoncer à M. del Grido : le voici ! (Il remonte le théâtre.)


CRIS.

Vive monsieur le baron !


BIRBONE, regardant.

Excellence ! il me semble que je le connais… Assurément, je l’ai rencontré quelque part.


LE COMTE.

Que m’importe ?


BIRBONE.

A-t-il un frère ?


LE COMTE.

Je n’en sais rien.


BIRBONE.

S’est-il toujours appelé del Grido ?


LE COMTE.

Cela ne te regarde point.


BIRBONE.

Si ce n’est pas mon homme, c’est son proche parent… Je suis de Naples ; j’irai le voir demain.


LE COMTE.

J’irai avant toi, et je te jure que je le mettrai sur ses gardes.