Page:About - La Question romaine.djvu/74

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Allez chercher un séminariste à Saint-Sulpice, décrassez-le convenablement, faites-le habiller chez Alfred ou chez Poole, attachez-lui quelques bijoux de Mortimer ou de Castellani, enseignez-lui un peu de musique et d’équitation : vous aurez un prince romain qui vaudra bien les autres.

Vous supposez peut-être que des gens élevés à Rome, au milieu des chefs-d’œuvre, s’intéressent aux arts et s’y connaissent un peu : détrompez-vous. Celui-ci n’est jamais entré au Vatican que pour faire des visites ; celui-là ne connaît sa galerie que par les rapports de son intendant ; cet autre n’avait jamais vu les catacombes avant d’être nommé pape. Ils professent une ignorance élégante, de bon goût, et qui sera toujours de mise en pays catholique.

J’en ai dit assez sur le cœur, l’esprit, l’instruction de la noblesse romaine. Un mot sur les revenus dont elle dispose.

J’ai sous les yeux une liste que je crois authentique, car je l’ai copiée moi-même en bon lieu. Elle comprend les revenus nets disponibles des principales familles de Rome. J’en extrais les chiffres les plus imposants :

Corsini 
 500 000 francs. XXXXX
Borghèse 
 450 000 francs. XXXXX
Ludovisi 
 350 000 francs. XXXXX
Grazioli 
 350 000 francs. XXXXX
Doria 
 325 000 francs. XXXXX