Page:Adam (Lamber) – Païenne, 1883.djvu/22

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


tremblé en faisant ce dessin, ou si le temps, de ses dents ébréchées, avait rongé les lignes pures.

« Sombre, avec ses bases puissantes, la montagne noire s’élevait dans le ciel à mesure que le soleil descendait.

« Mes yeux fixent l’astre à son déclin, et je le vois répandre sa lumière, soit en flèches, soit en globules. Les flèches dansent, retenues autour de la face brillante, mais les globules semblent tomber de ses lèvres.

« Signes divins, ces globules forment des caractères enchevêtrés, qu’Apollon n’a point encore appris à lire aux hommes nouveaux, et que seule, peut-être, depuis les âges sacrés de la Grèce antique, je commence à déchiffrer.

« La nappe d’azur du ciel s’émiette, poudroie, les cyprès s’entourent d’une buée d’ombre et se gonflent. Le Luberon blan-