Page:Adam (Lamber) – Païenne, 1883.djvu/25

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qu’au milieu de mes aventures je n’avais sauvegardé que ma passion de l’idéal, et que celle-là seule me paraissait digne de vous. Mais vous êtes assez noble pour tout purifier d’un regard. N’êtes-vous pas la beauté divine, la poésie ? Vous qui donnez une âme à toutes les formes, à toutes les choses, donnez la vie à mon adoration !

Ô païenne, ce n’est point l’amour mystique, subtilisé, ni le sentiment quintessencié, éthéré, ni la passion abstraite, affinée par cent générations littéraires, qu’il faut vous peindre et dont un adorateur doit vous faire hommage ; c’est l’amour divinement humain, puisé aux sources de la simple et grande nature. Mais je ne sais rien de celui-là, madame, parlez-m’en. Voyez ce qu’un seul mot a transformé ou plutôt renversé d’idées en moi. Dites qui vous êtes :