Page:Adam (Lamber) – Païenne, 1883.djvu/26

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femme ou nymphe ? On ne connaît rien de vous autour de vous.

Permettez que je vous aime. Laissez-moi vous dire un dernier chant de Pétrarque. Celui-là ne pleure pas :

Non prego già, ne puote aver più loco,
Che misuratamente il mio cor arda ;
Ma che sua parte abbia costei del foco.



MADAME DE NOVES À GARDANNE

Qui je suis ? Personne encore ne m’avait posé cette question. Me l’étais-je seulement posée à moi-même ? Non. Qui je suis ? Je suis païenne. Voilà ce qui me distingue des autres femmes. Pourquoi suis-je païenne ? Je veux bien, mon grand ami, le chercher avec vous.

Je remonte le cours d’une existence dont