Page:Adam (Lamber) – Païenne, 1883.djvu/30

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GARDANNE À MADAME DE NOVES

Contez, contez, madame. Dites-moi quels chemins vous avez parcourus, pour que je vous y retrouve.

La nature ! Je n’ai jamais vu en elle, jusqu’à vos lettres, jusqu’à vous, que ce qu’un peintre y voit d’ordinaire : rien que des images, des formes. A-t-elle une personnalité ? Se révèle-t-elle à qui la scrute ? Se donne-t-elle à qui la cherche ? Est-elle mystérieuse ou simple ? Peut-elle répondre si on l’interroge, guider si on la consulte ? Ses forces doivent-elles être quelquefois rebelles ou toujours associées à l’homme ? Sont-elles tantôt résistantes et tantôt favorables à son action ? Peut-on indifféremment les dompter ou se les rendre bienfai-