Page:Adam (Lamber) – Païenne, 1883.djvu/34

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


time grandissaient dans des exercices communs. Nul ne me poussait à une croissance hâtive et je me développais sûrement. Ma jeunesse, je la vivais en moi, par moi, sans être tenue de la vivre dans la jeunesse de cent races, dans les erreurs, les caducités de cent sociétés mortes de vieillesse.

Mes idées étaient simples. Elles gravitaient sans effort dans les voies supérieures où l’on rencontre les dieux. Je ne voyais pas seulement avec les yeux, mais avec tout mon être. Il y a dans l’homme moderne des lumières éteintes, des sens atrophiés. Je pénétrai le secret des lois d’échanges avec la nature et mêlai mon individualité au grand tout.

Ce qui frappa le plus mon imagination fut le soleil. Il me parut l’expression la plus sensible du divin, celle qui prépare