Page:Adam (Lamber) – Païenne, 1883.djvu/39

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


répondez avec un joli sourire : « Vous êtes le plus corrompu des hommes. »

Moi aussi, madame, j’ai été un corrompu, mais je ne vous connaissais pas, je n’avais pas eu la fortune de contempler votre beauté, de découvrir la grandeur incomparable de votre esprit, d’adorer la bonté de votre cœur. N’avais-je pas le droit de mépriser les faux semblants de l’amour qu’on m’offrait, de dédaigner comme inférieures les femmes qui ne sont pas Mélissandre ?

Permettez que je vous écrive ce que vous lirez dans mes yeux, ce que je ne cesse de vous dire en pensée… Je vous aime !

Il me reste quatre jours encore sans vous voir. Mon impatience devient de l’angoisse. Ai-je peur de vous retrouver dans ce grand calme superbe, dans cette sérénité olympienne que je prenais pour de la hauteur,