Page:Adam (Lamber) – Païenne, 1883.djvu/85

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Cependant je veux te chanter mon amour, il faut que j’en note les rythmes, que j’en réentende les harmonies. Un mot apaise mon exaltation loin de toi, il se murmure à mon oreille, je le vois s’échapper de tes lèvres, je le balbutie et je le crie tour à tour : « J’aime ! »

J’admire en toi ton génie, et cette étrange beauté de l’homme, si inquiétante pour la femme. Tes yeux bleus profonds et sombres, je les aime, quoiqu’ils aient, à certains moments, les lueurs dantesques de ceux qui ont vu les cercles infernaux du mal et pourraient y rentrer. Ami, parfois j’ai la terreur de ton passé, et elle me donne un vague effroi de l’avenir.