Page:Adam - Le Serpent noir (1905).djvu/230

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·· LE SERPENT Nom 225 un certain temps d’étude, que, pour lui, d’ailleurs,` les crises ne se reproduiraient plus. ·— Laissez—lui le loisir d’étudier au moins les symp- tômes! — dit madame Hélène. — C'est que je préférerais partir avec Gilberte, plutôt que de la voir tomber malade à Belle-lle! —- riposta péremptoirement la belle-mère. · — Mais je ne veux pas partir... Je suis heureuse comme tout, moi! — déclara l’eni`ant. · r — Ce serait vraiment dommage de briser sa joie... Jamaisje n’ai vu·ma fille d`une si constante humeur, — allégua madame Hélène.

  • — Sauf quand elle pleure sans cause des matinées

entières... Et puis, navezwous pas remarqué les rou- geurs qu’elle a sur la peau? — Non... — L’air salin attaque parfois l’épiderme des en- fants arthritiques et nerveuses... ` C'était M“‘° G-oulven qui, sans quitter la flamme de la bouilloire, secondait ainsi froidement le cour- roux de M"‘° La Bevellière. Le docteur se récria, tout en se permettant de choir dans la mollesse du sable : — Ma chère, tu t’avances beaucoup... Le cas est assez rare... On ne l’ajamais bien constate... — Yvonne veut jouer à la doctoresse : elle est tout à fait amusante! — jugea M‘“" Helene. Et sa voix sifllait. ltl¤*° G-oulven sourit, de ses petites dents jaunes, de ses lèvres éternellement gercées. Elle réunit ses cils courts pour discerner mieux la belle cousine insolente. Mm La Revelliere soutint qu’à vivre avec son mari comme elle vivait, Yvonne avait du ramas- ser quelques notions médicales. _Goulven le concéda. · 13.