Page:Adam - Mémoires des hommes du temps présent, paru dans Le Figaro, 10 septembre 1893.djvu/12

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George Sand jeta sa cigarette, tourna autour de la table et me tendit les bras.

Je m’y jetai avec une tendresse filiale à laquelle, encore à cette heure, je suis demeurée pieusement fidèle.

Après notre effusion, très confiante, je lui parlai de ma brouille avec Mme d’Agoult. Ne sachant pas encore que ma pauvre amie eût été conduite chez le docteur Blanche, je contai la scène violente qui avait eu lieu entré nous.

Mme Sand m’écouta, me questionna et me dit qu’elle trouvait là quelque chose d’incompréhensible.

Nous parlâmes alors de moi et je sentis sur l’heure combien ma grande amie me serait bienfaisante.

Ah ! si je pouvais redire, et bien redire, tout ce qu’il y avait de délicatesse