Page:Adolphe Orain - Contes du Pays Gallo.djvu/43

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du dragon que celui-ci roula par terre.

L’animal n’était cependant qu’étourdi. Il se releva et poussa un gémissement terrible qui fit retentir tous les échos du bois.

Louis, plus mort que vif, ne lui laissa pas le temps de se remettre, et, le frappant une seconde fois, il le fit retomber baigné dans son sang. Les coups se succédèrent avec tant de rapidité que le monstre finit par rendre le dernier soupir.

Il était temps, car le pauvre garçon, à bout de forces, le corps couvert d’une sueur, froide, perdit connaissance et s’affaissa près de sa victime.

Lorsqu’il revint à lui, il faisait nuit, et il était trop tard pour quitter ces lieux. Tout à coup il entendit le son de plusieurs clochettes, et quel ne fut pas son étonnement en voyant venir sept magnifiques vaches, au poil luisant, d’une taille extraordinaire et qui, habituées sans doute à être amenées là, chaque soir par la fée, arrivaient d’elles-mêmes chercher un abri.

Le jeune garçon, qui n’avait rien mangé depuis le matin, se mit à les traire dans une