Page:Adolphe Orain - Contes du Pays Gallo.djvu/71

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le recouvrit et le replaça tel qu’il était, puis s’en alla sangloter au coin de son foyer.

Pendant que Jérôme et sa femme étaient abîmés dans leur douleur, la fée était entrée à son tour dans la cabane et les contemplait en silence.

— Eh bien ! leur dit elle, avez-vous tenu vos promesses et vos serments ?

— Oui, dit la femme, allez voir le pot, nous n’y avons pas touché. Elle croyait ainsi tromper la fée.

— C’est faux ! reprit celle-ci. Vous n’avez pu vaincre votre curiosité, et par votre faute vous voilà pauvres comme par le passé. Souvenez-vous de la conversation que vous teniez lorsque je vous parlai pour la première fois, et voyez, Gertrude, s’il vous appartient d’accuser votre première mère ?