Page:Adolphe Orain - Contes du Pays Gallo.djvu/70

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Ces réflexions étaient faites dans le but de décider Jérôme à découvrir le fameux pot ; mais elle ne réussit pas. Furieuse, elle n’y tint plus. « Je deviens folle, mon Dieu ! s’écria-t-elle ; ma vie n’est plus supportable ! j’aime mieux voir disparaître nos pièces d’or et travailler comme je le faisais autrefois que d’endurer de pareils tourments. »

Elle s’habilla à la hâte et courut vers la roche. Elle y pénétra sans hésitation et se mit à gratter la terre avec rage pour découvrir le pot.

Jérôme qui l’avait suivie ne chercha pas à l’en empêcher.

Lorsque le vase fut débarrassé de la terre qui l’entourait, elle l’arracha violemment et le renversa sur le sol.

Un cri de surprise leur échappa à tous les deux.

Au lieu du trésor qu’ils convoitaient ils virent de la cendre et des os calcinés.

Les malheureux se mirent à pleurer, car l’or avait déjà disparu de leur bourse. Gertrude remplit le pot de son contenu,