Page:Adolphe Orain - Contes du Pays Gallo.djvu/80

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.

tendre, et une montagne, s’élevant à une hauteur prodigieuse, sépara la fée des voyageurs.

Ceux-ci ne tardèrent pas à faire leur entrée dans la capitale d’un royaume, où ils n’avaient plus à craindre leur ennemie.


IV

— Comment allons-nous vivre ? demanda Jean à la jument noire. Nous sommes partis si précipitamment que j’ai oublié ma bourse.

— Enlève les fers qui sont sous mes pieds et qui sont en or. Tu iras les vendre, et le prix que tu en obtiendras suffira à nos besoins pendant longtemps.

Jean trouva un orfèvre qui ne le vola pas trop, et ils purent ainsi, lui et sa bête, vivre tranquillement sans se préoccuper de l’avenir.

Dans une de leurs promenades, la jument fit remarquer à son cavalier qu’il ne pouvait rester à rien faire, que l’ennui s’emparerait de lui. « Tu as reçu de l’instruction, ajouta-t-elle, tu es bien de ta personne, il faut aller offrir tes services au roi. »