Page:Adolphe Orain - Contes du Pays Gallo.djvu/88

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L’aigle lui donna une de ses plumes, l’assurant que, lorsqu’il serait fatigué de marcher, ou qu’il voudrait s’élever dans l’air, il lui suffirait de mettre cette plume dans sa bouche et de s’écrier : « Salut au roi de l’air », pour être immédiatement changé en oiseau.

La fourmi lui remit une de ses pattes, en déclarant qu’en agissant de la même façon que pour le poil et la plume, il deviendrait une fourmi pouvant se glisser partout, sans attirer l’attention de personne, et même, par cette métamorphose, échapper à tous ses ennemis.

Avant de prendre congé de ses nouveaux amis, le prince leur demanda s’ils savaient où se trouvait la Montagne de verre.

Tous répondirent négativement. Toutefois, l’aigle ajouta : « Étant le roi de l’air, je vais convoquer tous mes sujets pour leur demander s’ils l’ont aperçue dans leurs voyages. »

Les oiseaux du ciel s’empressèrent d’accourir à l’ordre de leur souverain ; mais aucun d’eux ne put lui apprendre où